Une lueur de folie traversa le visage d'Augustine. Il avait déjà déclaré qu'à cet instant précis, il était le roi de Philadelphie. Qu'on oublie le chien de Satan, même si Satan en personne se présentait ici, il devrait mourir à Philadelphie !
Feng Jin regarda les voitures de police qui les encerclaient. Les portières s'ouvrirent et les armes des policiers furent braquées sur son groupe par les fenêtres baissées. Le reste des effectifs brandissait des boucliers anti-émeute et barrait toutes les issues, exécutant le plan parfait pour anéantir Feng Jin et sa bande.
« Hahaha, ce sont tous des hommes de Satan. Ils ne se rendront pas, alors pourquoi ne les tuez-vous pas tous ?! »
Augustine fit un signe à l'homme costaud derrière lui.
Celui-ci comprit et braqua immédiatement son arme sur Feng Jin, au milieu de la foule encerclée, puis pressa la détente.
Bang !
Soudain, un bruit sec retentit sur la place.
Ce qui stupéfia tout le monde, c'est que Feng Jin, qui devait être abattu, n'avait pas une égratignure. C'est l'homme musclé derrière Augustine qui prit la balle dans la tête, le sang jaillissant de l'orifice.
Son corps raide s'effondra au sol.
« Un tireur d'élite ?! »
Augustine et le chef de la police à ses côtés arborèrent une expression incrédule.
« Ils ont其实 des snipers... » Les narines d'Augustine se dilatèrent de colère. Les snipers sont très difficiles à repérer. Qui aurait cru que Feng Jin avait prévu une embuscade avec des tireurs embusqués dans les recoins sombres ! Pas étonnant qu'ils soient si peu inquiets.
Le chef de la police ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose.
Mais à cet instant, un rugissement tonitruant retentit, laissant les tympans de tous bourdonner dans un silence perçant.
« Qu'est-ce qui se passe ?! »
Plusieurs voitures de police furent aplaties par une force brutale. Quand Augustine et les autres se retournèrent, ils virent un char militaire !
« Qu... un char militaire ?! »
Le chef de la police resta bouche bée, incrédule.
Sur ce char étaient montées plusieurs mitrailleuses et, derrière lui, des hommes armés avec diverses pièces d'artillerie. D'un seul coup d'œil, ils avaient vraiment l'allure d'une armée régulière.
« Putain, c'est forcément Satan ! Détruisez ce char ! » hurla Augustine, certain que Satan se trouvait dans ce véhicule blindé.
Boum !
Boum !
Boum !
Sur les ordres d'Augustine, un rugissement après l'autre retentit. Sous les regards horrifiés de tous, chacun des chars d'assaut avança lentement et, bien vite, ils s'empilèrent comme une montagne !
Au sommet de chaque char, de terrifiantes mitrailleuses étaient servies par deux hommes en tenue complète.
« Monsieur Augustine, tout à l'heure, quelqu'un a dit que vous assumeriez toutes les conséquences », lança Feng Jin à Augustine avec une courtoisie glaciale.
« Tu le cherches ! » beugla Augustine, furieux. Alors, sur son ordre, un homme derrière lui commença à tirer sur Feng Jin.
Cependant, avant qu'il n'ait pu presser la détente, un sniper l'abattit.
« Monsieur Augustine, je comprends votre réticence et votre colère, mais pardonnez-moi d'être direct. Vous ne valez pas mieux qu'une fourmi. Vous ne parviendrez à tuer personne ici. » Feng Jin haussa les épaules avec nonchalance.
« Battez-vous jusqu'à la mort ! Ne vous en faites pas ! Avec cette sorcière entre mes mains, même Satan devra suivre mes ordres docilement ! » lança Augustine avec cruauté, bien qu'il n'ait pas vraiment de plan.
Soudain, le ciel au-dessus d'eux se mit à vibrer du bruit de rotors d'un coupe-herbe.
Augustine et le chef de la police levèrent les yeux et restèrent saisis par la vue incroyable qui s'offrait à eux.