[Gobelin] Gi Ga
Le gobelin de ce groupe isolé qui accompagnait le protagoniste lorsqu'il a vaincu un orc. Il est actuellement de classe noble, le plus haut rang parmi les subordonnés du protagoniste. Il préfère utiliser la lance.
[Gobelin] Gi Gu
L'ancien chef du village. Il a été mis sous pression par le protagoniste sous sa forme de gobelin noble, et ajouté à ses subordonnés. Il utilise l'épée longue, et est relativement intelligent pour un gobelin rare. Est devenu un gobelin noble au chapitre 39.
[Gobelin] Gi Gi
Connu comme un guerrier des bêtes, un gobelin avec la capacité d'apprivoiser les bêtes.
Il a évolué en chassant des cerfs-lances avec le protagoniste.
Il préfère utiliser la hache. Sa classe de gobelin est rare.
[Gobelin] Gi Go
Un gobelin couvert de blessures. La nourriture de sa horde a été volée par les loups gris, alors il a pris la décision de suivre le protagoniste. C'est le plus expérimenté parmi les gobelins rares. Son arme est un katana courbé. Il agit comme un samouraï.
Récemment devenu noble, et a reçu la protection divine du Dieu de l'Épée, Ra Baruza.
[Gobelin] Gi Za
Le gobelin rare druide qui les a rejoints récemment.
[Gobelin] Gi Ji
Un gobelin rare. Il a évolué au chapitre 37 après avoir chassé avec Gi Ga. Il possède la compétence <<Fusion>> qui le rend excellent pour l'éclaireur.
[Gobelin] Gi Do
Druide. Utilise la magie du vent.
[Gobelin] Gi Jii
Gobelin Rare. De la faction de Gi Gu. Il est connu pour ses <<Yeux grands ouverts>> qui lui permettent de voir la faiblesse de son adversaire.
[Gobelin] Gi Da
Gobelin Rare. De la faction de Gi Ga. Compétences notables : <<Connaissance de la Lance>> et <<Entêtement Déraisonnable>>.
[Gobelin] Gi Zu.
Gobelin Rare. Le gobelin favorisé par le Dieu Fou (Zu Oru). Possède la compétence <<Chien Fou>>.
[Gobelin] Gi Zo
Druide. Mage de l'eau.
[Gobelin] Gi De
Dompteur de bêtes.
[Gobelin] Aluhaliha
Chef de Paradua, l'une des quatre tribus gobelines connues pour l'utilisation de bêtes de monte, qui sont essentiellement des tigres géants.
[Gobelin] Rashka
Chef de Gaidga, l'une des quatre tribus gobelines connues pour leur bravoure et leur force brutale.
[Gobelin] Gilmi
Récipiendaire du titre, Premier Archer. Il est le second de Ganra, l'une des quatre tribus connues pour leur capacité rare parmi les gobelins à utiliser les arcs.
[Gobelin] Narsa
La princesse de Ganra. C'est la seule femelle gobelin rare introduite jusqu'à présent.
Chapitre 63 : Une exigence de reddition
[Status]
Après avoir scellé les mouvements des gobelins Paradua, l'armée entière marcha avec assurance vers leur village. En tête se trouvait le nouveau chef Paradua, Hal.
Il enterra au fond de son cœur toutes ses incertitudes en menant la horde. Il choisit l'itinéraire le plus court, exactement comme je le lui avais demandé. Et il choisit même les chemins les plus faciles à parcourir. Il fit bien son travail.
Bien que j'aie accordé deux jours aux gobelins Paradua — le jour supplémentaire pour le repos —, nous finîmes par arriver au village Paradua en un rien de temps.
En observant le village de loin, on pouvait voir les Gaidga rassemblés au centre. Parmi cette foule, un gobelin particulier se distinguait, c'était probablement leur chef, Rashka.
Bien que leurs effectifs aient fortement diminué, ils n'en restaient pas moins une force à ne pas prendre à la légère.
D'ailleurs, je ne souhaite pas réellement réduire leurs effectifs plus encore.
« Tu vas exiger leur reddition ? » Gilmi n'était pas sûr d'avoir bien entendu. Mais c'est normal, après tout nous avons déjà attaqué leur village. Il n'y a aucun moyen qu'ils nous pardonnent facilement. Même si c'était les Ganra, plus sages, à leur place, ils ne pardonneraient pas non plus.
En entendant cela, même le d'ordinaire calme Gilmi ne put s'empêcher de douter de mon jugement. Les réactions des autres gobelins Ganra étaient faciles à deviner.
« Exact. Si possible, je ne veux plus de pertes », dis-je. Mais contrairement à son habitude, Gilmi n'acquiesça pas immédiatement. Il parut troublé un instant avant de finir par hocher la tête.
