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Farming Life in Another World

Chapitre 831

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Chapitre 831

Chapitre 831

Chapitre 831/90592%~8 min de lecture1 469 mots

Le matin.

J’ai laissé derrière moi les événements survenus depuis hier midi et j’ai inspecté le village.

Lilius, Rigrul et Lat ont effectué leurs séances de course à pied.

Ils ont roulé à une allure impressionnante.

Cela constituait-il un exercice de renforcement musculaire ?

En me rappelant les propos de Hakuren, j’ai compris qu’elle avait assigné des missions, mais je n’avais relevé aucune précision.

J’espérais simplement qu’elles ne relèveraient pas de l’impossible.

......

J’ai décidé de vérifier cela plus tard.

Mon programme pour la journée a orienté mes travaux vers la station thermale.

Pour y accéder, j’ai utilisé la porte de transfert logée dans le Donjon du Grand Arbre, mais…

Comme le dock du navire universel bordait cet espace, le voyage émotionnel des enfants de Kuro, allergiques au vide, s’est révélé comparable à celui d’une montagne russe.

Constatant notre destination répétée, ils ont ralenti leur progression et vu leur motivation fléchir à l’approche des installations.

Dès qu’on a dépassé cette aire pour pénétrer dans le Donjon, leur état d’esprit a brusquement redressé.

Qualifier leur attitude d’amusante aurait paru inconvenant, mais la légèreté de leurs foulades, similaires à des sautillements, m’a tout de même plu.

Notre arrivée a valu à Ashura de sortir pour nous saluer.

Il s’est visiblement acclimaté à cet environnement.

Son entente parfaite avec la parenté féline, les guerriers fantomatiques et Yoru, responsable du mécanisme, m’a profondément soulagé.

Le nécromancien manquait à l’appel, absorbé par ses fonctions pédagogiques au Village du Grand Arbre, tandis que son antenne de recherche avait été implantée dans ce secteur thermal.

Lou, Flora et Tia venaient régulièrement y rejoindre l’érudit pour mener des protocoles communs.

Ma venue obéissait moins à une requête d’inspection de ladite salle qu’à…

…une supplique matinale formulée conjointement par Yoru et les félins, exigeant une régulation urgente face à une puanteur lancinante.

Située en périphérie, l’installation restait vulnérable face à de telles émanations.

Toute sécrétion olfactive désagréable agit comme un avertissement alarmant.

Cette alerte devenait critique lorsque l’origine demeurait obscure.

Ma fonction consistait davantage à servir d’éclaireur préventif qu’à enquêter sur la source précise.

Intentant de saisir des détails, j’ai constaté que l’érudit dispensait un cours et que Lou et Tia assuraient leurs services respectifs.

Flora avait disparu des radars.

Une méprise technique lors d’un processus scientifique représentait l’hypothèse la plus plausible.

Approchant le lieu suspect, les jeunes loups m’escortant ont lâché des gloussements pitoyables.

L’air commençait à se charger.

Une substance âcre venait agresser mes voies respiratoires.

Le supplice devait être intense pour les descendants de Kuro.

Leur obligation de rester accrochés à ma silhouette les empêchait de fuir.

Ils multipliaient les regards suppliants, manifestant un refus catégorique d’avancer.

Je me suis excusé mentalement.

La localisation du problème imposait une vérification immédiate.

Revenir en arrière pour muter l’escorte représentait une alternative viable.

Faire appel à la progéniture de Zabuton semblait pertinent.

Cette option présentait des imperfections notoires.

La décision a été prise.

La progression s’est poursuivie.

......

........................................

Mon moral a tremblé à deux reprises consécutives.

La saturation olfactive a atteint des sommets critiques.

Mon nez s’est tordu sous la pression chimique.

Ayant vaincu l’épuisement pour joindre l’accès, j’ai frappé. Absence de réponse, ouverture.

Une onde de fétidité fulgurante m’a percuté frontalement.

Les précédentes n’étaient que des suintements passifs.

Le franchissement de la limite a projeté l’essence pure du relent directement dans mes narines.

L’impact mémorable d’une telle exposition correspondait à une violence physique brute.

L’équilibre a vacillé.

Parallèlement à ma propre instabilité, le jeune garde chargé de ma sécurité a hurlé et a succombé net.

L’absence d’ancrage vital explique sa faiblesse.

L’inhalation massive a saturé ses organes.

Des spasmes violents ont secoué son torse.

Situation critique détectée.

J’ai soulevé le sujet basculé et ordonné un repli tactique immédiat.

J’ai extrait un fragment végétal protecteur pour neutraliser la crise dans une zone aérée.

......

Résultat favorable enregistré.

Rétablissement complet validé.

Analyse de l’état des lieux initiée.

Persistance du gaz malgré l’éloignement spatial garanti.

Contamination personnelle soupçonnée.

Hypothèse rejetée.

L’ouverture sans fermeture préalable de l’issue explicative confirme l’erreur.

La précipitation a pris le dessus sur la rigueur.

Diffusion panique anticipée dans le périmètre entier si cloisonnement non effectué.

Conséquences inacceptables identifiées.

Cloisonnement impératif.

......

Nouvelle insertion dans la zone contaminée nécessaire ?

Rituel ironique interne déclenché.

Capacité opérationnelle atteinte.

Volonté de combattre anéantie.

Refus confirmé de la patrouille canine.

Option unique identifiée.

Sollicitation de renforts engagée.

