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Farming Life in Another World

Chapitre 548

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Chapitre 548

Chapitre 548

Chapitre 548/65584%~9 min de lecture1 736 mots

Je m'appelle Urza.

Fille de ma mère Hakuren et de mon père Hiraku, Urza.

Ni plus, ni moins.

Je vis actuellement dans la capitale royale du Royaume Démon.

Avec moi se trouvent mon petit frère Alfred, ma petite sœur Tizel, Asa, Metola, et mon majordome attitré Earth.

Au départ, c'était Nart qui devait accompagner Tizel à ma place, mais grâce à mes manœuvres, c'est devenue Tizel.

Je me suis excusée auprès de Nart, mais Nart partageait le même avis sur ce changement et a coopéré.

Parce qu'à nous deux, Nart et moi, on n'arrive pas à contenir Alfred.

Nart a expliqué à Alfred que cet échange visait à me contenir, et l'a chargé de convaincre papa……

Quoi qu'il en soit d'Alfred, le fait que papa ait accepté si facilement me laisse un goût d'inachevé.

Mais bon, le résultat est bon.

C'est moi et Tizel qui contiendrons Alfred.

C'est ce que je pensais, pourtant Tizel va au château royal presque chaque jour et est absente.

Je lui ai pourtant bien expliqué son rôle, est-ce qu'elle l'a oublié ?

C'est possible.

Asa et Earth sont aussi absents, donc nos forces sont largement insuffisantes.

Metola est forte, mais elle n'est pas faite pour la contention.

Dans ce cas, pas le choix.

Pour qu'Alfred ne parte pas en vrille, c'est moi qui vais veiller.

C'est pour ça que j'ai aussi repéré les assassins.

Un groupe de cinq, sans doute ?

Côté niveau, ils sont faibles.

Mais ils pourraient utiliser du poison.

Pas question de baisser la garde.

Je les ai fait éliminer par Metola.

Ces cinq-là disent avoir été engagés par la compagnie Dalphon.

La parole d'assassins n'est pas fiable, mais je vais laisser ça à Tizel.

Comme ça, je suis tranquille.

J'aimerais pouvoir le dire, mais il y a encore des assassins.

Par contre, impossible de savoir où ils sont.

Il n'y a que de l'intention meurtrière.

C'est certain, ce sont des assassins.

Leur niveau est incomparable avec celui du groupe de cinq.

Ils visent non seulement moi…… mais aussi Alfred.

Absolument inacceptable.

J'ai tenu trois jours, mais ça n'a pas marché.

Impossible de les localiser.

Ça m'énerve.

Pour autant, je ne me laisse pas aller.

J'ai grandi, moi.

J'ai demandé des renforts à l'oncle Gratz.

Il m'a envoyé une unité anti-assassins.

« Capturés.

C'était un duo. »

Rapport de l'oncle Gratz.

Ouf.

L'intention meurtrière a disparu.

Mais pourquoi nous avoir visées, nous ?

« Ah… c'est difficile à dire, mais on a découvert que vous êtes liées à Rulushia-san. »

« De maman Ru ? »

« Il y a peu, elle s'est beaucoup investie pour soigner un membre de la famille royale d'un certain pays.

Apparemment, c'est une représaille de l'organisation ennemie. »

« Une représaille qui nous vise, nous ? »

« Parce que viser Rulushia-san directement n'est pas réaliste, non ? »

« Parce qu'on est des enfants, c'est réaliste ? »

« Si on vise des enfants, même en cas d'échec, ça fait des dégâts.

« C'est comme ça ? »

« C'est comme ça.

Si vous êtes visées, Rulushia-san s'inquiétera, non ? »

« Elle va péter un câble et foncer sur le pays adverse, c'est sûr. »

« C'est prévisible, et pourtant je dois le signaler au village.

Tu comprends mon état d'esprit ? »

« Si tu le dis sérieusement, c'est la pire option. »

« Je sais bien.

