L'Italien dit innocemment, les mains grandes ouvertes : « Mon cher ami, tu ne peux pas m'en vouloir pour ça ! Ma cible était Lu Tingxiao. Elle y est allée de son propre chef, puis a tué tout le monde et a même capturé Alice. Elle a ruiné mes plans ! »
L'Italien avait un regard d'acier. Même les filles en feu qui dansaient autour de lui tout à l'heure avaient maintenant peur de lui.
L'homme aux cheveux noirs ne semblait pas le remarquer et continua de parler sans expression : « Monsieur Augustine, vous avez violé notre accord. »
L'Italien se redressa en titubant, un sourire aux lèvres, et voulut lui taper sur l'épaule : « Hé l'ami, calme-toi ! J'essayais juste d'aider, vu que Satan ne faisait encore rien ! »
L'homme aux cheveux noirs esquiva la tape d'Augustine avant qu'elle ne l'atteigne. D'un visage impassible, il dit : « Monsieur Augustine, je regrette de vous l'annoncer, mais du fait de vos actions non autorisées, je crains que notre alliance ne prenne fin aujourd'hui. »
L'Italien fut choqué et son expression s'assombrit. D'un ton grave, il dit : « Savez-vous de quoi vous parlez ? Qui vous a donné l'ordre de mettre fin à notre alliance ?! »
— Satan.
L'Italien repoussa une jolie femme et fonça vers l'homme asiatique, le visage terrifiant : « Fais-le venir me parler personnellement ! Qui es-tu pour me dire ça, toi ? »
La seconde d'après, l'homme aux cheveux noirs pivota l'écran de son portable vers l'Italien.
À l'écran, la silhouette d'un homme assis sur un large canapé dans une pièce faiblement éclairée se dessinait, son visage et ses longues jambes à peine discernables dans l'obscurité…
« Satan, tu mets vraiment fin à notre alliance ?! Juste pour une femme ? » L'Italien déversa toute sa rage sur l'écran, comme un lion en furie.
En contraste avec l'Italien en colère, l'homme à l'écran avait l'air de venir de se réveiller. Il parla paresseusement : « Juste pour une femme… »
« Tu te fous de ma gueule ! » L'Italien renversa une table d'un coup de pied, son beau visage devint féroce : « Tu ferais mieux de réfléchir aux conséquences de la fin de notre alliance ! »
L'homme à l'écran sourit légèrement : « Conséquences ? Tang Ye, dis à Augustine quelles sont les conséquences. »
« Oui. » L'homme aux cheveux noirs acquiesça, puis se tourna vers l'Italien, déclarant de sa voix froide et robotique : « À partir de cet instant, tous les échanges commerciaux entre nous sont stoppés immédiatement. »
Augustine dégrisa instantanément en entendant ce que disait Tang Ye. Ses yeux devinrent rouges et il avait l'air terrifiant.
Si leur commerce s'arrêtait maintenant, cela signifiait qu'ils perdraient 90 % de leur source d'armes à feu…
« Bien, je vais te faire voir ce que coûte la trahison d'un allié ! »
La musique s'arrêta net et un grand groupe d'hommes musclés les entoura. Chacun était armé, et de nombreuses armes étaient braquées sur Tang Ye. Au moindre signal d'Augustine, Tang Ye deviendrait leur cible d'entraînement au tir.
Tang Ye retira calmement ses lunettes à monture dorée et se leva pour ajuster sa manche. Au moment où son regard croisa celui d'Augustine, son regard calme se mua en une paire d'yeux effroyablement flamboyants tandis qu'il disait froidement : « Monsieur Augustine, je crains que vous ne vous trompiez sur quelque chose. »