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Farming Life in Another World

Chapitre 6

Farming Life in Another WorldFarming Life in Another World
Chapitre 6

Chapitre 6

Chapitre 6/659%~6 min de lecture1 124 mots

Je me suis réveillé.

Je me suis lavé le visage comme d'habitude, j'ai mangé le lapin grillé pour le petit déjeuner, puis je me suis mis en condition.

Mon objectif immédiat était de trouver des plantes à cultiver dans le champ.

J'ai pris mon [Outil agricole universel] et j'ai franchi le fossé avec entrain.

Et en voyant le champ, j'ai été surpris.

De petites pousses sortaient des billons.

Elles étaient parfaitement espacées.

……

Quelqu'un aurait semé les graines ?

Qui ?

De plus, même si c'était le cas, leur croissance était trop rapide.

Un dieu ?

J'ai regardé l'[Outil agricole universel] dans ma main.

……

J'ai couru vers la forêt, j'en ai scié du bois, puis j'ai sculpté l'image du dieu que j'avais croisé avant d'arriver ici.

À y réfléchir, il avait cet air entre l'homme âgé et le jeune homme.

C'était un dieu au charme étrange.

Ce n'était probablement pas parfait à mon niveau, mais le résultat ressemblait suffisamment.

Au fait, celui qui m'avait fourni l'[Outil agricole universel] avait mentionné avoir un autre domaine de compétence.

Comme je ne savais pas à quoi il ressemblait, je devais imaginer son apparence.

Étant chargé de l'agriculture, serait-il plutôt rondouillard ?

Ou bien fallait-il être plutôt agile pour s'adonner à cette tâche ?

Après toutes ces réflexions, j'ai fini par sculpter une statue rappelant le vieux bonhomme fleuri des contes.

Puis j'ai découpé une partie du tronc où je dormais pour y aménager un petit sanctuaire rudimentaire, et j'y ai installé les deux statues de bois.

« Merci, Seigneur ! »

Après une longue prière, mon objectif a changé.

Il devait protéger le champ.

Pour l'instant, je ferai le point sur la situation.

Le grand arbre servant de dortoir.

Le puits, le feu, les toilettes, ainsi que la palissade de rondins et le fossé les entourant.

Autour de ces installations se trouvaient les champs. Chacun d'une surface de cinquante mètres carrés, ils faisaient douze parcelles.

Une disposition en grille quatre fois quatre, les quatre cases centrales étant l'espace vital, le reste étant cultivé.

Champ champ champ champ

Champ Champ

Champ Champ

Champ champ champ champ

Et, dans toutes les parcelles, de petites pousses apparaissaient.

C'était moi qui devais protéger ce champ.

D'abord, je prévois d'établir une clôture autour du champ actuel.

Personne ne s'en approcherait.

Les bêtes ?

Je les retournerais en engrais avec mon [Outil agricole universel].

Fufufufufu.

Monté d'un engouement soudain, j'ai bâti une clôture de rondins encerclant le champ.

J'ai aussi creusé un nouveau fossé.

Par ailleurs, j'ai labouré et abattu la portion de forêt tout près, pour éviter qu'elle ne constitue un risque.

L'accès au bois deviendrait plus difficile, mais vu la possibilité d'une infiltration par les cimes, je n'avais guère le choix.

J'ai quand même ménagé un passage à chacune des quatre faces, avec des planches pour franchir le fossé.

Ces travaux ont pris environ cinq jours.

Pendant ce temps, les jeunes pousses ont grandi à vue d'œil. Six lapins à grandes dents et un rat aux dimensions d'un chiot, intrus ayant pénétré dans les cultures, ont fini par servir d'engrais.

Je n'ai même pas songé à les consommer.

La chair du sanglier géant me suffisait.

Je parlais de ce spécimen large de deux mètres, haut de deux mètres, et long de quatre environ.

