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I Killed the Player of the Academy

Chapitre 193

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Chapitre 193

Chapitre 193

Chapitre 193/21092%~17 min de lecture3 362 mots

« Qu'est-ce que cette proposition ? »

La sous-ministre de l'Administration, Barohk, pencha la tête en voyant l'un des documents nécessitant sa confirmation.

« Qui a envoyé ça ? »

C'était par pure coïncidence que Barohk était tombée sur ce document, en pleine période de recrutement d'une armée contre les démihumains.

« Dites-leur de le réviser. Qui a bien pu croire qu'il était judicieux de faire passer un truc pareil de nos jours ? Hein ? Vous voulez mourir ? »

Elle appartenait à la faction aristocratique et était une fervente adepte de l'Ancienne Foi. C'est pourquoi elle réprimanda vertement le « comte Manoska » pour avoir fait passer un projet de loi comme celui-ci. Après cela, le comte Manoska…

« Alors euh… je n'ai pas réussi à le faire passer. »

Il envoya rapidement la nouvelle à Renya et Josephine, qui attendaient à la capitale royale que le projet soit adopté.

« C'est un petit problème. »

« J-j'ai fait de mon mieux ! Alors s'il vous plaît, n'exposez pas mes passe-temps ! »

Sans se soucier du comte, inquiet de voir son hobby de travestissement révélé au public, Josephine se rendit auprès de Korin.

« Qui pose problème ? »

Et revint avec Marie Dunareff.

………

……

C'est la sous-ministre de l'Administration, Barohk, qui avait rejeté le projet de loi que le comte Manoska tentait de faire adopter.

« C'est une pure sang-bleu jusqu'au bout des ongles. »

« Et une fidèle croyante de l'Ancienne Foi. »

En à peine une heure après l'arrivée de Marie Dunareff à la capitale, elle avait rassemblé toutes sortes de professionnels de la compagnie Dunareff.

Un seul objectif en tête.

Faire passer le projet de loi que Korin voulait voir adopter.

« Serait-il possible de la persuader ? »

La question de Marie obtint une réponse de Toroppo, le gérant de la succursale des Fournitures Dunareff à la capitale.

« Ce serait possible, mais cela dépend du niveau de pression que vous êtes prête à accepter. »

« Niveau ? »

« Je veux dire le niveau de pression. Nous pourrions soudoyer le domestique qui accompagne Barohk entre son domicile et son bureau pour découvrir ses secrets. C'est une stratégie que nous avons souvent utilisée par le passé pour lever des restrictions sur le commerce des produits agricoles et marins, et elle fonctionne plutôt bien… »

« C'est trop agressif ! Et nous n'avons pas le temps non plus ! Nous devons régler ça d'ici demain ! »

« Hmm… Donc nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous. »

« Ne serait-il pas plus rapide d'aller voir directement le ministre ? Je crois me souvenir que cet homme était un décideur rapide. »

« Le ministre est actuellement en inspection à l'Est. Les deux plus hautes autorités de l'Administration en ce moment sont les deux sous-ministres. »

Le groupe de travail remua méninges pour trouver la voie la plus rapide pour faire adopter le projet, y compris le temps nécessaire pour le renvoyer en réexamen.

Ce fut alors que Renya, de la Guilde du Renseignement, ajouta une remarque.

« Ah~. Au fait, la sous-ministre Barohk est allergique aux pommes de terre. »

« Haht… ! »

« Hmm ! »

« Oh mon dieu… ! »

On dirait qu'elle n'avait pas été bénie par la Mère Terre. La famille Dunareff se lamenta qu'une personne aussi malheureuse existe au monde.

Ce soir-là, après être rentrée du travail, Barohk sortit manger et fit une réaction allergique soudaine après avoir mangé du pain fait avec de la fécule de pomme de terre.

Le fait que ce restaurant appartînt aux Marchands Dunareff, et qu'un billet de repas gratuit d'une journée ait été envoyé à Barohk « par coïncidence » resta un secret caché à tous.

***

Gorgol, le sous-ministre de l'Administration, se rendit au département de l'Administration pour travailler après l'heure du déjeuner.

Aujourd'hui devait être son jour de repos, mais il dut travailler parce que l'autre sous-ministre, Barohk, avait été soudainement envoyée à l'hôpital pour une réaction allergique.