Du coup, on ne pourrait pas faire comme si on n'avait pas repéré les assassins ? »

« Dire que nous les avons éliminés nous-mêmes ? »

« C'est la vérité, non ?

Comme ça, maman Ru n'en fera pas tout un plat, je pense. »

« Peut-être… mais bon. »

« Nous, on veut vivre tranquillement, mais pas sous la protection d'une armée de gardes. »

Il faut que papa et maman me reconnaissent comme une adulte.

Sinon, il n'y a aucun sens à avoir quitté le village pour venir ici.

« S'il te plaît, oncle Gratz.

La prochaine fois que ça dépasse mes capacités, je consulterai comme il faut. »

« …Compris.

Mais je ne peux pas faire un faux rapport.

Je signalerai que c'est Urza qui a repéré les assassins.

En même temps, je transmettrai bien tes sentiments.

Je dirai d'éviter d'en faire trop. »

« Et pour papa ? »

« Ah, ça dépend de Rulushia-san. »

« Je veux pas l'inquiéter, moi~ »

Grâce au rapport de l'oncle Gratz, Rigune-san, une Haute-Elfe, a rejoint notre garde.

Rigune-san, c'est la mère de ma mère Ria.

Donc c'est ma grand-mère Rigune, mais impossible de le dire.

Rigune-san est dans la garde, mais elle ne se montre pas.

Elle protège depuis l'ombre.

Par contre, on mange parfois ensemble.

Quand Rigune-san est à la maison, les frères Go viennent souvent.

Ils apprennent le maniement de l'arc et l'état d'esprit d'aventurier.

Moi aussi, j'apprends.

Alfred écoute aussi avec nous, mais est-ce qu'il s'intéresse vraiment aux aventuriers ?

Pour dire si ça lui va ou pas, je dirais que non…… mais je ne le dis pas.

Papa m'a prévenue qu'une parole anodine peut blesser profondément.

Ce n'est pas que j'ai baissé la garde.

L'adversaire était juste un ou deux crans au-dessus.

Il y a quelques heures, la guilde des aventuriers a appelé Rigune-san et les frères Go parce qu'un monstre inconnu est apparu dans la forêt du Nord.

Rigune-san a essayé de refuser à cause de ma garde, mais Alfred et moi, on était intéressées par ce monstre inconnu.

Du coup, on est parties de l'académie à six — moi, Alfred, Rigune-san, le frère Go, le frère Shi, le frère Buro — et on traversait la plaine vers la forêt du Nord quand…

On est tombées dans une embuscade.

Une trentaine de voyous qui nous attaquent.

Mais ils ne font pas le poids face à Rigune-san.

Elle les a balayés.

Laisser ces voyous en liberté n'est pas bien, mais on ne peut pas les tuer.

Pour les raccompagner, les trois frères Go, Shi et Buro sont retournés à la capitale.

Et pendant qu'on se demandait quoi faire, des renforts sont arrivés.

Encore une trentaine de voyous.

Pas de problème pour Rigune-san.

Mais notre garde s'est retrouvée amoindrie.

C'est là qu'ils ont visé.

Un grand maigre, genre grand échalas.

Habillé comme un marchand.

Comme il ne faisait pas voyou, je me suis dit qu'il était peut-être巻き込まれた, mais au moment où je pensais ça, il nous a lancé des couteaux.

Six lames.

Trois pour moi, trois pour Alfred.

Je peux les éviter.

Mais Alfred, c'est impossible.

Donc j'ai attrapé les trois qui venaient sur moi, je les ai lancés pour intercepter les trois qui visaient Alfred.

Réussi.

En même temps, une douleur sourde m'a traversée le flanc.

Une septième lame ?

Elle est plantée dans mon flanc.

Alfred pousse un cri.

C'est bon.

Ça ne fait rien.

« Alfred, fuis ! »

« Compris ! »

Alfred a pris la fuite.

