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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 83

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Chapitre 83

Chapitre 83

Chapitre 83/9191%~7 min de lecture1 302 mots

Grâce à l'obtention du riz, j'ai décidé de lever une nouvelle interdiction sur quelque chose que j'avais envie d'essayer mais que je n'avais pas osé entreprendre.

J'ai versé de l'huile dans une poêle profonde en mana-métal et l'ai fait chauffer sur le feu.

Pendant ce temps, j'ai découpé en tranches de taille appropriée la viande de sanglier carré (nom officiel : square boar) sortie du garde-manger, puis je l'ai panée dans l'ordre : farine, œuf battu, chapelure.

Bon.

Qu'est-ce que je suis en train de préparer, à votre avis ?

La réponse, c'est du tonkatsu !!

Enfin !!

Enfin, enfin !!

Notre terrain de pionniers a atteint le niveau de civilisation permettant de faire du tonkatsu !

Cuisine possible !

C'est pour ça que je l'ai fait, maintenant, tout de suite !

« C'est donc ça, la meilleure façon de manger la viande du square boar !? »

« J'en entendais parler depuis longtemps ! Tu nous as fait languir en faisant tout un mystère ! Ma patience était à bout !! »

Platy et Veil semblent tellement impatientes de goûter au tonkatsu qu'elles se sont postées juste à côté de la poêle et ne bougent plus.

Mais écartez-vous un peu, hein.

C'est dangereux si l'huile gicle.

Toutes les deux connaissaient l'existence du tonkatsu depuis qu'on avait commencé à cuisiner le sanglier carré, mais faute d'ingrédients et d'ustensiles, elles n'avaient pas pu en voir un vrai jusqu'à aujourd'hui.

Du coup, leur attente n'a fait qu'enfler jusqu'à ce jour.

Je commence à m'inquiéter : le goût du tonkatsu, porté à son MAX dans leur imagination, pourra-t-il vraiment être surpassé par la réalité ?

C'est là que ça a fini de frire.

Un tonkatsu, prêt à servir.

« « Ooh ! » »

Je le détaille d'un coup de couteau sec sur la planche, en morceaux bouchée.

Normalement, il suffirait d'ajouter du chou émincé en julienne pour compléter le plat, mais il y avait un problème.

Pas de sauce.

De sauce pour tonkatsu, à verser dessus.

C'est un indispensable, mais elle n'est pas encore au point.

Contrairement à la sauce soja ou au sucre, je ne maîtrise pas bien sa méthode de fabrication claire.

Je ne sais même pas trop quels ingrédients utiliser, alors ça en est resté au stade « pas touche » jusqu'à aujourd'hui.

Alors, on mange le tonkatsu sans sauce ?

Non.

C'est là qu'on ajoute une étape.

Je prépare un autre œuf !

Je mélange l'œuf battu et le tonkatsu, je fais mijoter le tout, et je le sers sur un grand bol de riz !

Tada !

C'est un katsudon !

On peut dire que c'est l'une des formes ultimes qu'on atteint en poussant la cuisine du porc à son paroxysme.

J'ai défriché des rizières, cultivé du riz, récolté le grain, et seulement alors ce plat est devenu possible.

Mangez.

« C'est déliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiciiiiiiiiiiiiieux !? »

« C'est quoi c'est quoi !? La viande du square boar peut avoir cette texture !? Le riz blanc imbibé du jus de cuisson est aussi délicieux, c'est toooooooooooooooooop !? »

Platy et Veil se jettent sur le katsudon en criant de joie.

Tant mieux si ça leur plaît.

« Mais… »

On en est arrivé à pouvoir faire du katsudon, chez nous.

J'ai l'impression que le chemin a été long.

Parce qu'il faut plein d'ingrédients.

Le riz et la viande de porc, ingrédients de base, bien sûr, mais pour faire le tonkatsu il faut œufs, farine, chapelure.

Même une fois le tonkatsu prêt, pour le lier à l'œuf il a fallu du bouillon, de la sauce soja, du mirin, des oignons…

… Le mirin, c'est un « truc qui ressemble à du mirin » que Gala Rufa a improvisé sur commande.

Pour savoir si on pourra produire le vrai, ça dépendra des recherches à venir.

