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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 313

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Chapitre 313

Chapitre 313

Chapitre 313/33195%~4 min de lecture649 mots

« Alors Claude-sama m'a tout refilé et s'est enfui, et c'est moi qui me suis fait engueuler par Walt-san et Kyle-san. Vous ne trouvez pas ça terrible ? »

« Ma foi, c'est dur. »

« Keith-sama n'arrêtait pas de me regarder avec son sourire. Cette pression, c'est flippant…… Bon, j'ai réussi à m'en sortir tant bien que mal, mais… haa, vraiment épuisé…… »

« Ma foi, c'est dur. »

« …… Vous n'écoutez pas, Neifa-san. »

« J'écoute. Je juge simplement que c'est une plainte futile. »

Rentré exténué après s'être fait trimballer tout le week-end, le mari fait face à une épouse glaciale.

Non, on devrait dire : glaciale comme d'habitude.

« — Et vous, Neifa-san, comment s'est passé votre semaine ? »

« Voyons… Dans l'ensemble, ça a pas mal explosé. »

« Ah, non, je ne veux pas savoir. »

« Regardez, vous aussi vous êtes comme ça. Pourquoi moi seule devrais-je écouter vos jérémiades ? »

Cette part de scientifique en elle la rend toujours d'une logique implacable. Maintenant encore, sans daigner lui lancer un regard, elle bidouille quelque chose avec calme — on devine un circuit complexe, mais pour Élefas, c'est du chinois. Il ne perçoit que le flux de puissance magique qui y circule.

Pourtant le dîner est fini, le bain pris. Quelle acharnée au travail.

(Moi qui ne rentre que le week-end, elle pourrait bien me répondre autre chose que « ma foi, c'est dur »…)

Même son regard réprobateur se fait ignorer net. Là encore, c'est la routine.

« Le courant magique passe par ici ? »

« Il passe. »

Et la raison pour laquelle Élefas est assis à ses côtés, c'est qu'il fait office de microscope à puissance magique.

« Neifa-san, vous pourriez être un peu plus gentille avec moi qui viens juste de rentrer, non ? »

Il se croyait plutôt bon parleur. Mais n'ayant jamais gagné un débat verbal contre sa femme, Élefas se retrouve à serrer les genoux sur le canapé où ils sont assis côte à côte.

« Qu'est-ce qui vous prend de bouder ainsi ? Inutile de vous en faire, je veillerai à bien vous… soigner dans le lit. »

« Wouhou… C'est celui où je me fais pressurer jusqu'à la mort, celui-là…… »

Se plaignant à un collègue qui n'est pas là pour l'étrangler, Élefas boude.

« En gros, c'est ça : Claude-sama est trop à l'arrache. Il croit que tout se règle si il me balance la patate chaude. Je ne suis pas une machine à excuses universelle, moi. Et Irène-sama, de son côté, me met systématiquement au milieu. Ah, ça m'énerve pour de bon. Aaah, j'en ai marre, marre du boulot ! »

« Ma foi, c'est dur. »

« Même si vous m'ignorez, je ne me démonte pas. Chikusho, la prochaine fois je vous inflige à tous la danse "J'aime le Roi Démon, j'aime le Roi Démon". Je suis capable de le faire quand je m'y mets. J'aime les efforts vains par-dessus tout ! Aaah, mais… —!? »

Soudain, on lui attrape la tête.

Il se raidit, s'attendant à un coup, mais son visage est simplement enfoncé — *bosu* — dans quelque chose de moelleux. Les yeux ronds, Élefas gigote faiblement.

« Vous faites un peu trop de bruit. Taisez-vous. »

« Hya, dacchê horé, munné… »

« C'est bien. Vous êtes mon mari, après tout. »

Le visage écrasé dans la gorge de sa femme, Élefas a d'abord paniqué, mais peu à peu, ça lui devient égal. Les forces le quittent. C'est doux, et ça sent bon.

Je vois… Donc « soigner », c'est ça.

« …… Le mariage, c'est pas mal, en fait…… »

« Ma foi, c'est dur. C'est seulement maintenant que vous vous en rendez compte ? »

Sur cet époux qui s'est tu, le visage enterré contre sa poitrine, Neifa affiche un sourire satisfait.

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