« Si c'est la volonté du roi, alors je suppose qu'on ne peut rien y faire. » Gilmi accepta à contrecœur. « Mais si une bataille éclate, alors- ! »
Cette réponse insistante de Gilmi montrait à quel point sa fureur était intense.
« Quand ce moment viendra, je vaincrai personnellement Rashka. »
« Je comprends. »
Sur ce, il se retira de ma présence, et je le laissai partir tranquillement pendant qu'il allait expliquer aux autres Ganra.
◇◆◇
J'eus du mal à décider qui envoyer comme messager, mais Aluhaliha de Paradua demanda lui-même à y aller. Je suppose que de son point de vue, il veut sortir de sa position de nouveau venu le plus vite possible. S'il peut obtenir un quelconque exploit, sa position et celle de sa tribu seront assurées.
Mais il y a une autre raison pour laquelle l'envoyer a du sens.
Les quatre tribus sont arrogantes. Elles méprisent les autres gobelins, et ont tendance à vouloir faire les choses elles-mêmes plutôt que de les laisser à leurs subordonnés. La princesse Narsa de Ganra est similaire. En plus, il me semble qu'il souhaite personnellement se sacrifier pour la tribu.
« Très bien, Aluhaliha. Je te laisse faire. »
Ce coup va les ébranler mentalement. Après tout, c'est le doyen des chefs des quatre tribus lui-même qui porte le message. Lorsque le supérieur qu'ils ont admiré tout ce temps se présente en personne comme messager de l'ennemi, vont-ils exploser de colère ? Ou vont-ils trembler de peur, imaginant : « Quelle peut bien être la force de l'ennemi ? »... Naturellement, j'espère que ce sera le second cas, mais le premier n'est pas si mal non plus.
La capacité d'attaquer à distance des Ganra et la capacité de se mouvoir sur le champ de bataille avec agilité des Paradua, les deux sont déjà tombées entre mes mains. Si les Gaidga décident de se battre, j'aurai plus que suffisamment pour les affronter de front.
Foncer droit devant comme un ours, clairement trop mal faits pour les plans et la ruse.
« Volontiers. »
Alors que cette tête cendrée se relevait, Aluhaliha grimpa sur sa monture bien-aimée, Jirouou, et s'élança vaillamment vers le village. Dans le pire des cas, Rashka le prendra en otage, ou le tuera peut-être même, mais les deux cas pourraient servir à unifier les hordes.
Un ennemi trop facile à comprendre nous permettra de nous unir. Le petit fossé qui existe entre les Paradua, les Ganra et moi sera comblé par le sacrifice d'Aluhaliha.
Aluhaliha lui-même le comprend.
On pourrait même dire que cet ancien chef m'ordonnait en quelque sorte d'unifier les hordes par son sacrifice.
Succès ou échec, les conséquences me nuisent peu.
Comprendre et pourtant ne pas comprendre... tout cela vient de ma naïveté.
« Quelle pensée méprisable. » Je soufflai un soupir et changeai d'avis.
Aluhaliha a demandé, et j'ai donné ma permission. Quand il est venu me parler, bien que ce fût juste un peu, j'ai ressenti un soulagement. Voir à quel point mon cœur était faible me donna envie de cracher dessus.
« Gi Gu, Hal, Gilmi, Gi Za, Gi Go, tenez-vous prêts. La bataille va bientôt commencer. »
Alors que j'ordonnais à mon second, Gi Gu Verbena, à Hal, le chef de Paradua, à Gilmi, le chef de Ganra, à Gi Za, le chef des druides, et à Gi Go Amatsuki, un noble, j'observai patiemment la bataille d'Aluhaliha.
◆◇◆
« Maître Aluhaliha est de retour. »
Un gobelin Gaidga rapporta à leur chef, Rashka.
« Allons alors à sa rencontre. »
Alors que Rashka se levait et menait les jeunes Gaidga, un cavalier entra depuis la lisière du village. Quand Rashka confirma qu'il s'agissait d'Aluhaliha, ses sourcils se froncèrent.
« ...Un seul cavalier ? »
« Paradua a été vaincu ? C'est impossible... »
Les gobelins environnants exprimèrent leurs craintes à voix haute. Mais d'un regard, Rashka les fit taire rapidement.
« J'annonce par la présente à Rashka de Gaidga. »
S'arrêtant à mi-chemin du village, Aluhaliha parla d'une voix si forte qu'on se demandait comment son corps vieillissant pouvait le permettre.
« Déposez vos armes maintenant et mettez-vous à genoux devant le roi ! Sinon, la tragédie de l'anéantissement total s'abattra sur vos Gaidga. »
« Paradua s'est rendu à l'ennemi ? »
« Maître Rashka, laissons... »
Ce jeune gobelin allait dire : « Tuons-le », mais quand il croisa le regard de Rashka, il se trouva incapable d'ouvrir la bouche. Il y avait aussi d'autres gobelins qui enrageaient de fureur, mais tout autant qui perdirent la volonté de se battre. Ceux autour de Rashka n'étaient pas différents. C'était juste qu'ils étaient trop choqués et ne pouvaient s'empêcher de fixer Aluhaliha, hébétés.
