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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 475

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Chapitre 475

Chapitre 475

Chapitre 475/59180%~8 min de lecture1 592 mots

L'Artil et moi avons reçu, tous les deux, un coup de poing d'Okura-san.

« Ça fait mal !? »

« Han !? »

Des cris bizarres nous sont échappés, tant ça faisait mal.

Bon, si Okura-san avait frappé sérieusement, notre tête se serait enfoncée dans notre buste, donc il a dû retenir son coup de façon incroyable.

« Je vous ai dit de fuir si ça devenait dangereux ! Pourquoi vous êtes-vous lancés avec autant d'entrain !? »

Voilà pourquoi Okura-san était en colère.

« Si l'un de vous deux avait eu un pépin, qu'aurais-je pu dire à la Sainte, au Maître ou à vos parents ! J'en étais au point de devoir me faire hara-kiri pour m'excuser ! Aiguisez votre jugement ! Sachez identifier le moment de vous retirer ! »

« Désolés ! »

Pendant ce temps, les camarades accourus au bruit procédaient au démontage des Square Boars.

Il y en avait un nombre insensé, donc ça devrait suffire pour reconstituer nos stocks de viande.

« M-Mais on n'a pas pu fuir, on était dans une situation où c'était impossible… »

« Les Square Boars courent plus vite qu'un humain, et à part les affronter, il n'y avait pas de moyen de survivre… »

Tandis que l'Artil et moi nous justifiions désespérément, côte à côte, Okura-san lâcha une remarque franche.

« Il suffisait de grimper à un arbre. »

« Hein ? »

« Les sangliers ne savent pas grimper aux arbres. Je vous ai déjà dit que se mettre à l'abri et attendre que ça passe était la meilleure option, non ? »

……………

………… Apparemment, ça m'était complètement sorti de la tête.

Ah oui, en situation d'urgence, on finit par ne plus se souvenir de l'essentiel, hein ?

« … Wartina, Lartil, un point de pénalité pour chacun. »

« Oui… »

C'est ainsi que nous avons surmonté la crise.

…………

Nous avons écopé d'un point de pénalité, mais je pense que nous avons gagné un gros atout en survivant sains et saufs.

Une expérience importante.

Je passe devant, Lartil couvre l'arrière.

Avec cette configuration, on peut exploiter nos points forts respectifs, compenser nos faiblesses et mener un combat plus solide.

« Merci Wartina, grâce à toi je n'ai pas crevé. »

Il me l'a redit, une fois de retour à la ferme.

Laisse tomber.

« Pareil pour moi. Mais dis, tu ne trouves pas qu'on a bien réussi, tout à l'heure ? »

« Tout à l'heure ? »

« Moi je protège pour gagner du temps, et toi tu places ton gros sort. »

« Ah… »

Si ça marche bien, j'ai l'impression qu'on ne peut perdre contre personne.

Même si on obtient de la force grâce au renforcement corporel, les dégâts qu'un seul corps humain peut infliger restent limités.

Ça, on l'a bien compris en se faisant attaquer par une horde de bêtes.

Au final, pour avoir une capacité d'attaque étendue, de type anéantissement, rien ne vaut la magie des mazokus, et c'est ce qui manque à notre façon de combattre, nous les humains.

« Mais pour utiliser une magie puissante, il est absolument indispensable de s'assurer la marge pour réciter l'incantation. Tout à l'heure, c'est parce que tu m'as protégé que j'ai eu cette marge. Je n'ai jamais pu enchaîner des sorts ultimes aussi facilement en plein combat. »

« "Enchaîner", tu as mis des intervalles entre deux ! »

« C'est-à-dire que j'ai pu commencer la prochaine incantation sans temps mort dès l'activation du sort précédent ! »

Lartil, qui ruminais, a retrouvé de l'entrain.

Il ne parlera plus de rentrer au royaume des démons.

« Ah, au fait, j'ai cassé mon épée dans la montagne, moi ? »

« D'une manière à la fois incroyablement et lamentablement pathétique. »

« Oublie ça ! … Bref, je me suis préparé une nouvelle arme, mais… »

« Hein ? C'est ça ? »

C'était un bâton.

En tant qu'humain, je n'ai pas du tout accroché.

« Un bâton, ça compte comme une arme ? »

Et moi de demander.

Une arme, ça a d'abord une lame, sinon la discussion ne tient pas ; et même en admettant que ce soit une arme contondante, un métal plus lourd ne serait-il pas mieux ?

Pourtant, un bâton…

« Un bâton !! »

« Bon, un humain comme toi ne peut pas comprendre. C'est un "Magic Wand", un accessoire d'appoint pour lancer la magie. »

Hé ?

« On y incruste des gemmes ou des objets maudits pour obtenir des effets spirituels, ou on y grave des hymnes aux esprits pour approfondir la résonance avec un esprit précis. Comme ça, la puissance de la magie augmente. »

Culture incompréhensible.

