Fiche de noms des gobelins :
Le [Gobelin] est là pour faciliter la recherche (CTRL+F).
[Gobelin] Gi Ga
Le gobelin de ce groupe isolé qui était avec le protagoniste lorsqu'il a vaincu un orc. Il est actuellement de classe noble, le plus haut parmi les subordonnés du protagoniste. Il préfère utiliser la lance.
[Gobelin] Gi Gu
[Gobelin] Gi Gi
Connu comme un guerrier des bêtes, un gobelin capable d'apprivoiser les bêtes.
Il a évolué en chassant des cerfs-lances avec le protagoniste.
Il préfère utiliser la hache. Sa classe de gobelin est rare.
[Gobelin] Gi Go
Un gobelin couvert de cicatrices. La nourriture de sa horde a été volée par les loups gris, alors il a décidé de suivre le protagoniste. C'est le plus expérimenté des gobelins rares. Son arme est un katana courbé. Il agit comme un samouraï.
[Gobelin] Gi Za
Le gobelin rare druide qui les a rejoints récemment.
[Gobelin] Gi Ji
[Race] Gobelin
[Niveau] 62
[Classe] Duc ; Chef de Horde
[Compétences Possédées] <> <> <> <> <> <> <> <> <> <> <> <> <> <>
[Protection Divine] Déesse des Enfers (Altesia)
[Attributs] Ténèbres ; Mort
[Bêtes Subordonnées] Kobold Supérieur (Niv1) Gastra (Niv1) Cynthia (Niv1)
[État Anormal] <>
Ce qui s'étendait devant moi était un paysage familier que j'avais déjà vu.
« Comment vas-tu, gamin ? »
Il n'y a que cette femme (Altesia) pour m'appeler ainsi.
« Pour l'instant, c'est le pire, en fait. »
Je dois garder un ton insultant quand j'ai affaire à celle-là.
« Tu es devenu assez beau, dis donc ? »
De l'ironie ?
La déesse des enfers qui plissait les yeux faisait preuve de patience.
« Et ? Les choses se passent bien ? »
Quelles choses ?
« Ta conquête et ta domination. »
Tu progresses, n'est-ce pas ? Ou du moins, son sourire semblait le dire.
Par-dessus le charme séducteur de la déesse, elle dégageait aussi un charme innocent qui contrastait. En réponse, j'activai <>.
« Ouais, ça se passe bien. »
Comme d'habitude, la déesse avait des serpents à ses pieds pour la servir. Elle portait aussi la même toge blanche pure sur son corps. Et même les statues démoniaques alignées autour étaient exactement comme avant. Si cet endroit est vraiment les enfers, eh bien... je dois dire qu'il est beaucoup plus facile d'y entrer et d'en sortir que je ne le pensais.
La déesse assise sur son trône émanait une aura digne et coercitive, digne de la souveraine des enfers.
Était-elle satisfaite de ma réponse ? Ou pas ?
Ses deux yeux dorés se rétrécirent en fentes comme ceux d'un serpent. Tandis que sa peau de porcelaine blanche était, comme toujours, belle au-delà de la perfection, comme si un sculpteur avait, jusqu'à l'épuisement de son âme, ciselé son corps. Et elle joignit les mains, posant son menton parfaitement sculpté dessus tout en me fixant.
« Hmm~ Alors je suppose que ça veut dire que ce n'était pas une si mauvaise idée de m'être montrée clémente, après tout. »
Clémente ?
« De quoi tu parles ? »
Comme satisfaite d'elle-même, le visage de la déesse des enfers (Altesia) se tordit en un sourire, tout comme une gamine qui s'amuse de sa propre perfidie.
« Je parle de la protection divine. L'ingérence s'est affaiblie récemment, non ? »
Donc elle parlait de la déesse de la guérison (Zenobia).
« Tu dis ça, mais ton humeur reste exécrable. »
Je la provoquais exprès. Si elle maintenait cette façade de déesse séductrice, je finirais par tomber sous son charme.