« Hah~. Si seulement elle avait été un peu plus prudente… »

À cause de cela, il devait travailler pendant son jour de congé.

—Toc toc !

— Sous-ministre. Le comte Manoska attend à l'extérieur.

Le comte Manoska — c'était un noble muté des régions occidentales du Royaume et qui avait été immédiatement nommé à un poste relativement élevé au département dès le début de sa prise de fonction, en raison de son statut de comte.

C'était étrange qu'un comte se donne la peine de commencer comme fonctionnaire de l'Administration. Normalement, les nobles suivaient un cursus d'élite leur permettant de devenir ministre ou sous-ministre, au lieu de devenir simple fonctionnaire.

« Faites-le entrer. »

Cependant, le sous-ministre Gorgol était lui-même un noble et ne se laisser pas impressionner par le statut de l'autre. Il redressa son col et autorisa son entrée.

« Sous-ministre Gorgol. Je suis le chef d'équipe Manoska. »

« Hmm~. Qu'est-ce qui vous amène ici, comte Manoska ? »

« P-parlez plus familièrement, s'il vous plaît, Monsieur. »

Le comte Manoska était un homme plutôt fragile mais beau, aux traits fins. Son corps était si mince qu'on pouvait le prendre pour une femme de loin.

« E-en fait, je suis venu pour obtenir votre permission concernant ce projet de loi. C'est urgent, donc j'espérais que vous pourriez le tamponner au plus vite… »

« Toute chose a sa procédure, mais… Laissez-moi le lire. »

Le sous-ministre Gorgol lut le document, son visage se raidissant progressivement. Après l'avoir fini, il jeta le papier au comte et haussa la voix.

« Qu'est-ce que vous croyez faire ?! »

« Uhkk… ! J-je suis un comte… »

« Peu importe que vous soyez comte ou pas ! Vous ne savez pas ce que cet ordre du jour implique ?! La cour royale est déterminée avec son armée de subjugation. Savez-vous ce qui arrivera si nous laissons passer ça ?! »

— Sous-ministre ? Vous avez un autre invité.

« Qui encore…?! Dites-leur d'attendre— »

— C'est Dame Marie du duché Dunareff.

« Quoi?! Dunareff?! »

Était-ce les Dunareff du Sud ? Gorgol bondit de son siège.

« Toi, tu sors ! Non, attends ! Débarrasse-toi de ce document ! Vite ! Je vais t'aider ! »

Après une situation bizarre où le sous-ministre ramassa lui-même tous les papiers qu'il venait de jeter, il dit rapidement à son secrétaire.

« D-dites-lui de bien vouloir entrer ! »

Marie Dunareff entra dans la pièce, et le sous-ministre Gorgol avala sa salive nerveusement avant de s'incliner vivement.

« Dame Dunareff. C'est un grand honneur de vous voir. Je suis le comte Gorgol Lucard. »

« Ah… ! Bonjour, comte Gorgol. Vous étiez là aussi, comte Manoska ? »

« Ah, vous connaissez « Seigneur » Manoska ? » demanda Gorgol.

« Oui. Il a des relations avec notre duché. »

Merde. Si Gorgol avait su qu'il avait un lien avec les Dunareff, il n'aurait certainement pas jeté les papiers sur lui.

« Le duc va-t-il bien ? J'aimerais beaucoup le saluer un jour mais… »

« Ah, c'est bon. Papa est très occupé après tout. »

Ça avait l'air d'une réponse normale, mais Gorgol l'interpréta autrement — il n'y avait aucune chance que quelqu'un comme le duc Marde prenne le temps de rencontrer quelqu'un comme lui. Ce duc sang-froid, empereur de son propre empire, ne daignerait jamais voir un simple sous-ministre.

Il y eut un temps où le département de l'Administration avait demandé l'aide du duc de Dunareff pour faire passer une nouvelle loi concernant les cultures. Le ministre avait dû supplier le Sud pendant trois mois d'affilée pour à peine faire adopter le projet.

« P-puis-je demander… pourquoi la jeune dame a visité ce modeste bureau ? »

« Ah~ ce n'est pas grand-chose, mais notre famille gère une petite ferme, non ? »

Une petite ferme ? Deux millions d'hectares, c'est petit ?