« En gros, avec ça on utilise mieux la magie ? »

« Exact, on peut renforcer l'effet des sorts ou abréger l'incantation ! »

« Mais comme équipement, c'est pas un peu fragile ? »

Avec un bâton aussi fin, si je tape, c'est moi qui vais le casser, non ?

« Du coup, au combat, on compte entièrement sur la magie. On peut dire que c'est une façon de se battre déséquilibrée. Mais je pense que pour les mazokus de l'avenir, ce style sera le meilleur. »

L'expression de Lartil ne laisse aucune place au doute.

« Dans l'époque qui vient, les mazokus ne pourront absolument plus rivaliser avec les humains ni en force physique, ni au corps à corps. Alors plutôt que de combler ce en quoi on est inférieurs, mieux vaut affûter encore plus ce en quoi on excelle. »

« C'est pour ça que tu as changé l'épée contre un bâton… »

« Bien sûr, si on se fait entraîner au corps à corps, on s'effondrera d'un coup. Mais à ce moment-là, tu m'aideras, non ? »

Évidemment.

Désormais, ni mazokus ni humains ne sont ennemis.

L'ère où l'on coopère pour faire face au même ennemi arrive.

Différentes races, caractéristiques différentes, points forts et points faibles différents.

Si on se complète, il n'y aura sûrement plus d'ennemis sur terre.

« Les mazokus comme les humains vont changer radicalement. Celui qui lira ce changement jusqu'au bout sera celui qui se tiendra au sommet de la prochaine époque. Dans ce sens, nous sommes peut-être en ce moment même sur la ligne de front du changement, dans une position incroyablement favorable. »

« Alors, l'histoire de quitter la ferme, c'est mort ? »

« Bien sûr, je vais tester jusqu'où mon flair porte dans cet environnement trop béni. »

Ce ne sont pas les forts qui survivent.

Ceux qui résistent au changement d'époque et continuent de s'adapter fidèlement à l'environnement, ce sont eux qui survivent.

Cette vérité-là est, au final, bien plus proche de la réalité que la loi du plus fort.

Au terme de ses longs tourments, Lartil a réalisé ce qu'était la force.

« Je ne crois pas non plus que ma réponse soit la bonne. Parmi les autres élèves mazokus de la ferme, certains s'obstinent encore au combat rapproché en solo. »

« Vraiment ? »

« Ils bidouillent la magie pour le corps à corps, et demandent au Maître de leur concocter un système à activation instantanée sans incantation. D'autres essaient la méthode de renforcement corporel par mana vital. »

« Des mazokus ? »

La méthode de renforcement corporel puise dans le mana vital présent chez tout être vivant.

Puisque tout être vivant en possède, n'importe qui peut l'utiliser du moment qu'il a l'intelligence nécessaire pour exploiter son mana.

« C'est juste que les humains ont, par hasard, la quantité de base de mana vital la plus élevée. Il n'y a aucune règle qui interdise aux autres races de s'en servir. »

Même s'ils partent avec un handicap de base, les affronter avec la même méthode, c'est une défaite annoncée.

Pour aller plus haut, il faudra encore plus d'ingéniosité.

« Tout le monde explore de nouvelles formes. On est au même endroit, mais on ne se laissera pas distancer… ! Je cours jusqu'au bout, coûte que coûte… ! »

En voyant Lartil brûler de combativité, j'ai commencé à comprendre pourquoi les humains avaient perdu la guerre.

Nous, qui avons reçu le renforcement corporel et nous enivrons de sa puissance.

Mais ça ne suffit pas.

Se contenter de recevoir et d'en être satisfait.

Si on veut devenir fort, si on veut monter, il faut évoluer.

Réfléchir soi-même à ce qu'on doit faire, avancer sur ses propres jambes.

Ceux qui en sont incapables, même s'ils bénéficient d'un vent favorable et avancent en restant assis, le vent finit par tomber.

Sans vent, ils ne font que rester plantés là, et se font dépasser par ceux qui avancent sur leurs propres jambes.

« Par des types comme eux… ! ? »

Pour l'instant, on a l'avantage grâce aux nouvelles techniques apprises du Maître, mais si on continue comme ça, on perdra à coup sûr, et vite.

On se fait avoir au moment où l'on croit avoir gagné.

C'est pour ça que les mazokus sont terrifiants.

« Moi aussi, je vais chercher désespérément. L'avenir nouveau des humains. Même si ce n'est pas mon genre. »

« Humains et mazokus, faisons de notre mieux ensemble. »

On se serre la main.

Ce qu'on gagne en cet endroit est réellement considérable.

…………

Au fait…

Au tout début de cette histoire, il y avait un mazoku et une humaine qui se disputaient.

Vous vous souvenez ?

Apparemment, ils sortent ensemble.

Ils s'engueulent à fond en public, et flirter en cachette les fait monter en flèche.

C'est relou.

Explosez.

Explosez.

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