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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 18

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 18

Chapitre 18

Chapitre 18/9120%~6 min de lecture1 110 mots

Le feu est indispensable pour fabriquer des produits métalliques comme le fer.

Pour faire fondre les minerais et les forger.

C'est pourquoi j'ai décidé de construire un fourneau, une installation permettant d'utiliser le feu nécessaire à la fabrication d'objets en métal de façon sûre et efficace.

Cela dit, pas besoin d'un fourneau si grand que ça.

Les minerais extraits du sous-sol doivent d'abord être soumis à une chaleur intense pour en éliminer les impuretés et les raffiner en métal pur utilisable pour des produits, et si une telle étape est requise, un four plus grand devient nécessaire.

Mais le manamétal que nous allons travailler désormais est un métal fantastique né de la condensation de mana dans les donjons.

Il serait déjà pur à 100 % dès le départ, sans aucun besoin de raffinage.

D'autant plus raison de l'exploiter.

Jusqu'ici, en menant ma vie de pionnier, j'ai plusieurs fois eu envie de tenter telle ou telle chose mais ai dû reporter à plus tard faute d'outils adaptés, ce qui m'a laissé un goût d'inachevé.

Et ce qui manquait le plus souvent dans ces moments-là, c'étaient des objets en fer.

J'ai bien pensé à retourner à la capitale royale pour en acheter, mais la capitale se trouve à un mois de route aller simple, et en plus j'ai oublié par quel chemin y revenir.

Surtout, une fois qu'on a commencé la vie de pionnier, on n'a pas envie de retourner à la capitale et de se retrouver mêlé à ces gens-là.

J'ai un mauvais pressentiment.

Donc cette option est écartée définitivement.

Quoi qu'il en soit.

Pour améliorer ma vie de pionnier à venir, un approvisionnement stable en produits en fer est inévitable.

C'est un défi que je remettais à plus tard en me disant « un jour il faudra s'y mettre », et c'est maintenant que j'y mets le paquet.

……………

Voilà pour la construction du fourneau.

J'ai ramassé des pierres de taille convenable, les ai empilées, puis comblé les interstices avec de l'argile pour solidifier le tout.

En donnant une forme de dôme, le fourneau est pour l'instant terminé.

Disons que c'est un prototype ; je compte m'appuyer sur cette expérience pour en construire ensuite plusieurs de plus grands et plus fonctionnels.

Pas seulement des fourneaux pour la forge, mais aussi pour la cuisine, la carbonisation, la poterie : ce serait chouette de pouvoir tous les faire.

Mon imagination s'emballe, mais pour l'instant place à la ferronnerie.

J'ai tout de suite fourré du bois de chauffage dans le fourneau rudimentaire terminé et mis le feu.

Ça a brûlé bien plus vigoureusement que prévu.

J'ai aussi essayé d'y mettre un combustible fabriqué par Platy, en plus du bois ; c'est ça qui a fait l'effet ?

Quand je lui ai demandé ce qu'elle avait utilisé comme ingrédient, elle m'a répondu que c'était des piments cultivés dans le champ d'épices, auxquels elle avait ajouté de la magie.

C'est fort, le piment.

La température est montée suffisamment, alors j'y ai mis le manamétal découpé en morceaux de taille appropriée pour le chauffer.

Comment je l'ai découpé ? Avec l'épée sacrée.

Même le manamétal, devant l'épée sacrée, c'est comme de la crêpe ; l'épée sacrée que je croyais inutile a encore brillé, non sans m laisser un sentiment amer.

J'ai frappé le manamétal chauffé au marteau pour lui donner forme...

Et ce qui est sorti, c'est...

« Une poêle ! C'est fini ! ! »

C'était une poêle.

En fait, je voulais une poêle depuis toujours ! !

Depuis mon arrivée dans ce monde, le seul ustensile de cuisine que je possédais était une petite marmite polyvalente.

Quand j'ai fait mes emplettes à la capitale, je pensais que ça suffirait, mais plus la vie de pionnier s'allongeait, plus j'avais envie d'élargir mon répertoire culinaire, et plus je désirais toutes sortes d'ustensiles.

Du coup, le tout premier objet en métal que j'ai fabriqué une fois capable d'en produire, c'était cette poêle.

En plus en manamétal.

Pour tester ses performances sur-le-champ, j'ai mis le feu à la poêle en manamétal à peine terminée.

J'ai mis de l'huile, bien chauffé, puis j'ai découpé et balancé dedans plusieurs légumes de mon champ.

Assaisonné sel, poivre...

« Légumes sautés ! C'est fini ! ! »

C'est un plat plutôt simple, mais c'est la nouvelle étape de la cuisine sautée qui succède au rôti et aux plats mijotés.

Ma vie de pionnier vient de s'élargir ici.

« C'est bruyant. Tu fais quel bordel ? »

Platy, qui était enfermée dans sa pièce à préparer des potions magiques, arrive.

« ... Dis donc, ça sent bon ? Quoi ? Un nouveau plat ? Je mange, je mange. Si t'as utilisé ces légumes délicieux, quoi que tu fasses c'est bon, non ? Montre-moi ? »

Platy croque dans du chou qui a ramolli à la cuisson.

« Déééééééélicieux ! ! ? »

Une réaction théâtrale arrive.

« C'est quoi ça, c'est bon ! ! Super méga bon ! Les légumes étaient déjà bons rien qu'en les croquant crus, et juste en les cuisinant ils deviennent deux fois meilleurs ! ? Maître ! Tu es qui ! ? Pouvoir faire une cuisine aussi délicieuse, tu es qui ! ? »

« Je suis honoré que ça vous plaise. »

Moi qui, grâce à l'effet « Porteur du Suprême », deviens un cuisinier pro dès que je tiens un ustensile de cuisine.

Mais cette fois, en plus de ça, l'outil était bon.

Cette poêle en manamétal conduit la chaleur mieux que le fer ordinaire, sans jamais surchauffer, comme si elle comprenait mon intention et m'aidait à cuisiner.

Pourtant, juste après avoir fait un plat gras, rien n'a accroché et la graisse est partie avec un simple coup de frottoir.

Si c'est ça l'effet du manamétal, c'est bien un métal de rêve.

Je ne peux que remercier le Maître qui me l'a donné en cadeau.

« ... Mais quand les outils sont là, on a envie d'en utiliser encore plus, c'est la nature humaine. »

Avec les ingrédients sous la main — seulement des légumes —, le menu finit fatalement par être limité.

L'huile utilisée pour la cuisson, c'était de l'huile de poisson produite en sous-produit quand Platy faisait de l'engrais de poisson, pas du tout adaptée à la cuisine.

Platy a mangé avec joie, mais moi, de ce côté-là, je suis insatisfait.

Finalement, l'huile, je veux la tirer d'une plante ou d'une bête.

« ... Bon. »

J'ai pris ma décision.

« Pour faire une cuisine encore plus bonne avec cette poêle, je retourne dans la montagne. Et je vais chasser plein de bêtes de la montagne pour avoir de la viande ! ! »

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