Celui Qui Connaît le Destin : Dans notre argot moderne, Merlin est ce qu'on appelle un troll.
Mage des Fleurs : Pas du tout. Mon personnage, c'est le grand frère attentionné ☆
Efreet : Pourquoi cette étoile en plus ?
Celui Qui Connaît le Destin : Désolé, c'est sans doute parce que ce trait ne ressort pas beaucoup dans ta fiche de personnage. Je n'arrive pas à te voir en grand frère attentionné.
Mage des Fleurs : Maintenant que tu le dis, ça se tient. Il va falloir que je trouve un moyen de revoir ma fiche.
Celui Qui Connaît le Destin : Travestis-toi, alors. Le grand frère attentionné n'a plus de marché. La grande soeur attentionnée marche beaucoup mieux.
Chen Heng ruminait encore les appels à se travestir qu'il avait subis en rejoignant le groupe.
Mage des Fleurs : Tiens donc ! Voilà une plutôt bonne idée.
Celui Qui Connaît le Destin : Je disais ça pour rire. Ne le prends pas au sérieux. Tromper les gens attire le châtiment du Ciel, surtout quand on trompe leurs sentiments.
Mage des Fleurs : Je viens de me rappeler m'être vu devenir streameur dans ma partie. J'utilisais un programme de changement de voix et j'y jouais la grande soeur attentionnée. J'avais même un fidèle admirateur reclus qui envoyait souvent des dons, y compris quand il était occupé à soigner des patients.
Mage des Fleurs : Je vais chercher tout de suite comment me connecter à Internet depuis Avalon. Merci, @Celui Qui Connaît le Destin.
Celui Qui Connaît le Destin : ... Ne me remercie surtout pas pour ça. Ça me fait peur.
Note de l'auteur : que les fidèles admirateurs abusés par des streameurs travestis reçoivent d'abord mes excuses. Je ne l'ai pas fait exprès.
Poing de Fer : J'espère que Merlin ne se fera pas battre à mort une fois démasqué.
Poing de Fer : Et puis, @Celui Qui Connaît le Destin, c'est toi l'instigateur.
Celui Qui Connaît le Destin : Est-il trop tard pour retirer ce que j'ai dit ?
Forte Présence : C'est trop tard.
Celui Qui Connaît le Destin : Je m'éclipse. Il faut que je finisse de lire la documentation sur Sirin.
Efreet : Tu n'as pas encore fini ? Je te le dis, l'information, c'est la vie même. À propos. Tu as une petite amie ?
Celui Qui Connaît le Destin : Non. Pourquoi ?
Efreet : Voilà pourquoi tu es encore célibataire. Connais-toi toi-même et connais ton adversaire, et tu gagneras toutes tes batailles. Si tu veux conquérir une fille, tu dois tout comprendre d'elle.
Celui Qui Connaît le Destin : Sirin a quatorze ans. Qu'est-ce qu'il y aurait à conquérir ?
Efreet : Qu'est-ce qu'ils ont, les quatorze ans ? Laisse-moi te demander : tu comptes bien lui faire passer un mois heureux ?
Celui Qui Connaît le Destin : Oui. Où est le mal ?
Efreet : Et pour qu'elle soit heureuse, tu dois bien comprendre ce qu'elle aime, non ?
Celui Qui Connaît le Destin : Exact.
Efreet : Une fois que tu sauras ce qu'elle aime, tu l'emmèneras s'amuser, pas vrai ?
Celui Qui Connaît le Destin : Oui.
Efreet : Et elle sera heureuse quand tu l'emmèneras s'amuser, non ?
Celui Qui Connaît le Destin : Oui.
Efreet : Et quand elle sera heureuse, elle aura une meilleure opinion de toi, non ?
Celui Qui Connaît le Destin : C'est vrai. Mais...
Efreet : Autrement dit, ton but ultime est qu'elle ait une meilleure opinion de toi, n'est-ce pas ?
Celui Qui Connaît le Destin : Oui.
Efreet : Donc tu en veux à son corps ! Espèce de dépravé !
Celui Qui Connaît le Destin : ???
Efreet : Désolée, je me suis emballée. Quoi qu'il en soit, si tu veux qu'elle vive heureuse ce mois-ci, tu dois faire de ton mieux pour la comprendre. Au fond, il n'y a aucune différence avec une conquête.
Celui Qui Connaît le Destin : J'ai l'impression que tu me tends un piège. Tu déformes complètement les faits.
Efreet : Comment est-ce possible ? C'est manifestement toi qui te fais des idées. Je te conseille non seulement de finir la documentation sur Sirin, mais aussi de lire les bandes dessinées. Et encore mieux, de jouer au jeu. Ça t'aidera à mieux la comprendre.
Celui Qui Connaît le Destin : Même si j'ai l'impression que tu m'embrouilles, ce conseil-là m'a l'air correct.
Poing de Fer : Encore un cinglé.
