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I Met the Male Lead in Prison

Chapitre 32

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Chapitre 32

Chapitre 32

Chapitre 32/4178%~7 min de lecture1 332 mots

« Oui, je vais te le repousser dans la gorge. Ne le recrache pas. Avale. D'accord ? »

J'ai appuyé sur sa langue pour l'empêcher de vomir, et ses yeux, qui se sont embués tout seuls, se sont tournés vers moi. J'ai tressailli un instant face à ses yeux humides, brillants, mais je me suis reconcentrée sur sa langue, feignant le calme.

Clic.

Sa langue douce s'est enroulée autour de mes doigts.

C'est mieux d'utiliser ma main pour le nourrir, comme ça je peux lui pousser facilement au fond de la gorge.

Il m'a fixée, mes doigts encore dans sa bouche, oubliant de les retirer sur le coup. Mais au bout d'un moment, son regard est devenu obstiné. Peut-être parce que c'était douloureux pour lui d'avaler le médicament.

Le contact de sa langue était si doux tandis qu'elle enveloppait mes doigts. Je pouvais en sentir l'humidité.

En un instant, j'ai commencé à avoir toutes sortes d'idées lubriques. Et c'est vraiment pas bien. Merde alors ! Mon innocence !

Je voulais retirer ma main, mais je n'ai pas pu bouger parce qu'il la serrait dans la sienne. Est-ce qu'il m'empêche d'aller plus loin ou est-ce qu'il veut juste pas que je retire ma main de sa bouche ? Je suis perdue.

Mais non ! Tu vas la lâcher quand, ma main ? Quand elle deviendra rouge à force que tu la serres ?

Incapable de supporter ce moment de silence, il a décidé d'ouvrir la bouche.

« Grrrrr. » Il a soudain grogné vers moi.

« Hein ? » Son côté bête a récidivé ?

Il a tourné la tête sur le côté.

« Oh, allez. » Ai-je dit avec impatience. Mais il continuait de grogner sur moi.

« Tu comptes la garder encore longtemps ? » Ai-je dit, désignant mon poing fin prisonnier.

Le Rick Dorian surpris, qui venait juste de revenir à lui, a lâché ma main immédiatement.

Oh… Ce qu'il vient de faire, c'était un acte qu'il n'a même pas réalisé ? Donc c'est encore le Rick Dorian sain d'esprit ? Bon sang.

J'ai essuyé mes doigts avec mon autre mouchoir et j'ai tendu l'eau à Rick Dorian. Et pendant qu'il buvait, je me suis vite lavée les mains avec l'eau de l'autre bouteille et j'ai fourré le contenant de médicament dans ma poche.

Mon intuition me disait que je ne devais plus rester là. C'était une drôle de sensation, mais je l'ai balayée d'un haussement d'épaules.

Mais comme j'avais déjà atteint mon objectif principal en venant ici, j'ai décidé de partir.

« J'y vais. Tes blessures ne te feront plus mal cette nuit. Et j'ai tenu ma promesse, non ? »

J'avais tenu ma promesse de revenir. En même temps, je sentais qu'il valait mieux ne pas prendre un autre rendez-vous avec lui. Si je continue à regarder ces yeux coupables bizarres, je vais finir par déclarer que je ferais n'importe quoi pour lui. Comme un soldat dévoué prêt à sacrifier sa vie pour son pays. La seule chose, c'est que lui, c'est le pays pour lequel je suis prête à mourir…. Je commence à devenir comme ça. Et on dirait que cette pensée de ma part déclarerait la guerre à cet intrigue déjà bien foutue.

En y pensant, tout ce que je peux faire, c'est soupirer.

« Attends…. »

J'ai été surprise.

C'est la première fois qu'il m'arrête comme ça au lieu d'agripper mes vêtements. Mais très vite, j'ai décidé de lui tourner le dos et de l'ignorer.

Aujourd'hui a pas l'air d'être une bonne journée, monsieur.

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En entrant dans ma cellule, j'ai poussé un profond soupir. J'étais crevée ! Pfiou. Ce qui vient de se passer était vachement dangereux.

L'apparence de Rick Dorian stimule le cœur d'une personne. Il me pousserait constamment au-delà de mes limites. S'il a cette tête-là alors qu'il est encore jeune, qu'est-ce que ce sera quand il grandira ? Argh, ses traits seront définitivement bien au-delà d'une créature céleste.