La superficie des terres agricoles sous l'influence de la famille Dunareff était d'environ 5,7 millions d'hectares. C'était la bouée de sauvetage non seulement du Royaume mais de tout le continent.

Gérer la plus grande ferme du continent et l'appeler une petite ferme était… très modeste de sa part, pour le moins.

« Mon papa est très inquiet ces jours-ci. À cause de la dépopulation(?), beaucoup de jeunes partent vers les grandes villes. »

« Haha. Je vois. »

C'était la première fois qu'il entendait une chose pareille.

N'y avait-il pas plein de monde dans le Sud ? Les terres n'étaient-elles pas si riches que quelques plants de pommes de terre suffisaient à élever un enfant, d'où leur population massive ?

« Du coup, c'est dur de trouver des gens pour travailler en ce moment… Wahh~ Regardez ça ! »

Elle avait l'air d'une machine lisant un manuel. Ce vers quoi Marie se tourna en disant cela, c'était le document apporté par le comte Manoska.

« Wow ! Je vois que c'est un ordre du jour très important ! »

« Pardon ? Cela fait à peine trois secondes que vous avez commencé à lire… »

« Ça va résoudre tous les soucis de mon papa ! »

« Vraiment ? Je ne pense pas… »

« Sous-ministre Gorgol. »

Marie le fixa droit dans les yeux avec ses yeux dorés.

« Pouvez-vous travailler sur ce projet de loi immédiatement ? »

À ce stade, Gorgol comprenait parfaitement ce qu'elle demandait. Elle lui disait de faire passer le projet maintenant, tout de suite.

« M-mais… »

Cependant, il ne pouvait pas l'accepter si facilement, car c'était un suicide politique. Cela pourrait avoir des implications négatives sur l'armée de subjugation formée directement par la cour royale.

Jeter l'opprobre sur le plan de la cour royale n'était pas quelque chose qu'il osait faire, en tant que quelqu'un qui souhaitait devenir le prochain ministre dans une dizaine d'années et travailler au palais royal.

« Sous-ministre. Connaissez-vous le secrétaire de la Justice, Wolpe Schacht ? »

« B-bien sûr. N'est-ce pas le gentleman respecté du palais ? Ah… ! »

Comme on s'y attendait d'un fonctionnaire d'élite, Gorgol comprit immédiatement ce qu'elle sous-entendait.

Vicomté Schacht — une famille collatérale du duché Dunareff.

Wolpe Schacht, chef de famille et chef du ministère de la Justice et des Affaires publiques, était une grosse pointure du gouvernement central. Ce n'était pas tout.

Le secrétaire Tocqueville, le ministre Lamartine, le directeur Darlan… Il y avait beaucoup de gros bonnets de la politique centrale qui venaient du Sud.

Bien que les gens du Sud aient tendance à rester dans leur région sans trop se soucier des affaires centrales, ils avaient besoin de gens pour porter leur voix au gouvernement central, et les personnes susmentionnées étaient les représentants du Sud.

« Le mois prochain, il y aura une petite fête chez nous pour célébrer la récolte. »

Marie lui tendit une bague — c'était une bague en or avec une fleur de pomme de terre.

« C'est une fête où ne sont invités que les « amis du Sud » vraiment vraiment proches. Si vous venez avec cette bague, mon papa vous traitera comme un ami. »

« Ohh… »

C'était le billet d'entrée du club royal — un laissez-passer gratuit dédié aux vrais hauts placés de la société.

Les Dunareff jouaient dans une tout autre ligue que Manoska ou lui-même, qui avaient la pairie et rien d'autre.

Les Dunareff étaient de vrais nobles.

Contrairement aux aristocrates d'aujourd'hui, qui perdaient du pouvoir, et aux nobles du centre qui devaient acheter les faveurs de la famille royale en tant que fonctionnaires au lieu de seigneurs féodaux, les Dunareff étaient une vraie famille noble avec leurs terres et leurs soldats privés.

Les conservateurs du Sud possédaient encore une grande quantité de terres et étaient d'énormes soutiens des industries primaires du Royaume, et même la cour royale n'osait pas les toucher facilement.

C'était le genre de famille que étaient les Dunareff.

