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I Became the Villain the Hero Is Obsessed With

Chapitre 67

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Chapitre 67

Chapitre 67

Chapitre 67/20133%~8 min de lecture1 423 mots

….

Une conclusion s'imposa après mûre réflexion.

Laissant Stardus derrière moi, encore en pleine panique, je balayai les alentours d'un coup d'œil rapide.

Un vilain pro analyse la situation à froid, sans paniquer, même en pleine crise.

Quelle est la différence ? Y aurait-il pas un trou par où s'enfuir quelque part ?

En scrutant la pente comme ça, je finis par repérer quelque chose d'inhabituel.

Une horloge pend au mur.

L'horloge électronique, allumée, affiche l'heure avec ses diodes.

[2 : 58.42]

[2 : 58.41]

[2 : 58.40]

Le temps continue de s'écouler sur l'horloge.

Ouais, tous les mystères sont résolus !

« H-Ha ? »

Stardus bégaie toujours.

Comment peut-on être aussi paniquée ?

Si t'es une héroïne compétente, tu dois saisir la situation vite, froidement, objectivement, comme moi.

La Stardus que je connais ne ferait pas ça.

Elle n'est pas si faible.

….Enfin, faut dire que c'était la Stardus *plus tard* dans l'original, celle qui a roulé sa bosse et est devenue rodée.

La Stardus d'aujourd'hui montre un côté un peu bête, sans doute parce qu'elle n'a pas encore beaucoup morflé.

Mais elle peut pas rester comme ça.

« Stardus ! »

« H-Hein ? »

Elle me regarde, l'air hébétée. Je tourne la tête et pointe l'horloge.

« Tu vois ça ? Vu que le temps défile, je parie qu'on pourra sortir une fois le compte à rebours fini. Alors calme-toi. »

« Hein ? Ah, ah. »

C'est seulement alors que Stardus lève les yeux.

En regardant l'horloge, elle fronce les sourcils et marmonne.

« Trois heures ? »

« Ouais, il suffit d'attendre trois heures. Bah, c'est pas si long, attendons. Allez. »

Je m'assois.

On va être enfermés ici pendant environ trois heures, mais je tiens pas debout.

J'ai mal aux jambes.

Une fois assis, j'ai demandé à Stardus de s'asseoir et d'attendre, mais…

Boum.

Stardus tape encore dans le mur.

« Hé, tu fous quoi ? »

« Comment tu sais que la porte va s'ouvrir ou que la bombe va exploser dans trois heures ? »

Elle continue de cogner son poing contre la porte. Cet endroit va s'effondrer !

Mais quoi qu'elle fasse, la porte ne bronche pas.

Finalement, elle abandonne.

« Tch… »

Elle se frotte les mains.

Qu'est-ce que c'est ?

En regardant de plus près, du sang goutte de son poing.

Putain, mais qu'est-ce qu'elle fabrique ?

« Non, mais comment tu peux taper aussi bêtement ? Même si tes pouvoirs sont inhibés. »

« ….. »

« Putain, allez. Essaie d'arrêter le saignement avec ça. »

Je sors un bandage du sac et le lui lance.

Seo-eun et Soobin me l'avaient donné au cas où je me blesserais, mais visiblement, c'est pour cette situation qu'il sert.

« …. »

Stardus, qui a attrapé le bandage, a l'air un peu perplexe. Bientôt, elle commence à le couper un peu et à l'enrouler autour de son bras.

« …Je te dirai pas merci. »

« C'est pas un merci, ça ? »

« …… »

Elle tressaille légèrement, comme si j'avais mis le doigt sur le truc.

Bon, je m'attendais pas à ce qu'elle dise merci, mais j'espérais pas non plus qu'elle le dise *comme ça*.

Qu'est-ce qui lui prend ? Sa personnalité s'adoucirait à cette période ?

Je crois pas. Donc elle me réserve un traitement de faveur ?

Pourquoi ? Je vois pas de raison particulière.

Un bandage me vole en pleine figure au moment où la pensée me traverse l'esprit.

C'est ça.

« Oh ! Putain, je te l'ai donné parce que j'étais inquiet. Qu'est-ce que j'ai fait de si mal ? Tu n'avais qu'à me le renvoyer, il se serait pas collé, lui ? »

« …. »

Alors que je râle et la fusille du regard, elle évite légèrement mes yeux. Elle a l'air un peu gênée, quand même ?

…Mais en vrai, y a pas de quoi s'excuser auprès d'un vilain.

« Bon, contentons-nous d'attendre assis. Et je pense que ça veut dire que la porte s'ouvre dans trois heures. Ton "flair" te dit quelque chose ? »

« …Flair. »

Elle marmonne en m'entendant.

