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Farming Life in Another World

Chapitre 639

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Chapitre 639

Chapitre 639

Chapitre 639/73587%~8 min de lecture1 499 mots

La surface de l'étang de retenue, d'un calme plat, sans la moindre vague.

Je m'élance vers elle.

Depuis le sommet de la tour, il doit y avoir une bonne dizaine de mètres jusqu'à l'eau.

……

Mes pensées s'emballent dès que la chute commence.

Comment en suis-je arrivé là ?

Qu'ai-je fait de mal ?

Je réfléchi.

Sans que je m'en aperçoive, la tour s'était déplacée de « près de l'étang » à « au milieu de l'étang ».

Les hauts-elfes arboraient un sourire qui disait : « Nous avons travaillé dur. »

Pour une raison quelconque, le programme prévoyait que je plonge depuis le sommet de la tour vers l'étang.

Les demoiselles fonctionnaires avaient l'air de dire : « Nous avons fouillé plein de vieux livres. »

D'après ce que je comprends, je dois sauter vers l'étang depuis une planche qui dépasse d'environ un mètre au sommet de la tour.

La corde attachée à la ceinture autour de ma cheville a été remplacée par le fil de Zabuton.

Il est bien relié au bout de la planche.

En d'autres termes, c'est un saut à l'élastique.

Zabuton a fait valoir que comme c'est élastique, il n'y a pas de dégâts même si on est tiré par le fil.

Merci.

Mais une longueur de exactement dix mètres, est-ce bien raisonnable ?

C'est élastique, non ?

Je ne serai tiré que dopo avoir atteint la surface de l'eau, non ?

Qu'est-ce qui t'a pris, Zabuton !

Tu n'étais pas censée être de mon côté !

Ah, la surface de l'eau est déjà là.

Apparemment, il y a très longtemps, quand un dieu maléfique est descendu sur terre, il est tombé dans un étang.

À ce moment-là, il aurait claqué son corps contre la surface de l'eau *bitaan*.

Un belly flop, quoi.

On attend de moi que je reproduise ça, mais après un saut de dix mètres, je décline poliment le belly flop.

C'est pourquoi, dès que j'ai sauté de la tour, j'ai serré les jambes, croisé les bras devant ma poitrine, rentré le menton pour adopter une posture anti-choc.

Rentrer le menton, c'est aussi pour éviter que le fil de Zabuton ne s'enroule autour de mon cou.

Ah, je vois.

Si ça s'enroule en l'air, c'est dangereux, donc la longueur a une marge de sécurité.

……

Dans ce cas, je me demande si ce fil a un sens… mais peu importe.

Mes pieds touchent la surface de l'eau.

L'impact est plus faible que prévu.

J'enfonce mes pieds dans l'eau et ma tête plonge sous la surface.

Saison oblige, l'eau devrait être froide, mais les Pond Turtles ont réchauffé par magie l'eau autour de ma zone d'atterrissage prévue.

Donc la température n'est pas un problème, mais…

Mon corps s'enfonce bien plus profondément que je ne l'imaginais.

La surface est loin.

Pourtant, la flottabilité me ramène vite vers le haut.

Hm ?

C'est rapide.

Ce n'est pas le fil de Zabuton qui me tire.

On dirait qu'un courant m'emporte vers le haut.

À peine cette pensée traversée, je suis projeté hors de l'eau, dans les airs.

La pose devait être un peu bête, mais la foule massée autour de l'étang pousse un grand cri de joie.

Je replonge une fois, et le courant me remet en l'air au-dessus de la surface.

Nouveaux hourras.

Moi aussi, je finis par avoir la présence d'esprit pour saluer la foule.

Mais attendez un peu.

Là, je suis plus bas que la tour, mais plus haut que tout à l'heure.

Si ça continue, j'ai l'impression qu'on m'enverra plus haut que la tour.

Non, c'est certain.

Parce que la planche qui dépasse du sommet de la tour a été rentrée pour ne pas me heurter.

C'est ça.

On va m'envoyer plus haut que la tour.

Je n'avais pas été prévenu.

Ce sont les Pond Turtles qui me catapultent hors de l'eau en manipulant le courant.

Ils forment un bel anneau régulier autour de mon point de chute.

Et le fait qu'ils m'aient envoyé plus haut que prévu, je pense que c'est parce qu'ils étaient trop motivés.

Je veux le croire.

Ils ne me détestent pas, hein ?

Mon corps se trouve à une hauteur supérieure à la tour.

Le fait que l'entrée dans l'eau ne fasse pas mal, c'est aussi grâce aux Pond Turtles.

Merci.

Mais ça ne veut pas dire qu'il faut m'envoyer si haut.

Je n'aime pas les hauts lieux, moi.

Normalement, les hauteurs, ça fait peur.

Certes, avant de monter à la tour, j'ai fait le fanfaron.