Discuter sera plus facile quand elle sera en colère.
« Tu es vraiment malin. Tu choisis exprès de me provoquer pour affaiblir l'effet du charme que tu reçois de la protection divine, mais malheureusement, je n'ai pas l'intention de me laisser faire une nouvelle fois. »
En la voyant sourire ainsi, je ne peux m'empêcher de penser qu'elle trouve ce marchandage amusant. Mais contrairement à elle, son air joyeux ne diffère pas de m'enchaîner.
« Qu'est-ce que tu manigances ? »
Peu à peu, ma respiration s'accéléra. Mais même alors, je continuai de résister tout en gardant mon sang-froid.
« Rien de particulier... pour l'instant », ricana-t-elle. « Juste que, ça fait un moment, alors j'avais un peu envie de te parler. »
Menteuse !
« Oh mon Dieu. Comme c'est vexant. Je disais la vérité, moi aussi. »
Elle me regarda avec la complaisance d'une mère observant son enfant d'en haut, non, je suppose que c'est plutôt le fort qui regarde le faible de haut. Le rire aigu de la déesse des enfers (Altesia) résonna au fond de mon esprit.
« Aussi, il semble que tu en aies bien pris soin. De cette chose que je t'ai donnée. »
*Thump
Soudain, le serpent à flammes noires enroulé autour de mon bras droit pulsa en réponse à la voix de son maître.
« Même Noir de Jais (Verid) semble t'avoir pris en affection. On dirait que j'ai eu raison de te le prêter. »
Noir de Jais (Verid)... c'est le nom du serpent enroulé sur mon bras ?
« Ouais. Un mignon Serpent des Enfers (Altea) que j'ai enfanté. Je suppose que tu pourrais le considérer comme ton grand frère pour l'instant. »
Arrête tes blagues. Je ne me rappelle pas que tu m'aies enfanté.
« Ha ha ha... Eh bien ce serait bien si tu pouvais te rappeler ce genre de trucs. »
Pendant qu'on discutait, il me vint soudain à l'esprit. Je ne ressens plus la même pression que lors de notre dernière rencontre. Pourquoi ?
Elle ne pourrait pas sérieusement vouloir juste me parler, si ?
« Au fait, je n'ai toujours pas entendu la raison pour laquelle tu te bats. Est-ce que la fille de Zenobia (Reshia) est la raison pour laquelle tu as repris l'épée ? »
Et maintenant ?
« Ne me fais pas rire. Je ne te l'ai pas dit ? Il n'y a qu'une seule raison pour laquelle je me bats, et c'est pour la conquête et la domination ! »
« ...Alors ça ne te dérangerait pas de perdre cette fille, hein ? Pas de larmes, pas de chagrin, oui ? »
Son regard était acéré, me transperçant jusqu'au plus profond de moi-même.
« ...Bien sûr. »
C-C'est possible ? Est-ce que je n'ai pas fait en temps ? Les orcs ont-ils déjà tout envahi et tout incendiéré ?
Gardant les apparences, j'essayais de faire le dur, mais au final, je ne pus pas me mentir à moi-même sur mes propres sentiments.
Je suis, après tout, horriblement mauvais pour mentir.
« Ahahaha, calme-toi, calme-toi. La fille de Zenobia (Reshia), pour l'instant, est toujours saine et sauve. »
Quand ces mots parvinrent à mes oreilles, je ne pus m'empêcher de sentir du soulagement. Agacé, je serrai les dents.
De penser que je croirais inconditionnellement les paroles de la déesse des enfers (Altesia) de mon propre chef !
Plus je veux la croire, plus elle m'égarera.
Ce fait tirailla mes cordes sensibles, tirant à la fois choc et colère.
« C'est à toi de décider si tu la crois ou non. Mais... le danger approche. »
Déclara la déesse d'un visage impassible.