Celui Qui Connaît le Destin : →_→
Celui Qui Connaît le Destin : Je sais que la logique d'Efreet est un peu tordue, mais son conseil est plutôt utile. Au minimum, il n'y a aucun mal à en apprendre davantage sur Sirin.
Efreet : Voilà qui est parler. S'il y a le moindre problème, dis-le-moi. Je t'aiderai à trouver des idées. Cela dit... je suis un peu à court de points ces temps-ci.
Celui Qui Connaît le Destin : Compris. Je paierai pour l'information.
Poing de Fer : ??? Ça a marché ?
Celui Qui Connaît le Destin : Encore une chose, prends-le comme une supplique. Arrête de tout ramener à une conquête de Sirin, d'accord ?
Efreet : Tss !
Celui Qui Connaît le Destin : Fais-le pour les points.
Efreet : Si mes pouvoirs n'étaient pas scellés, je n'aurais pas besoin de faire la conseillère en amour pour gagner des points. Pour les points, alors. Pense à venir me trouver quand tu auras des problèmes.
Poing de Fer : Quand je pense que moi, Hiratsuka Shizuka, je n'ai toujours pas de petit ami à trente ans, alors qu'une gamine de quatorze ans est devenue conseillère en amour ! Je suis dépassée, ou quoi ?
Celui Qui Connaît le Destin : Madame, les temps ont changé.
Poing de Fer : Tss !
Celui Qui Connaît le Destin : J'arrête de bavarder. Je dois lire la documentation.
Poing de Fer : Au revoir.
Comment dire ? Chen Heng n'avait pas atteint son objectif initial. En fin de compte, personne n'avait clairement répondu à ses questions sur le troisième éveil de capacité. Il avait en revanche avancé sur la façon de s'occuper de Sirin.
Chen Heng se leva et parcourut le sous-sol du regard. Il se félicita de n'y avoir jamais rien laissé traîner. Il avait même aspiré la lumière en déclenchant le second éveil de capacité. Et s'il y avait eu des épées ou des sabres dans la pièce ?
Quand Chen Heng entraînait sa capacité, c'était en général au sous-sol. Mais il rangeait toujours ensuite tout son matériel d'entraînement dans son collier, sans rien laisser sur place, de peur qu'un accident ne révèle à d'autres qu'il était un porteur de capacité. Chen Heng possédait en effet des équipements propres aux porteurs de capacité, et ces objets augmentaient les risques d'être découvert.
Chen Heng connaissait l'existence du monde caché. Il avait après tout vécu une vision de Précognition où il se voyait quelques années plus tard. Il avait même rejoint le Bureau des Affaires Spéciales.
Les disciples de certaines grandes factions du monde caché avaient tendance à prendre des libertés. Ils pouvaient se battre et comploter les uns contre les autres, mais ils avaient une limite : ils évitaient de tuer ou de blesser quelqu'un au point de l'empêcher à jamais de cultiver.
Les solitaires étaient rares dans le monde caché. Mais la plupart étaient des gens impitoyables et puissants. Vous voulez me tuer ? Très bien, mais vous avez intérêt à ne pas me laisser filer. Sinon, c'est votre famille qui finira entre mes mains.
Il n'existait pratiquement aucune règle protectrice dans le monde caché. Tant qu'on n'y avait pas touché, la loi et le Bureau des Affaires Spéciales assuraient une protection. Mais une fois qu'on y avait mis le pied, l'État ne s'en souciait guère, à moins qu'on ne rejoigne le Bureau des Affaires Spéciales ou une autre organisation officielle. Et même alors, le gouvernement se contentait de protéger contre les cultivateurs ou porteurs de capacité étrangers qui vous voulaient du mal, sans presque jamais se mêler des conflits internes. Le Bureau des Affaires Spéciales était donc un bon choix pour qui voulait entrer dans le monde caché.
Dans ce monde, le monde caché restait extrêmement dissimulé. Les gens ordinaires tombaient rarement dessus. Aussi, quand quelqu'un éveillait une capacité, il avait tendance à se croire extraordinaire, voire élu du Ciel. Mais même un véritable élu du Ciel devait respecter les règles élémentaires. On ne pouvait pas agir à sa guise en aveugle. Ce sont les nouveaux venus trop imbus d'eux-mêmes qui souffraient le plus dans le monde caché.
Ce monde comptait beaucoup de monstres et de démons. Il comptait aussi quantité de clans nobles à l'héritage millénaire. Certaines figures mythologiques existaient réellement. La plupart, toutefois, s'étaient rendues là où elles devaient être : la Cour Céleste en Chine, Takamanohara au Japon, le mont Olympe en Grèce. Ces lieux regorgeaient d'énergie spirituelle, ce qui en faisait des terrains d'entraînement appropriés pour les cultivateurs et les porteurs de capacité. Presque tous les véritables experts s'y rendaient et ressortaient rarement dans le monde ordinaire.
Si ces nouveaux venus arrogants ne corrigeaient pas leur attitude après une bonne correction, ils ne survivraient plus très longtemps dans ce monde.