Au départ, je m'étais montré nerveux, mais en le voyant avancer vers mes terres, j'ai pris mes responsabilités.

Grâce à la houe du [Outil agricole universel], je lui ai tranché la tête.

J'ai ensuite mangé sa chair allègrement.

Fufufu.

Je me sens pleinement accompli en ce moment.

Je suis heureux.

Pour les bêtes, je pensais avoir couvert tous les risques.

Mais les ennemis du champ ne se limitaient pas aux animaux.

Il y avait les oiseaux et les insectes.

Bien que je n'aie encore vu aucune bestiole aussi massive qu'un lapin, un rat ou un sanglier, oiseaux et insectes pullulaient sans aucun doute.

Le fait qu'ils n'aient pas encore attaqué s'expliquait sûrement par le manque d'intérêt de leurs yeux pour mes cultures actuelles.

Pourtant, dès la fructification, ils viendraient piller.

Il fallait absolument que je trouve une parade…

Tiens donc ?

Au fait, que donnaient ces pousses ?

Dans une parcelle donnée, la variété était identique, mais elle changeait d'un champ à l'autre.

C'étaient comestibles, non ?

J'espérais sincèrement que oui.

Si ça s'avérait être une plante ornementale, j'avais bien peur de m'effondrer sur place.

Et si elles avaient besoin de tuteurs ou d'un soutien quelconque ?

Pff.

Avec seulement mon intuition et mes notions théoriques, je savais pertinemment que mes connaissances agronomiques lacunaient lamentablement.

Si seulement j'avais étudié davantage lorsque j'étais alité à l'hôpital…

Regretter ne changerait rien.

Je ferais donc de mon mieux avec ce que je pouvais.

En attendant mieux, un épouvantail devrait suffire contre les oiseaux.

Tandis que je raisonnais ainsi, un bruit d'animal a résonné depuis la direction des cultures.

Cela ressemblait à un chien.

On aurait dit un canin qui tentait désespérément de paraître imposant.

Tenant mon [Outil agricole universel] à la main, je me suis avancé vers le bruit.

Au-delà de la palissade de rondins et du fossé, un grand chien attendait.

Il était d'un noir profond.

Sa taille désignait clairement un sujet de grande race.

Sa tête frôlait ma poitrine, et debout sur ses pattes arrière, il dépasserait nettement ma silhouette.

Le gros animal noir aboyait furieusement en ma direction.

Qu'était-ce donc ?

Étrangement, je ne décelais aucune hostilité.

Derrière le premier, un second individu tout aussi massif l'accompagnait.

À y regarder de près, les deux étaient criblés de blessures.

……

J'ai ouvert la porte d'entrée la plus proche et posé des planches sur le fossé.

L'animal qui aboyait s'est tu et m'a fixé du regard.

J'étais un peu intimidé.

J'ai braqué la houe du [Outil agricole universel] vers eux.

Peu à peu, mon esprit s'est calmé tout seul.

Reprenant mon calme, j'ai observé les deux chiens et y ai remarqué quelque chose.

Celle qui se tenait derrière était une femelle.

Son ventre était nettement rebondi.

Le mâle devait donc prendre l'avant.

Au vu de leur comportement, il s'agissait très certainement d'un couple.

Bon…

Il n'était pas question de les chasser.

Surtout que la femelle titubait visiblement, les pattes tremblotantes.

Le mâle, de son côté, me fixait parfois par-dessus son épaule, l'air inquiet.

……

Les chiens sont des alliés fidèles pour les cultivateurs.

Quand j'étais enfant, j'avais rêvé d'en adopter un, mais ce vœu était resté sans réponse.

Après avoir soupesé les motifs qui militaient en leur faveur, je détendis ma prise sur la houe.

Semblant saisir mon changement d'attitude, ils cessèrent de me menacer du regard.

Je ne savais pas s'ils comprenaient le langage, mais j'ai simplement fait signe aux deux compagnons d'entrer à l'intérieur de la clôture.

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