Ni Alfred ni moi, on n'a pas reçu l'éducation qui fait qu'on tergiverse dans ce genre de situation.

Rester sur place à pousser des cris d'inquiétude, c'est utile seulement dans les pièces de théâtre.

Dans la réalité, ça ne fait que gêner.

En plus, cet adversaire est fort.

Incomparable avec les voyous.

Mais si je n'essaie pas de le battre, je peux m'en sortir.

Jusqu'à ce que Rigune-san finisse de balayer les voyous et revienne, c'est certain……

Un cri qu'on ne veut pas entendre a retenti.

Quand je me suis tournée vers le cri, il y avait un groupe qui attendait Alfred en fuite.

Et Alfred a été transpercé par une volée de flèches venue de ce groupe.

……

Ce n'est pas que j'ai baissé la garde.

L'adversaire était juste un ou deux crans au-dessus.

Échec.

Mais la réflexion, c'est pour après.

J'ignore l'homme genre marchand devant moi, j'appelle Rigune-san qui gère les voyous, et je cours de toutes mes forces.

Il faut mettre de la distance, ne serait-ce qu'un peu.

Alfred fait un scandale.

Alfred a pris des flèches et il est mort ?

Pas possible qu'Alfred crève pour si peu.

Regarde, son corps devient transparent.

C'est la brumisation.

Dans cet état, aucune attaque physique ne marche.

C'est de la triche, je trouve.

Par contre, il ne peut pas attaquer non plus.

Mais Alfred ne peut pas attaquer, par contre, il a plein d'autres moyens.

L'ombre d'Alfred s'étend démesurément.

Et de là naissent des soldats d'ombre.

Eux, ils attaquent sans discrimination.

Avant, au village, il les a invoqués et il s'est fait engueuler sévère par papa.

Depuis, c'était scellé, mais là, c'est hors de question.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

Je réponds à la question de Rigune-san.

« Alfred, quand il reçoit une attaque, il se brumise……

Mais il ne maîtrise pas bien cet état, ou plutôt, quand il se brumise, il part en vrille. »

Les soldats d'ombre nés de l'ombre d'Alfred se jettent sur le groupe qui l'attendait.

Les soldats d'ombre ne sont pas très forts, mais ils sont tenaces…… ça ne peut pas continuer comme ça.

Honnêtement, peu m'importe ce qui arrive aux agresseurs, mais après coup, Alfred pourrait le regretter.

Par contre, si on s'approche maladroitement, on devient nous-mêmes des cibles.

Que faire.

C'est pour ce genre de cas que j'avais demandé à Tizel de venir, et elle n'est pas là.

C'est rageant.

Ah, Rigune-san, les flèches ne marchent pas sur les soldats d'ombre.

Il y a des dégâts, mais taper à mains nues est plus efficace.

Les soldats d'ombre se jettent sur l'homme genre grand maigre marchand.

Il les abat, mais ils renaissent sans cesse.

Il a été submergé par la vague en un instant.

J'aimerais qu'il paie pour mon flanc, mais si ça continue…

Les voyous que Rigune-san gérait se font aussi avoir par les soldats d'ombre.

Pendant qu'on ne sait pas quoi faire, l'ombre d'Alfred bouge encore.

Elle arrête de produire des soldats et se met à tracer un cercle magique avec l'ombre.

« Qu'est-ce qu'Alfred compte faire ? »

À Rigune-san qui s'inquiète, j'explique.

« Euh… il invoque quelqu'un avec qui il a un contrat préalable. »

« De la magie d'invocation ?

Qu'est-ce qu'il appelle ? »

« Je sais pas… mais j'espère que ce sera quelqu'un avec qui on peut parler. »

L'Alfred en état de vrille a prononcé le nom de celui qu'il invoquait.

Une silhouette apparaît du cercle magique d'ombre.

Moi aussi, je l'ai appelé.

« Kuroichi ! »

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