« Dix mètres, c'est rien. »

Mais c'était parce que les gamins me regardaient.

Les Pond Turtles devraient apprendre ce genre de subtilités.

Enfin, j'ai râlé jusqu'à la tour, mais une fois sur la planche, j'ai ressenti un petit frisson d'excitation, comme dans cette émission où ils faisaient du plongeon de haut vol.

Réflexion faite.

Et j'avais oublié que cette émission avait continué mais avait dû supprimer le plongeon de haut vol parce qu'il y avait eu des blessés.

Le plongeon de haut vol, c'est dangereux.

Ne pas l'oublier.

Du coup, j'ai essayé de signaler aux Pond Turtles qu'on pouvait arrêter… mais les regards de la foule étaient bizarres.

Ils regardent en l'air, mais pas moi.

Y a-t-il quelqu'un d'autre que moi là-haut ?

Au moment où je pense ça, mon corps est saisi par quelque chose.

Hein ?

Je tourne la tête vers le haut et je vois un gros oiseau.

Un oiseau tout noir.

L'envergure… doit faire plus de dix mètres ?

Malgré cette taille, je pense « corbeau ».

Ah, un corbeau m'agrippe et tente de s'envoler vers le ciel.

Mauvais signe.

On va m'emmener quelque part !

Je le pense, mais *gakun*, l'ascension de l'oiseau s'arrête net.

La raison est simple.

Le fil de Zabuton attaché à la ceinture de ma cheville.

Zabuton, qui a grimpé au sommet de la tour, tire sur le fil.

Oh !

Mais le point faible, c'est que ça abîme ma cheville et la partie où le corbeau me tient.

Zabuton s'en rend compte tout de suite et lâche du fil en l'allongeant.

Le corbeau, triomphant, reprend son ascension.

Muu.

Vraiment mauvais.

Vont-ils m'emmener quelque part pour me manger ?

Je pourrais abattre le corbeau avec la [Outil agricole universel], mais je serais largué d'un haut lieu.

Est-ce que je dois le descendre en faisant confiance à l'arrivée d'un ange ?

Pendant que j'hésite, mon corps monte de plus en plus haut.

Et puis, une sensation bizarre à la ceinture de ma cheville.

Hm ?

Il y a un enfant de Zabuton sur ma cheville.

Il a grimpé le long du fil, apparemment.

Oh.

L'enfant de Zabuton attache un autre fil à la patte du corbeau.

Et il secoue le fil pour faire un signal.

L'ascension du corbeau s'arrête.

Et on tire vers le bas.

Avec une sacrée vigueur.

Pour la force, c'est la victoire écrasante de Zabuton.

Le sol approche.

L'inquiétude, maintenant, c'est que le corbeau ne me lâche pas… mais penser au pire ne sert à rien.

Mon corps est projeté en l'air.

L'enfant de Zabuton est resté sur la patte du corbeau.

Au moins, ça, c'est bon.

Ce qui m'a sauvé, ce n'est pas un ange, mais encore un gros oiseau que je n'ai jamais vu.

Un cygne tout blanc.

Il me tient dans son bec.

Comme ça ne fait pas mal, il n'a pas l'air de vouloir me manger.

Je vais le remercier, mais le cygne change de cap vers l'est.

…………

Hein ?

On est juste passé du corbeau au cygne ?

Je me le demande, et voilà qu'apparaît un cygne tout noir… un cygne noir, quoi ? Il attaque le cygne blanc.

Je suis à nouveau largué en l'air.

Je ne fais que tomber, moi.

Le suivant qui m'attrape, c'est un gros… paon ?

Je crois que c'est un paon, mais il crie « je ne suis pas un paon ordinaire » à en faire trop.

Il a un disque solaire sur le dos.

En y regardant de près, le dessin de chaque plume est travaillé dans les moindres détails.

Divin.

Ce paon va m'aider, peut-être ?

……

Le paon prend la direction du nord.

Raté.

À mon pied, un autre enfant de Zabuton, différent de tout à l'heure.

Oui, je compte sur toi.

J'en ai bavé.

Devant moi, soulagé sur le sol, il y a le gros corbeau et le gros paon ligotés par le fil de Zabuton, et le gros cygne blanc et le gros cygne noir qui ne sont pas attachés.

Les quatre ont l'air de connaître Zabuton, alors je lui laisse faire.

L'aigle aussi a l'air de connaître, il râle je ne sais quoi.

Vas-y, continue.

Moi aussi j'ai envie de râler, mais j'ai quelque chose à faire.

Pourquoi j'ai sauté de la tour, c'était pour l'ouverture du défilé.

Le vrai défilé commence maintenant.

Ah, avant le défilé, un bain.

Compris.

Je suis trempé et on m'a embarqué en altitude.

Le corps est froid.

Faut pas que je choppe un rhume.

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