Un vrai duché intouchable possédant tout, que ce soit l'histoire, les coutumes, l'autorité ou les finances.

Et maintenant, on lui donnait une chance d'entrer chez les Dunareff.

Tant qu'il faisait passer ce « projet de loi ».

« C-c'est vraiment… la seule chose à faire ? »

« Oui, et vous deviendrez une « voix du Sud », sous-ministre. Pourquoi ne pas travailler comme ministre l'an prochain ? Et après la retraite, peut-être devriez-vous devenir l'un des présidents de nos entreprises. »

Devenir ministre en un an, au lieu des dix ans qu'il envisageait ? Et une reconversion post-retraite comme nulle autre par-dessus le marché ?

C'était ça, une connexion ; c'était ça, un appui !

Les cursus d'élite ne signifiaient rien ! C'était comme une tige, alors que cela serait comme une racine connectée directement à Marie, future chef du duché !

« … »

Son esprit était très confus par ce revirement soudain. C'était une si bonne affaire pour lui, mais il s'inquiétait à la place.

Qu'arriverait-il s'il acceptait ce marché ?

Malheureusement, la jeune dame de la famille Dunareff ne l'attendit pas pour finir cette ligne de pensée naturelle.

« Hmm~. Je suppose que vous n'êtes pas intéressé. Je devrai rendre visite à la sous-ministre Barohk alors. »

La sous-ministre Barohk, sa rivale pour le ministère. L'entendre dire qu'elle rendrait visite à sa rivale mit Gorgol dans l'urgence.

« A-attends…! L-laisse-moi le tamponner tout de suite ! »

« Vous êtes sûr~? Ne devriez-vous pas le relire une fois de plus ? »

« Pas besoin ! Si ça peut aider le duc Marde, pourquoi aurais-je besoin de le réviser ? Laisse-moi le tamponner tout de suite ! »

—Bang!

Le projet de loi fut adopté.

………

……

« Ah, au fait, comte Gorgol ? »

« Oui, qu'y a-t-il, dame Marie ? »

Marie tripotait ses doigts en rougissant et réussit à peine à ajouter quelques mots.

« C'est… euh, une question très… personnelle. »

« Oui oui. Demandez-moi n'importe quoi. »

Maintenant qu'il était officiellement devenu une voix du Sud, Gorgol était si soumis et respectueux qu'il lui lécherait les bottes si elle le lui disait.

« Si je dépose… une déclaration de mariage sans l'accord du conjoint, pouvez-vous quand même la faire passer ? »

« Excusez-moi ? »

C'était une question plutôt mesquine à poser à un sous-ministre de l'Administration. Avant que Gorgol ne puisse même traiter la question, Marie cligna des yeux et fit un pas en arrière.

« J-je plaisante ! Oubliez ! Ahah~ »

Était-ce vraiment une blague, cependant… ?

***

Miruam fit avancer l'armée dès que le contrat forgé par les mages fut réduit en cendres.

Je voulais réactiver le Soleil pour les arrêter sur place mais… il disparut avant que je ne puisse le matérialiser complètement et je finis juste par gaspiller du mana. Le combat contre Bres m'avait totalement vidée de mon mana.

Tout ce que nous pouvions faire, c'était détruire les parois du canyon avec l'aide de nos mages pour gagner du temps.

« Chunsik. Combien de temps pensez-vous qu'on pourra gagner ? »

« Si on les bombarde avec de la magie… alors on peut tenir encore quelques jours. »

« Un qui ne tue pas, idiot. »

Quand j'assénai un coup sur la tête du vieux goule, il répondit en gémissant de douleur.

« Uhkk…! Si on se concentre sur les affaiblissements, alors peut-être quelques heures… »

« Je suppose que c'est la limite puisqu'ils ont des mages eux aussi. »

Le plus gros problème, cependant, c'étaient les chevaliers. Des centaines de chevaliers pourraient certainement charger à travers le canyon tant qu'un petit chemin leur serait disponible.

« Vous n'allez pas… lancer de sorts ? »

Une voix nous parvint par derrière — c'était Ku Shee le loup-garou.

« Des gens mourront si on le fait. »

« …C'est une guerre. »

« Exact. Tant de lignes et de frontières sont franchies dans une guerre comme si de rien n'était. Pas encore. »

« … »

Ku Shee me fixa béatement comme il le faisait souvent quand je faisais une pause après les duels. Il avait toujours l'air confus.