« La déesse du destin (Liuryuna) a déjà trouvé quelqu'un à son goût. Tu sais ce que ça veut dire ? »
Liuryuna, la troisième fille qui manipule le destin et guide les héros pour qu'ils combattent les forces des enfers.
« Tu veux dire qu'un héros est né ? »
La déesse sourit.
« Toujours aussi rapide, je vois. C'est exact, c'est ton ennemi naturel. »
Si moi, qui suis un monstre, tente de soumettre le monde, alors il y aura définitivement une existence qui se dressera devant moi.
Si celui qui mène les monstres pour conquérir le monde est appelé le roi démon, alors celui qui se dresse face à cette existence est le héros.
Si je dois devenir le grand roi du monde, alors le héros qui possède un pouvoir écrasant apparaîtra sans aucun doute pour se mettre en travers de mon chemin.
« Pour l'instant, ce héros n'est qu'un enfant innocent qui ne sait rien. Mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne gagne en puissance et ne devienne un héros. »
Une voix qui énonçait une vérité absolue.
« Et celui qui se tiendra aux côtés du héros n'est nul autre que la sainte. »
De force, elle s'insinua dans les interstices de mes pensées, et elle arracha de force mon inquiétude la plus intime par l'énoncé de ce seul mot.
« Et cette sainte, c'est Reshia ? » demandai-je.
« Tu vas la perdre, tu sais ? » confirma-t-elle.
Je ne pus rien répondre. Ou plutôt, on pourrait dire que mon esprit était devenu complètement blanc, alors que des mots de dénégation surgissaient sans cesse dans mon cœur.
« Veux-tu que je te prête ma force ? » proposa Altesia.
« Quoi ? »
La déesse sourit du sourire d'une mère aimante. Embrassant tout avec douceur, cet amour maternel remplit ma poitrine.
« Moi aussi, j'ai été bien embêtée par ces soi-disant héros par le passé. En plus, voir un mignon gamin se faire mettre en pièces... c'est..., non ? »
Spontanément, j'eus envie d'acquiescer.
Je veux du pouvoir plus que tout.
Le combat contre le Roi Orc m'a fait réaliser à quel point les gobelins sont faibles.
Mais... le fragment de volonté qui me restait activa <>.
« ...Qu'est-ce que tu feras ? Tu veux essayer de t'accrocher à moi ? »
Ahh, je le voudrais, je le voudrais... si je n'étais pas un roi.
« Je refuse. »
Le brouillard dans ma tête se dissipa.
« Oh mon Dieu, c'est plutôt inattendu. Pourquoi refuser ? »
« Je me battrai de ma propre volonté », dis-je. « Ce sera moi qui choisirai où mes hommes meurent. Ce sera moi qui les enverrai à la guerre. Et ce sera pour mon bien qu'ils verseront leur sang. Et ce faisant... le jour où la défaite viendra, elle sera mienne, toute mienne. »
La déesse des enfers (Altesia) me regarda en silence. Comme d'habitude, je n'avais aucune idée de ce qu'elle pensait.
« Je mène ma propre bataille. M'accrocher à toi, ce serait accepter ma propre défaite. »
C'est pourquoi je n'ai aucune intention de m'accrocher à une déesse.
« ...Obstiné, hein ? »
La déesse sourit avec ironie, et je lui rendis un sourire hardi.
« Tu as parié sur moi, alors ferme-la et regarde ! Je ne perdrai pas. »
Quand je prononçai ces mots, le visage de la déesse devint vide. Puis elle éclata d'un grand éclat de rire.
« Ahahaha, buhahahaha. »
Elle se tenait le ventre en riant aux éclats devant moi.
Elle rit encore, mais comme d'habitude, je ne vois pas ce qu'il y a de drôle.
« Intéressant... comme prévu, tu es vraiment intéressant », sourit la déesse en essuyant les larmes de ses yeux.
Alors qu'elle finissait par contenir son rire dans une certaine mesure, elle battit des mains.
À ce moment, une porte apparut derrière moi.
