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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 1100

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Chapitre 1100

Chapitre 1100

Chapitre 1100/118193%~9 min de lecture1 721 mots

Je suis Cory, aventurier de rang S.

L'affaire actuelle a mis au grand jour le fait que je suis encore un jeune poussin en tant qu'aventurier de rang S.

Manipulé par un homme de pouvoir retors, je me suis disputé avec des gens qui partageaient le même objectif, et nous avons failli nous effondrer complètement à cause de notre division interne.

Grâce à l'intervention de la Sainte, nous avons réussi à nous en sortir, mais le simple fait d'avoir dû déranger la Sainte constitue déjà une faute grave.

Quand j'ai rapporté le fin mot de l'histoire, j'ai reçu une lettre de remontrance de Silver Wolf-san au siège de la Guilde.

Elle était longue comme le bras : quarante-quatre pages de papier manuscrit.

De mon côté, j'avais pensé rendre mon titre de rang S pour expier ma faute, mais on me l'a refusé.

« Plutôt que de te retirer lâchement, rachète ton honneur en menant cette quête à bien jusqu'au bout », m'a-t-on dit.

Mon respect pour Silver Wolf-san, qui accorde une vraie chance à celui qui a échoué, n'a fait que grandir.

D'ailleurs, la semonce portait uniquement sur mon incapacité à commander mes camarades sur le terrain ; la cause profonde résidait dans les manœuvres politiques des bureaucrates.

On m'a même présenté des excuses au nom de la Guilde pour n'avoir pas su percevoir leurs arrière-pensées et les empêcher d'atteindre le terrain.

Bref, maintenant qu'il n'y a plus d'obstacles, tout tourne rond.

Ça marche même de manière驚くほど順調.

Le plus grand changement, c'est que la rancœur avec les démons a disparu, nous permettant d'avancer les travaux de concert.

Depuis que nous entrions en collision avec leur groupe de pionniers, plus de la moitié de nos ressources y étaient absorbées.

Depuis la réconciliation, ce gouffre a disparu et, qui plus est, la coopération apporte un surplus : l'efficacité a bien plus que doublé.

Comme l'eau retenue par un barrage qui se met à déferler avec une violence inouïe dès que les vannes s'ouvrent.

Nos travaux de pionniers avancent à une allure folle.

Bien sûr, ce n'est pas parce qu'on peut coopérer que l'efficacité devient infinie ; le facteur qui a le plus contribué à cette amélioration, c'est sans conteste la Sainte.

Elle a médité entre nous qui nous battions bêtement, mais au lieu de repartir tout de suite, elle est restée sur place pour nous diriger.

C'est une aide inattendue et précieuse, surtout quand les intérêts des humains et des démons s'entrechoquent : avoir un tiers qui tranche équitablement change tout.

Sans sa présence continue, nous aurions sans doute recommencé à nous quereller pour un rien, jusqu'à une nouvelle bagarre générale.

C'est uniquement grâce à son autorité qu'elle a su tout contenir.

Mais ce n'est pas seulement son charisme ou sa personnalité : le fait qu'elle *soit* la Sainte compte tout autant.

Qu'est-ce que je veux dire par là ?

Les pionniers venus ici sont, côté humain, des aventuriers… et côté démons, des explorateurs : deux métiers qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau.

Tous deux poursuivent les mystères que ce monde n'a pas encore révélés.

Pour des gens comme nous, la Sainte qui vit cachée quelque part dans le monde fait aussi partie de ces énigmes à traquer.

Certains y consacrent toute leur vie.

Une telle Sainte, quand on la voit de près, on en reste saisi, on en est ému.

Bref, on ne peut pas garder son calme.

La voir de ses propres yeux est déjà incroyable ; si elle vous adresse la parole, vous en bondissez.

Naturellement, l'idée de lui résister ne vous effleure même pas : on finit par obéir docilement à ses instructions.

C'est ça, le pouvoir de la renommée ?

Moi, simple aventurier de rang S, je suis loin derrière.

Pas seulement nous : pour les explorateurs côté démons aussi, l'existence de la Sainte est immense.

J'ai remarqué que leurs yeux brillaient quand ils la regardaient.

Jusqu'ici, je considérais les explorateurs comme une version cheap des aventuriers, mais je me suis mis à me demander quel genre de professionnels ils étaient vraiment.

Comme on mange souvent ensemble le riz du chaudron et qu'on boit un coup après le boulot, il n'était pas difficile de leur poser la question.

« Les explorateurs ! Ce sont ceux qui débusquent la romance du monde !! »

Comme je lançais le sujet pendant une beuverie, le ton était passablement éméché.

Celui qui m'a répondu, c'est Racha Leones, l'homme qui se tenait en première ligne lors de notre affrontement.

Justement parce qu'il était en tête, je le respectais d'un cran, et je pensais que sa parole valait foi.

Savoir jauger la valeur d'un homme d'un coup d'œil est une capacité cruciale pour un aventurier de rang S.

« Les explorateurs sillonnent les sept mers en tous sens, et leur mission est de percer les grands mystères qui se trouvent au-delà ! Pour ça, on traverse les océans dans tous les sens !! »

Hé, la mer.

Apparemment, les explorateurs ont fait de la mer leur terrain de chasse principal.

Et la terre ferme, alors ? L'exploration et la gestion des donjons ?

