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I Don’t Want To Be An Ojakgyo

Chapitre 121

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Chapitre 121

Chapitre 121

Chapitre 121/18366%~6 min de lecture1 107 mots

Il s'éloigna de moi et continua de me masser les muscles.

« Essaie de t'éloigner des plans du principal autant que possible. Inutile que tu t'y mêles. »

Il dit cela, puis baissa la voix en un murmure.

« Étrangement, on dirait que tout se résout tout seul. »

Je fronçai les sourcils aux mots d'Yves. Qu'est-ce que ça voulait dire, « se résout tout seul » ? Quand je lui demandai ce que cela signifiait et de m'expliquer, Yves se braqua et ne pipa mot.

Devant son silence, je tournai la tête pour regarder son visage.

« Tourne-toi. »

Je retirai sa main de mon épaule et lui ordonnai de se retourner. Il inclina la tête, curieux. Il plissa les yeux, mais obtempéra.

Yves se tourna. Je me retrouvai face à son dos.

Comme il l'avait fait pour moi, je posai la main sur son épaule et appuyai sur un point de pression. On ne l'aurait pas cru, mais le corps d'Yves était étonnamment musclé. C'était un peu dur à presser. Je croyais qu'il était juste maigre parce qu'il n'aimait pas manger, mais ce n'avait pas l'air d'être le cas.

Quand je lui massai légèrement l'épaule, Yves parut visiblement surpris, ce qui ne lui ressemblait pas.

« … Shushu ? »

Son visage se raidit, puis se détendit.

Comme je continuais à lui masser l'épaule en silence, il se relâcha complètement.

« … C'est la première fois que ça arrive. »

Yves marmonna pour lui-même. Il resta immobile et m'offrit son dos.

« Papi, où est-ce que tu as mal ? » « … Ne prends pas exemple sur Swanhaden. »

Yves laissa échapper un soupir mêlé de rire.

Il semblait déstabilisé par ma familiarité soudaine — il ne cachait pas sa surprise. Après que sa situation se fut réglée correctement, j'avais continué à tenir Yves à distance. Je n'avais rien fait de gentil en retour.

J'étais gentille parce que j'avais soudain repensé à l'Yves du rêve.

'Hey, vieux, ne te laisse pas partir en vrille et vis longtemps et heureux.'

Chaque fois que je pensais à cet Yves, j'avais si peur que des frissons me parcouraient l'échine.

Dans le rêve, Yves avait dit qu'il avait participé aux plans du principal purement par ennui. De plus, quand il harcelait Cory, on aurait dit qu'il le faisait par ennui et non par méchanceté envers lui.

Je ne pus m'empêcher de poser une question à Yves, poussée par l'anxiété.

« Tu t'ennuies ces temps-ci ? » « Je suis trop occupé pour m'ennuyer. »

Yves marqua une courte pause pour réfléchir à sa réponse à ma question abrupte.

« Et tes passe-temps ? » « … ? »

Devant mon intérêt soudain pour lui, Yves me lança un regard suspicieux. Mais il répondit quand même.

« Regarder des vêtements et accessoires pour chiots ? »

En disant cela, il sortit quelques photos pour me les montrer. Je fus un peu surprise de voir qu'il transportait de vraies photos au lieu de juste un appareil. Il avait sorti des photos du chiot Shushu.

Le chiot Shushu était devenu bien plus hautain que la dernière fois que je l'avais vu. Il avait l'air absolument arrogant. Il était bien plus gros qu'avant et tous les accessoires sur son petit corps étaient hors de prix. Ses longs poils orange bouclés étaient coiffés en arrière. Il avait un petit air de rappeur.

Je fixai le chiot Shushu, qui avait évolué en cochon, et ne pus m'empêcher de penser que les chiens avaient vraiment la belle vie.

« … Si tu te retrouves soudain à t'ennuyer, ne fais pas n'importe quoi et trouve-toi un passe-temps calme et sympa comme celui-là. »

Je rendis les photos à Yves et Yves me fixa simplement. Il remit les photos dans la poche intérieure de sa veste. Il posa son bras sur le dossier du banc et y posa son menton.

Ses yeux argent me fixèrent droit dans les yeux avant qu'il ne m'attire contre lui. Je me retrouvai soudain dans les bras d'Yves, le visage levé vers le sien.

Sous ses mèches oranges, je voyais ses yeux argent brillant comme la lune. Son expression était langoureuse, l'air paraissait épais.

Les yeux d'Yves posés sur moi étaient si pleins d'affection que j'en fus légèrement déstabilisée.

Je savais qu'Yves me tenait pour précieuse, mais j'étais tout de même surprise. L'affection que je croyais qu'il ressentait pour moi ne ressemblait pas à celle que je voyais dans ses yeux à cet instant.

Yves, qui m'avait tirée si près qu'on sentait le souffle de l'autre, parla bas pour que moi seule entende.

« Je ne m'ennuierai jamais si tu restes à mes côtés. Ne t'en fais pas pour ça. »

Sur ces mots, le regard d'Yves se posa et resta sur mes lèvres.

Avec le creux de sa main soutenant ma nuque, il entrouvrit légèrement les lèvres. Je restai là, les yeux écarquillés de surprise, face à cette situation qui tombait de nulle part. Le visage d'Yves était juste devant le mien.

J'étais un peu en état de choc. Je n'avais jamais été dans ce genre de situation.

Ses yeux argent s'attardèrent un peu plus sur mes lèvres avant de plonger dans les miens.

« Oh, j'ai failli aller trop loin. »

S'il avait bougé d'un seul millimètre, nos lèvres se seraient touchées. Yves recula et parla avec nonchalance.

« J'ai l'habitude d'embrasser Shushu, alors. »

J'étais sûre que l'un de ses nouveaux passe-temps consistait à me taquiner en utilisant le chiot Shushu.

La Shushu humaine était torturée à cause du chiot Shushu.

Yves m'enlaça fort en restant immobile un instant.

Je restai plongée dans mes pensées, lovée dans ses bras un moment, mais je me souvins soudain que j'avais oublié d'aller dîner. Je repoussai Yves et filai à la cantine.

Ce soir, c'était steak. Je ne pouvais pas le rater.

« Ce n'est pas seulement ce monstre qui réagit à nos vêtements de subjugation, mais tous les monstres en général. »

Cory sortit une tenue de subjugation miniature et l'épingla sur un petit bâton en bois qui ressemblait à un cure-dent, puis l'agita devant les monstres de la maquette. Aussitôt, les monstres miniatures se ruèrent vers les vêtements et tentèrent de les déchiqueter.

« Shushu, ce qui a lancé cette magie noire dans le mot que tu as lu ce jour-là pourrait être quelque chose de non-humain. »

Il me fixa, les yeux emplis de sincérité. Même s'il avait l'air fatigué, on voyait qu'il avait retrouvé une certaine vie dans le regard. Les yeux verts acérés de Cory me parurent beaux tandis que je le regardais droit dans les yeux.

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