Effectifs disponibles recensés : Yoru, lignée féline, escadron spectral, Ashura.

Refus certain suite à la plainte initiale portée par les sollicités eux-mêmes.

Acceptation possible théorique, mais exclusion pratique privilégiant leur préservation.

Antériorité d’arrivée d’Ashura limitée.

Surentraînement exclu.

Projection focalisée sur l’unité spectrale.

Interrogation sur la sensibilité rémanente activée.

Indifférence consciente validée.

Demande de service adressée.

Mission de fermeture demandée.

Remerciements anticipés formulés.

Retour opéré rapidement.

Subject inconscient transporté.

Surpris.

Présence confirmée sur zone.

Intégrité corporelle interrogée.

Protocole de soin envisagé.

Doute surgit.

Compatibilité physiologique questionnée.

Consultation préalable omise.

Analyse décisionnelle bloquée.

Transfert vers colonie parentale envisagé.

Pollution olfactive dominante, priorité donnée à la survie.

Choix irréversible validé.

« A… je me porte… bien…

Pardonnez-moi. »

Au moment précis où je tendais les bras pour récupérer Flora, celle-ci a rouvert les yeux.

Une fois remise sur ses pieds grâce à ses propres forces, Flora a utilisé sa magie pour éliminer instantanément les traces de puanteur collées à ma personne, aux chevaliers mort-vivants et aux jeunes loups.

Elle a procédé ensuite à purifier son propre corps avant d’étendre l’effet nettoyant sur tout l’espace environnant le laboratoire.

Oh ! J’ai pu enfin souffler et respirer à pleins poumons.

La magie reste véritablement prodigieuse.

Et à présent, quel est l’état intérieur de ce laboratoire ?

Le nécromancien a informé que tout nettoyage était inutile puisque la source génératrice de l’odeur demeurait active.

Compréhension acquise.

Contremesures structurales exigées.

Origine recherchée.

« Ha ha ha… il s’agit simplement de recherches sur les aliments fermentés. »

Après l’avoir interrogée, il s’est avéré que Flora menait effectivement ces études relatives aux fermentations ici même.

Or, les travaux concernant le miso, le natto et les différents fromages continuaient au Village du Grand Arbre, non ?

« Oui.

Mais Anne et Ramurias attendaient un enfant à ce moment-là, n’est-ce pas ?

On m’avait prévenue que les femmes enceintes subissaient une hypersensibilité olfactive importante, alors…»

Était-elle au courant que l’odeur serait aussi forte ?

« Étant donné la nature des aliments fermentés qu’on manipule, cela allait de soi. »

Bon, on ne pouvait pas lui reprocher la logique de son raisonnement.

Cependant, l’intensité brutale de ce relent dépassait largement l’entendement habituel…

« Je vous présente mes excuses.

Nous avions pourtant prévu des protections magiques, mais nous ne nous attendions nullement à ce que l’arôme dégagé possède la faculté de dissiper les sorts.»

Donc, la puanteur avait effectivement anéanti les boucliers enchantés de Flora ?

« Exactement. Face à cette rupture magique, j’ai moi-même sombré dans l’inconscience…»

Bluffant.

« Certainement, n’est-ce pas remarquable !

Il s’agit en réalité d’une nouvelle arme de destruction massive!»

Vous parliez bien de recherches culinaires, là ?

« ……Oh, oui, tout à fait.»

Pour résumer les explications fournies par Flora…

la source de la fétidité tenait à une tentative récente de produire des conserves de poisson fermenté.

Des artifices magiques retenaient initialement les exhalaisons, mais la concentration odorante a fini par briser les runes, provoquant une fuite généralisée dans l’environnement immédiat.

Quelles contre-mesures envisageait-on dorénavant ?

« Nous renforcerons systématiquement les barrières enchantées.»

C’est noté.

Il faudrait également procéder à la rénovation complète des locaux expérimentaux.

Avec pour objectif strict d’empêcher toute émanation toxique vers l’extérieur.

J’ai confié les travaux spécifiques aux elfes des montagnes.

« Je vous serais reconnaissant de votre appui.»

Concernant le reste… j’ai décidé de m’excuser personnellement auprès de Yoru et de la famille des lions.

« Hein ?

Ce sera moi qui présenterai mes excuses.

Étant la responsable directe de la situation.»

Tout découlait évidemment de sa volonté de protéger Anne et Ramurias, c’était bien cela ?

« Mais non, je vous assure, pas du tout.»

Très bien, partons donc ensemble pour nous excuser tous les deux.

« Entendu, c’est convenu.»

Ainsi s’acheva définitivement l’épisode de la nauséabonde émanation provenant du laboratoire.

Quelques jours plus tard.

« Ces aliments fermentés qui dégageaient une puanteur si atroce.

Je croyais avoir commis une erreur irrémédiable, mais après les avoir grillés, le goût obtenu était exceptionnellement délicieux!»

Elle s’était effectivement nourrie de ce produit étrange ?

Quelle bravoure digestive.

Recevoir des retours positifs sur la saveur me ravita sincèrement, mais… qu’était-il advenu exactement de la charge odorante après cuisson ?

« Euh…

Ah, bah, voyez-vous, c’était plutôt…»

L’impact s’était retrouvé amplifié par deux facteurs ?

« Bien loin de là.

Le dispositif magique renforcé s’est intégralement disloqué.»

Je voyais clair dans le tableau.

Défense absolue d’importer cette denrée spécifique au Village du Grand Arbre.

« AAAhhhhh! »

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