« Pourquoi… vous forcez-vous à ce point ? » demanda-t-il.

« Ne vous l'ai-je pas dit au départ ? »

— Moins de gens meurent, c'est toujours la meilleure option.

« …Je vois. »

« Hé. C'est pas le moment de s'apitoyer. Dites à vos hommes et aux vampires d'écraser quelques parties de ce canyon. On pourrait gagner encore quelques heures. »

« Si on utilise notre énergie à détruire ce canyon… on n'aura pas assez de mana pour la guerre. »

« Comme je l'ai dit, on ne va pas faire la guerre. Et je suis votre chef, Finvarra, non ? Écoutez-moi. »

« …D'accord. Je vous fais confiance. »

Il semblait un peu différent après m'avoir vu arrêter une armée pendant plusieurs jours par divers moyens. Sans élever d'objections, Ku Shee et ses hommes-bêtes suivirent mes ordres et nous pûmes gagner quelques heures supplémentaires.

Cependant, les milliers de soldats du Royaume étaient rapides pour déblayer les débris du canyon. Juste au moment où ils étaient sur le point de nous rattraper et qu'on commençait à entendre le bruit de leurs pioches…

« Étudiant Korin ! »

« Korin… ! »

Les dimensions s'ouvrirent alors que Josephine et Marie jaillissaient.

« C'est fait… ! Le projet de loi a été adopté ! »

« Uwaaaht ! »

Marie apparut comme la déesse de la fortune descendant des cieux. J'étais si content que je lui donnai quelques baisers sur les joues.

« K, Korin ?! »

« C'était vraiment rapide ! Merci beaucoup ! »

« H, hmm… ! C, c'est vrai !? J'ai dû faire de mon mieux ! »

« C'aurait été impossible sans votre aide, Senior ! Vous êtes vraiment ma déesse de la fortune. »

« V, vraiment ? Euh… N'hésitez pas à me donner plus de récompenses. »

—Thud !

C'est à ce moment que des cailloux tombèrent du plafond. Une route fut tracée à travers les débris brisés du canyon et derrière les trous se tenaient des soldats du Royaume.

Après avoir reçu le document de Marie, je me tenais devant eux.

« Vous tous. Arrêtez-vous là… ! »

L'armée cessa son mouvement après avoir entendu mon cri. Ils étaient dans l'émerveillement et la peur à cause de tout ce que je leur avais montré.

« Maintenant. Regardez ça ! »

« Korin… Lork ? »

Je pouvais voir Miruam me dévisager au loin, pendant que j'agitais le projet qui venait d'être adopté à l'Administration.

« C'est un document officiel du département de l'Administration déclarant que les « 2 895 personnes des cinq Dana Shee » ont été acceptées comme citoyens du Royaume… ! »

— Citoyens ?

— Qu'est-ce que ça veut dire ?

— Les démihumains sont citoyens maintenant ?

Le document que j'essayais de faire passer par le comte Manoska était l'enregistrement de résidence de tous les démihumains de Dana Shee. Maintenant que c'était confirmé, les 2 895 démihumains de Dana Shee étaient désormais des citoyens à part entière du Royaume.

Et qu'est-ce que cela signifiait, pourriez-vous demander ?

« Les citoyens du Royaume ont le droit d'engager des procédures légales avant d'être déclarés coupables ! »

Désormais, ces gens étaient des citoyens du Royaume qui avaient le droit de demander un procès et de se défendre.

« Vous… Ne me dites pas ! »

Nous avions une victime et un suspect. Quant à un avocat ? Il n'y en avait pas besoin, ils pouvaient juste se défendre eux-mêmes.

Les personnes les plus importantes dans un procès sont le juge et le procureur, mais qui suis-je ?

« Moi, Korin Lork ! En tant que juge de paix de Grade 1 vérifié par la famille royale… ! Je vais maintenant commencer le procès de la tentative d'assassinat de la 2e princesse, Miruam Elizabeth El Rath !! »

Un juge et un procureur qui avaient le droit de mener un procès d'urgence dans des « régions extérieures » hors de portée de l'action légale.

C'était moi.

Vous ne vous y attendiez pas, hein ?

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