Je pense que c'est un plaisir de le rencontrer avant qu'il ne grandisse.

Si je n'avais pas eu de self-control tout à l'heure, je lui aurais mis une gifle. Et je suis sûre qu'il aurait été décontenancé.

Mon poignet me fait mal à cause de ce qu'il a fait !

Mais il y avait quelque chose en lui dont je n'arrivais pas à parler et que je n'arrêtais pas de ruminer.

J'ai passé la main sur mon visage et j'ai ébouriffé mes cheveux.

« …mais qu'est-ce que je fous, moi ? »

C'est tout à cause du genre de ce roman ! J'ai secoué la tête et baissé les yeux.

« Oh. » Ai-je dit en apercevant un bout de papier par terre.

En le ramassant, j'ai tout de suite compris que c'était la lettre qui accompagnait le médicament. Une lettre de mon frère.

Je l'ai fait tomber dans la précipitation ? Ça doit être ça.

En l'ouvrant, j'ai immédiatement reconnu son écriture soignée.

[Ma chère sœur. …Tu es malade ?]

Oui. Toujours aussi soigné et élégant. Bon, moi aussi j'ai une écriture soignée, mais comme j'avais demandé le médicament en urgence, je n'ai pas pu écrire joliment. J'ai fait la moue, puis j'ai continué à lire la suite.

[Je m'inquiète toujours pour toi et il n'y a pas un moment où je ne pense pas à toi. Tu me manques.]

Mon regard s'est vite accroché au dernier passage.

[Est-ce que j'irai te rendre visite ?]

Mes yeux se sont élargis, j'ai relu la dernière phrase une fois de plus pour m'assurer que je n'hallucinais pas.

Il vient ici ?

J'ai penché la tête.

Bon, c'est pas bizarre. On est de la famille, donc c'est normal que mon frère vienne me voir. Surtout que c'est ici que Lenag règne, et qu'ils sont considérés comme complices.

En plus, la famille du méchant qui me rend visite ici a l'air d'aller de soi. Sûrement aucun problème ne se posera. Et c'est certain que Lenag n'hésitera pas s'ils lui demandent de laisser Iana venir.

La plupart des familles de nobles prisonniers ne leur rendent pas visite à cause de la sécurité renforcée et aussi parce que les aristocrates n'aiment pas le chef de prison, Lenag le Marquis.

La réussite de cette énorme prison, c'est tout grâce à lui. Ses méthodes rudes, froides, et son manque d'humanité pour diriger cette prison l'ont menée à son triomphe. C'est ce que j'ai entendu des prisonniers.

D'après ce qu'on dit, Lenag vient d'un endroit où il domine. Il aime contrôler les choses, donc c'est prévisible qu'il aille dans un endroit où il a l'autorité. Et cette prison est l'endroit parfait pour ça.

Bien sûr, c'est soudain que mon frère dise qu'il viendrait me voir. Mais c'était pas vraiment une mauvaise chose de sa part.

Je suis pas super emballée à l'idée de le voir, mais mon visage est un peu pâle en ce moment. Jusqu'ici, ils m'ont envoyé ci et ça. Et je pourrais pas leur faire face maintenant que l'histoire des boissons alcoolisées et des cigarettes que j'ai demandées est encore fraîche.

Bien que je ne sais pas ce que ce frère pense d'Iana. Mais bon.

« Quelle était vraiment leur relation ? Sont-ils proches ? »

J'ai entendu dire que j'avais été prise à la place pour les péchés de mon frère et de mon père, et que ceux qui ont été emmenés ici à la place d'un membre de leur famille étaient en froid avec la famille qui les y avait mis.

En me rappelant ce que Sally vient de dire, je me demande si mon frère et moi avons la même relation que Sally et son frère. Je l'ai regardée dans la pièce d'à côté, en train de mâcher sa nourriture. J'ai secoué la tête et repensé à un autre prisonnier qui a une situation similaire mais qui, au lieu de s'énerver, a juste accepté sa situation indésirable mais inévitable.

C'est ce que ressentent les prisonniers de Kambrakam : soit l'angoisse, soit la résignation.

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