« Si tu passes par cette porte, tu pourras retourner dans ton propre corps. »
Joyeusement, je tournai le dos à la déesse qui riait.
« ...Hé... » dit-elle. « À des moments comme celui-ci, qu'est-ce que vous dites, vous autres ? »
Mon dos resté tourné vers elle, je répondis.
« L'ancien toi... la déesse de la valeur (l'ancien toi), qu'est-ce qu'elle dirait ? »
Juste un instant, j'entendis sa déglutition.
« ...Montre ton courage », dit-elle.
Hochant la tête, je passai la porte.
La voix que j'entendis... ne serait-ce qu'un peu, avait peut-être tremblé.
◇◇◆
« Tu vas bien !? »
Quand j'ouvris les yeux, ce qui parvint en premier à mes oreilles fut la voix de Gi Za, inhabituellement paniquée.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demandai-je. « Où est passée ta calme habituelle ? »
En me voyant répondre ainsi, en grinçant, Gi Za ne put s'empêcher de hocher la tête, stupéfait.
« Merdum, sérieusement. Tu es bien trop imprudent, je te le dis. Je crois que mon espérance de vie vient de raccourcir... Bon, grâce à toi, les pertes ont été minimisées, ceci dit. »
J'aurais voulu lui demander s'il était toujours ce genre de personnage, mais je décidai qu'il était plus sage de ne pas le faire.
« Qu'est-il advenu des orcs ? » demandai-je en me relevant.
« Ils se sont retirés dès que tu as vaincu le Roi Orc. Bien que ce soit aussi parce que Gi Gi a réussi à attirer les cerfs-lances. »
La nuit dernière, j'avais ordonné à Gi Gi de prendre quinze gobelins sous ses ordres pour aller chercher des hardes de cerfs-lances à attirer et lancer contre la horde d'orcs. Il mit beaucoup plus de temps que prévu, mais ça ne peut pas être évité. Après tout, le seul moyen qu'il avait de contrôler la trajectoire des hardes était le Hurlement Écrasant des gobelins.
Ce devait être la première fois que Gi Gi utilisait des bêtes.
Mais malgré tout, il réussit bien sa mission.
« Les dégâts ? » demandai-je.
« Les trous qu'on a creusés autour du village sont pour la plupart plus utilisables. Les palissades ont aussi été abattues. Quant aux pertes des troupes : vingt gobelins ont été tués. Mais vu qu'on a réussi à repousser cette horde d'orcs, c'est en fait assez peu. »
Tandis que Gi Za rapportait la situation de façon factuelle, j'acquiesçai.
Les dégâts que nous avons subis étaient importants, c'est vrai. Mais au final, les dommages n'étaient pas fatals.
« J'ai compris. Je m'occupe du reste. Va te reposer. »
« Aussi, en ce qui concerne Gi Ga... »
Je commençai à me lever quand Gi Za reprit la parole. Mais à cet instant, je ressentis la sensation de quelque chose me rongeant les tripes.
« Hé ! »
« C'est rien. »
Le serpent, Noir de Jais (Verid), enroulé autour de mon bras droit, pulsa.
Ce que j'entendis fut la voix grave d'un homme.
Montre ton courage, c'était ça ? ––––Quels mots nostalgiques, hein, petit frère ?
La voix vint et repartit, ne laissant que ces mots.
◆◇◇◆◆◇◇◆
Puisque vous avez franchi le niveau 100, votre [Classe] va maintenant changer.
Votre [Classe] changera de Duc à Seigneur.
[Compétence] <> est montée à <>
[Compétence] <> a changé en <>
[Compétence] <> acquise.
[Compétence] <> a monté de niveau.
◆◇◇◆◆◇◇◆
Note de l'auteur :
La déesse qui a changé d'approche, passant de la force brute à une méthode plus détournée.
Le protagoniste qui en est conscient, mais ne peut rien y faire.
Et le serpent rouge qui grandit en puissance à chaque évolution.
Maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?