Ouais, flair. Ton super-sens. C'est proche de la prémonition.

En vrai, je sais pas ce qui va se passer dans trois heures, donc toi, vérifie.

Après avoir froncé les sourcils un moment, elle finit par détendre son visage.

Probablement qu'elle a senti intuitivement que ça s'ouvrirait dans trois heures.

Ouf, tant mieux. Bon, le super-sens de Stardus est pas encore pleinement développé, mais… ça doit être ça.

Du coup, on est restés assis sans bouger.

Sans bouger.

Sans un geste.

Dans une petite pièce, tous les deux.

Sans s'adresser la parole, dans le silence.

« …. »

Attendez.

C'est l'enfer, ce truc, non ?

***

Une heure s'est écoulée sans qu'on s'adresse la parole.

Tout ce qu'on entend, c'est la respiration silencieuse de l'autre.

Bien sûr, je suis pas resté les bras croisés.

J'ai sorti une collation du sac et je l'ai bouffée. C'était bon.

Stardus a tressailli un instant quand j'ai mis la main dans le sac, et a soufflé comme soulagée quand elle a vu que je sortais juste un truc à grignoter.

Pourquoi ? Elle flippe que je sorte un flingue de là-dedans ?

…En tout cas, je ferai pas ça, alors t'inquiète.

Ou alors elle *devrait* flipper ? Si elle est soulagée, elle se sent pas menacée en tant qu'héroïne ?

« Tu veux un peu de collation ? »

« …Tu dis n'importe quoi. »

Je demandais parce que t'avais l'air d'avoir faim, mais si t'en veux pas, tant pis.

Depuis, on est restés muets et immobiles. C'est d'un malaise.

Et mis à part la gêne, j'ai ressenti ça au bout d'une heure… Y a un léger manque d'oxygène ici. J'ai le souffle court. C'est le deuil de la pièce secrète ?

Le manque d'oxygène, c'est grave. S'il y a manque d'oxygène, le cerveau risque de plus pouvoir fonctionner et de plus pouvoir prendre des décisions rationnelles. En d'autres termes, des mots peuvent sortir sans passer par le cerveau.

…Et bien sûr, moi, je suis dans la merde. J'ai des secrets que je cache.

Du coup, j'ai décidé de fermer ma gueule et de rester coi. Si je fais rien, ça passera peut-être.

Au début, je me tortillais parce que c'était trop gênant, mais avec le temps, j'ai fini par m'habituer. J'ai eu l'envie de sortir le téléphone du sac et d'essayer de m'en servir un peu, mais j'ai résisté parce que mon identité risquait d'être grillée. On peut pas se téléporter ici, donc on peut pas fuir.

En m'habituant à sa respiration douce, je commençais à partir en vrille en me disant : « Il me suffit de rester comme ça encore une heure. »

Non, et au fil du temps, nous deux enfermés dans une petite pièce, je crois qu'on arrive plus à bien respirer. Ces enfoirés de HanEun ont même pas mis de générateur d'oxygène dans la pièce secrète ? C'est quoi, ces cons ?

Grâce à eux, j'ai la tête qui tourne. C'est comme si j'étais défoncé. Non, c'est exactement comme si j'étais bourré. L'oxygène, c'est quand même vachement important.

Hé, c'est une chance qu'on soit enfermés que pour trois heures. Si c'était plus long, on serait dans de beaux draps.

Soudain, elle a ouvert la bouche.

« …Le pont Mapo. »

« Quoi ? »

Je regardais le plafond en rêvassant, et en l'entendant, je baisse à nouveau la tête.

Accroupie, les genoux serrés et les bras enroulés autour de ses jambes, elle marmonne, les yeux baissés sans me regarder.

« Sur le pont Mapo, t'as empêché la voiture de tomber ? »

Elle pose la question dans un murmure.

Tu me demandes ça d'un coup, là ?

En la regardant de près, ses yeux sont déjà mi-clos.

Attends, elle dort ? J'en doute.

Ah, peut-être qu'elle a un peu le tournis, elle aussi.

….Elle est physiquement au point, mais elle barbotage parce qu'on manque d'oxygène.

Oh, ses pouvoirs sont inhibés aussi, hein ?

Je tambourinais et jouais avec ma tête qui marchait plus, qu'elle me repose la question.

« …La voiture, t'as réussi à l'arrêter ? »

La voiture ? Pourquoi j'aurais arrêté une voiture ? Si la voiture s'arrête, c'est une boîte manuelle ?

Ah, elle parle du pont Mapo ? Celui qui avait l'air de s'effondrer. Celui que j'ai un peu stoppé ?

…Elle veut dire qu'elle l'a *vu* ?

J'ai jamais arrêté. Enfin, j'ai pas fait ça.

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