« Anéantissement... »
Quand Rashka vit le nombre de gobelins qui pâlissaient, la colère s'éveilla en lui.
Pour commencer, Aluhaliha connaissait déjà le plan depuis qu'ils avaient formé une alliance. Ils rassembleraient le pouvoir des quatre tribus, et ils conquérraient la Forteresse de l'Abîme.
S'ils ne le faisaient pas, les quatre tribus n'auraient pas d'avenir. Au minimum, ils ne pourraient pas faire face à leurs ancêtres.
Il connaissait le plan et pourtant... Pourquoi ? Rashka était perplexe. Mais alors il se souvint de la manière décontractée de parler d'Aluhaliha, et avec cela, il comprit.
— Le gobelin de l'est, celui qui a aidé Ganra. Ce gobelin à la peau grise, trois cornes et une queue.
Pour qu'Aluhaliha fasse une chose pareille, quelque chose a dû grandement l'influencer, et si c'est le cas, alors...
« De l'est... un gobelin. »
Impossible, pensa-t-il. Ce trône même dont il rêvait lui-même, cette existence fabuleuse pour laquelle il désespérait, le roi qui les sauverait.
« ...Pourquoi maintenant ? De tous les moments... »
C'était précisément parce qu'il désespérait du roi qu'il avait formé une alliance avec Paradua et essayé de prendre Ganra de force.
« Quelle est votre réponse !? »
Une lance à la main, Rashka seul avança.
« Aluhaliha sans honte, nous ne vivrons pas aux côtés d'un lâche qui a perdu sa fierté ! Pars et disparais ! Transmets cela à ton maître, bâtard ! »
Dans sa colère, Rashka lança sa lance. Elle décrivit une parabole dans l'air avant de se planter dans le sol devant Aluhaliha.
« Tu ne le regretteras pas ? »
« Je regrette d'avoir formé une alliance avec des lâches sans honte comme vous ! »
Rashka cracha des insultes en agitant le bras, mais Aluhaliha l'ignora simplement, se retournant après un léger hochement de tête.
Et puis Aluhaliha leva une lance.
À cet instant, des cris éclatèrent autour de la forêt. La terre trembla, les arbres tremblèrent, et les gobelins Gaidga paniquèrent tous en courant dans toutes les directions.
Bien que Rashka sache qu'ils avaient perdu la guerre psychologique, il continua de réprimander et de rassembler ses hommes. Il n'avait pas d'autre choix après tout.
« Salaud, Aluhaliha ! »
Il fixa haineusement le dos d'Aluhaliha, mais ce faisant, il vit cette silhouette.
« Chef des Gaidga ! »
S'il n'avait pas été si concentré sur Aluhaliha, peut-être aurait-il pu partir à travers la forêt pendant que les gobelins ennemis ne regardaient pas.
Peau grise et trois cornes, une queue qui se balance, une crinière noire qui flotte au vent, et une grande épée sur ses épaules. L'aura intimidante qui s'en dégageait parlait de sa force.
« ... »
À ce stade, Rashka parvint à se reprendre de sa colère. Eux qu'on appelait les plus forts des quatre tribus ne possédaient pas seulement une force herculéenne. Ils possédaient aussi un esprit sain et une volonté résolue.
Le gobelin devant lui était très probablement ce même gobelin qui s'était proclamé roi du village Gi de l'Est. Bien que Rashka lui-même ait traversé d'innombrables batailles, en voyant cette silhouette devant lui, il ne put s'empêcher de la contempler avec stupeur.
Il resta sans voix. Tout à l'heure encore, il brûlait de fureur devant la trahison d'Aluhaliha, mais maintenant il comprenait. Ce gobelin avait un charme. Un charme si fort qu'il ne voulait pas détourner les yeux.
« Chef des Gaidga ! »
Une voix qui faisait trembler la terre elle-même, quelle splendeur !
« Me voici ! »
Il devait répondre. En laissant les émotions qui bouillonnaient en lui prendre le contrôle, il dévoila ses crocs.
« Oseras-tu défier mon épée !? »
Face aux grands cieux, vêtu de flammes noires d'encre, cette grande épée se tourna progressivement vers lui. À cet instant, tout disparut. Sa tribu, le danger de la Forteresse de l'Abîme, tout s'évanouit.
Et fut remplacé par un désir de gagner. De remporter la victoire sur le gobelin devant lui. La noblesse du gobelin devant lui était juste aussi forte.
« Rashka, enfant de Mishka, accepte ton défi ! »
Ses crocs dévoilés, il rugit.