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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 11

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 11

Chapitre 11

Chapitre 11/9112%~6 min de lecture1 152 mots

« Le Ba-Nishin G est un monstre pisciforme, donc son corps contient beaucoup de mana. Et comme j'y ajoute de la magie en l'ajustant, il est normal qu'il soit des centaines de fois plus efficace qu'un engrais ordinaire ! »

Ce fut le premier instant où je me demandai si Plati n'était pas en réalité quelqu'un d'extraordinaire.

On ne peut pas rester hébété indéfiniment. Puisque les légumes sont mûrs, il faut les récolter.

Si on rate le moment optimal, le goût en pâtit d'autant.

Je presse Plati, qui a encore les yeux embrumés de sommeil, et nous nous mettons à récolter avec ardeur.

Le champ s'étend sur une belle surface et tout est arrivé à maturité en même temps, c'est donc une activité à faire tourner la tête.

Plati, qui a toujours vécu dans la mer, n'a apparemment aucune expérience de l'agriculture ; elle est presque inutile pour la récolte.

Au final, c'est mon monopole grâce au « Porteur Suprême », et vers le moment où le soleil culmine, plusieurs caisses remplies de légumes récoltés sont déjà alignées.

Les caisses, je les ai fabriquées à titre d'essai avec les chutes de bois de la construction de la cabane.

J'ai vraiment bien fait de les préparer à l'avance.

Nous n'avons pas fini toute la récolte, mais on fait une pause ici.

Ça n'est de toute façon pas une quantité qu'on peut boucler en une journée.

« Heya~, on peut enfin se reposer. Je suis crevée ~ »

Plati semble d'autant plus épuisée qu'elle n'a pas l'habitude de ce travail.

« Les gens de la terre font ces corvées pour se nourrir ? Vraiment, je ne comprends pas. »

En disant cela, Plati attrape au hasard un légume parmi la récolte.

C'est une tomate.

Elle est rouge vif, bien mûre, et a l'air délicieuse.

« Dis, c'est quoi ce légume ? »

« Tu ne connais pas la tomate ? »

Plati, étant une sirène, doit manquer de connaissances sur le monde terrestre ?

Mais avant ça, c'est un autre monde.

Il se peut que les légumes qui existaient naturellement dans mon ancien monde n'existent pas ici.

D'ailleurs, ils ont poussé tout seuls quand j'ai pris de la terre en main et que j'ai concentré ma volonté…….

« Je peux goûter ? »

« O-ouais. Vas-y. »

Pour du potiron ou des pommes de terre, il faudrait les cuire, mais une tomate, on peut la manger crue sans problème.

Plati ouvre grand la bouche et croque dans la tomate.

Avec un bruit sec de croquement, elle laisse couler du jus rouge au coin des lèvres, mâche deux ou trois fois, puis……

« Mm…… »

Quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

« Mm, mm, c'est dé-li-cieux !! »

Une réaction bien au-delà de mes attentes.

« C'est quoi ça !? C'est bon ! C'est bon !! C'est trop bon !? Les gens de la terre mangent des trucs aussi bons !? Ou alors c'est parce que c'est toi qui les as cultivés !? »

Tant mieux si elle apprécie.

Plati, émue par le goût de la tomate, tente de porter à sa bouche d'autres légumes — oignons, radis — pour les goûter aussi, alors je la stoppe en catastrophe.

J'ai eu bien du mal à lui expliquer que « celui-ci, il faut le cuire avant de manger ».

C'est là que je me suis souvenu que les cultures de mon ancien monde, après des recherches approfondies et d'innombrables améliorations variétales, étaient des produits ayant réalisé le « plus délicieux ».

On ne peut pas l'affirmer sans comparer, mais à en juger par les apparences, ce monde a un niveau de civilisation équivalent à l'Europe médiévale, et il y a probablement un écart considérable dans la qualité des cultures.

Ces légumes qui ont traversé les mondes grâce à mon « Porteur Suprême ».

Ils pourraient bien être d'une envergure révolutionnaire.

Bref, comme Plati réclame bruyamment d'autres légumes, je décide d'en faire un vrai repas.

Autrement dit, cuisiner la récolte sur-le-champ.

Mais vu qu'il manque encore pas mal d'ustensiles et d'assaisonnements, on ne peut pas faire de grande cuisine.

Le summum, c'est de couper les légumes en morceaux et de les jeter dans une marmite pour en faire une potée.

L'assaisonnement se limite à peu près au sel.

Pourtant, Plati se régale en criant « C'est bon ! C'est bon ! »

Pour celui qui a cuisiné, c'est le bonheur.

Pour améliorer la qualité de vie, il manque encore beaucoup de choses.

Côté ustensiles, pour l'instant je n'ai qu'une marmite et un couteau achetés à la capitale royale.

J'aimerais bien une poêle, et, pour faire un luxe, un four aussi.

Il me faut aussi toutes sortes d'assaisonnements.

Le sucre et le poivre peuvent apparemment être fabriqués à partir de plantes, donc je pourrai les obtenir via le « Porteur Suprême ».

Je veux aussi des épices.

Le poivre en est une, et puis les herbes. Les produits végétaux, le « Porteur Suprême » peut les produire à l'infini, alors je vais recommencer à prendre de la terre directement dans mes mains et à concentrer ma volonté.

J'ai aussi Plati maintenant. Ses talents en alchimie sont certains, et pas seulement pour les potions magiques : les assaisonnements, c'est du gâteau pour elle. Si on lui procure les ingrédients, elle nous concoctera sans doute d'excellents condiments.

On pourrait me rétorquer que je peux les faire moi-même avec le « Porteur Suprême », mais ce serait une façon triste de voir les choses.

La vie dans l'autre monde est dure, mais amusante.

Les envies surgissent les unes après les autres, et les choses à faire se précisent.

Côté ingrédients, les légumes seuls limitent le répertoire, alors je veux quand même de la viande.

Des œufs et des produits laitiers aussi.

Évidemment, je ne peux pas les faire pousser comme des champignons dans le champ via le « Porteur Suprême », il faut trouver un autre moyen.

Bon, peu importe.

Il n'y a ni délai ni date butoir.

Il suffit d'avancer posément, un pas après l'autre.

Pour l'instant, finissons le reste de la récolte en coopération avec Plati.

………………

Puis je me lance illico dans la culture d'herbes et d'épices.

Comme la première fois, je défriche pour agrandir le champ, je prends la terre directement dans mes mains et j'y insuffle ma volonté.

« Culture d'épices ! Culture d'herbes ! Poivre, muscade, curcuma, piment, sauge, basilic……. »

Je suis étonné moi-même de connaître autant de noms d'herbes.

L'engrais de poisson magique de Plati n'est pas épuisé, alors quand j'en épands, la croissance est ultra-rapide.

En un clin d'œil, c'est prêt à récolter.

Je lui confie toute la récolte, et elle s'affaire à l'alchimie en faisant briller ses yeux.

Les plantes médicinales de ce monde doivent être sacrément rares.

J'ai aussi fait pousser de la canne à sucre, alors j'essaierai de la raffiner de différentes façons pour en faire du sucre.

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