Mais vu les résultats obtenus jusqu'ici, peut-être que notre terrain de pionniers a dépassé le stade où on l'appelait « terrain de pionniers ».

Dorénavant, disons…

« On l'appellera ferme, tiens. »

Une ferme qui peut subvenir à peu près à tout ce qui est nécessaire à la vie.

« La ferme du Saint, ça ! »

« C'est la ferme que dirige Maître ! Comme nom pour la distinguer des autres, c'est le top ! »

Ne coupez pas mon monologue, vous deux.

En plus vous avez des grains de riz collés sur les joues. C'était à ce point bon, le katsudon ?

La ferme du Saint.

… Hein.

Je n'aime pas qu'on m'appelle « Saint » avec un titre aussi pompeux, mais je suis peut-être arrivé au stade où je dois l'accepter.

Je n'ai pas le choix, je vais l'accepter.

Acceptons.

Non, en fait…

Cette journée s'est écoulée rien qu'à cuisiner pour tous les Batys et Puffas qui avaient accouru dès que l'existence du katsudon s'était répandue.

……………………

Bon.

Faisons le point sur ce qu'on a construit jusqu'ici, ici, à la ferme du Saint.

Les champs se sont pas mal étendus, et on y cultive toutes sortes de cultures.

Tomates, choux, pommes de terre, aubergines, carottes, daikons, concombres, oignons, maïs, soja, azukis, blé, orge, et j'en passe.

Récemment, on a créé des rizières pour cultiver le riz, et les travaux agricoles sont principalement assurés par une équipe de cinquante gobelins.

Ce sont des compagnons fiables, menés par Gobukichi et les siens, qui ont muté en brave gobelins.

Les cultures poussent à une vitesse phénoménale grâce à l'engrais hyper-poisson fait à partir de poissons-monstres, le B-nishin G, donc on peut récolter plusieurs fois par an.

Les récoltes sont stockées jusqu'à consommation, mais une partie est envoyée dans un autre service pour être transformée.

C'est la brasserie et la cave à saké que dirige Platy.

Chaque cave est gérée par les femmes-poissons Puffa et Gala Rufa. À la brasserie confiée à Puffa, on produit des condiments comme le miso et la sauce soja, ainsi que des conserves type takuan.

Le takuan est le plat favori du Sensei et du prince Arowana, donc c'est important.

La cave à saké est une installation dont la direction a été confiée récemment à Gala Rufa, très motivée, mais tout est encore au stade expérimental.

Pour l'instant, on avance sur la recherche pour brasser de la bière à partir d'orge ou de blé.

Au centre de la ferme se trouve le manoir où nous vivons, et Platy, Veil, les filles-poissons Puffa et les filles-démons Batys y habitent aussi.

On a fait des extensions à chaque augmentation d'habitants, et ça va probablement continuer à grossir.

Les monstres qui vivent avec nous logent dans un bâtiment à part, le dortoir des monstres, et c'est déjà une sacrée communauté.

Dans un coin du manoir, il y a une salle d'élevage pour un type de monstre qui crache un fil de haute qualité, une créature à la nature extrêmement proche du ver à soie.

C'est le travail des filles-démons Batys de confectionner des vêtements avec la soie de diamant de première qualité produite par ces vers-monstres, et le coton obtenu du cotonnier cultivé dans les champs.

Vraiment, c'est une chance qu'elle ait du talent de ce côté-là.

Même avec mon « Porteur Suprême », je ne peux pas faire de beaux vêtements, moi qui n'ai aucun sens esthétique… !

À côté de l'équipe gobelins, l'autre armée de monstres : l'équipe orques, cinquante individus, s'occupe principalement de la construction.

Sans leur aide, on n'aurait pas pu bâtir le manoir ni creuser les canaux.

Récemment, ils ont même construit un grand four, ce qui permet de se lancer dans la poterie.

Quand il n'y a pas de chantier, on les envoie chasser dans le donjon, ce sont des gars sur qui on peut compter.

Mais bon, je vais sûrement bientôt avoir envie de construire un nouveau truc, et ils devront ressortir leurs marteaux.

Bon.

Qu'est-ce qu'on fabrique ensuite ?

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