« S'occuper des donjons, c'est le boulot de l'armée du Roi Démon. »

Je vois.

Au pays des démons, l'État gère les donjons de front, du coup les rêveurs que sont les explorateurs ont tourné leur regard vers le large.

Au Royaume des Hommes, la gestion étatique était laxiste, c'est pour ça que les aventuriers sont nés comme entraide civile.

C'est marrant de voir comment l'environnement national change la façon d'être des romantiques.

Les aventuriers reposent sur deux piliers : la romance de dénicher des trésors que nul n'a jamais vus, et l'esprit d'entraide pour se protéger soi-même puisque l'État n'est pas fiable.

Ces deux piliers ont fait prospérer le milieu des aventuriers.

Les explorateurs, eux, s'élancent sur les océans avec la romance pour unique moteur, brûlant de découvrir l'inconnu.

Par exemple… la Sainte.

« Et parmi eux, moi, Racha Leones, je suis connu comme le numéro un de la recherche de la Sainte ! Après tout, je suis le seul dans tout le milieu des explorateurs à avoir vu une Sainte de mes propres yeux !! »

Hein ?

C'est celui d'il y a peu ?

« Pas du tout ! J'en ai croisé une bien avant qu'elle ne descende sur cette terre pionnière ! C'était… oui, ce jour-là aussi, j'étais en pleine mer, enveloppé par mon partenaire, le Sanimelda-go… »

Il se met à raconter.

« On était pris dans un calme plat, situation désespérée. Écoutez bien : en navigation, ce qui fait le plus peur, ce n'est pas la tempête ni le tsunami, c'est le calme plat. Sans vent ni vagues, le bateau n'avance pas, on est cloué sur place. »

En attendant, le temps passe, et les vivres et l'eau embarqués s'épuisent en pure perte.

Dans l'attente d'un souffle de vent, rien ne change, et cette attente ronge l'esprit.

« Ce jour-là, le calme plat a duré plus longtemps que jamais, nos forces étaient à bout. Les vivres touchaient au fond, il ne restait que deux issues : finir en poisson séché ou perdre la tête et se jeter à la mer. »

Les deux sont des impasses.

Mais ça montre à quel point une mer sans vent est un enfer.

Qu'est-ce qui est le plus désespéré : s'égarer dans un donjon, perdre armes et armures et ne plus savoir comment rentrer, ou ça ?

« J'ai faibli, me disant qu'en crevant vite, ma viande ferait survivre l'équipage. C'est là qu'est apparu un dieu sauveur… non, une Sainte salvatrice. »

Entrée en scène de la Sainte.

La Sainte serait apparue en plein océan, loin des terres.

Bien sûr, en pleine mer, même la Sainte ne peut pas se manifester à corps perdu.

Elle était sur un navire.

Mais ce navire…

« Tout était en acier ! La coque, l'intérieur, tout en acier blanc brillant comme un miroir ! Et c'était géant ! Mais le plus bizarre, c'est qu'il n'avait pas de voiles ! Sans voiles, on ne peut pas capter le vent, comment avance-t-on ? Pourtant, le navire d'acier de la Sainte filait sur l'océan comme s'il se moquait du vent. D'ailleurs, mon bateau ne bougeait pas d'un millimètre à cause du calme plat, la preuve que le vent n'avait rien à voir !! »

Racha Leones-san déverse tout d'une traite, comme s'il revivait l'excitation de l'époque.

Ça a dû être un choc terrible.

Précisément parce qu'il connaît les lois de la mer sur le bout des doigts, il a réalisé que tout était hors norme, et il en a été frappé.

« Au final, on a été remorqués par le navire de la Sainte, ce qui nous a sortis de la zone sans vent et nous a permis de rentrer sains et saufs. Sans cette rencontre, je ne serais pas en vie ici aujourd'hui. »

Cette aisance à raconter…

Il a dû répéter cette histoire à chaque personne qu'il croisait.

« Depuis ce jour, retrouver la Sainte est devenu mon but de vie ! La revoir et lui faire expliquer le mystère de ce navire d'acier, coûte que coûte ! C'est pour ça que j'ai sillonné les mers à sa recherche !! »

Je vois, lui aussi court après la romance.

En y pensant, moi aussi, en tant qu'aventurier qui cherche la romance, je ressens une soudaine proximité.

Dans ce cas, pourquoi ne pas lui demander directement ?

Elle est juste devant nous, là, maintenant !

« Hum… enfin, moi aussi je l'ai pensé maintes fois, mais quand la situation se présente, j'ai comme une frousse… ! Est-ce qu'on a le droit de savoir si facilement ? Ou plutôt… »

En fin de compte, il n'arrive pas à étouffer le malaise de penser que la résolution d'un mystère devrait couronner maintes épreuves.

Je comprends, ce sentiment !!

Mais quand le mystère en personne est sous vos yeux, pas question de ne pas foncer !

Que des difficultés s'interposent ou non, la valeur du trésor ne change pas !

Allons-y !

« Hé, attendez !? Je ne suis pas prêt ! Uwââââââââh !! »

Et moi d'entraîner Racha Leones-san par la main pour foncer sur la Sainte.

Un aventurier, quoi qu'il arrive, avance toujours de l'avant, corps et âme !

La suite au prochain épisode !!

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