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Farming Life in Another World

Chapitre 1070

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Chapitre 1070

Chapitre 1070

Chapitre 1070/107699%~7 min de lecture1 291 mots

Je m'appelle Yame.

J'ai mis dans une assiette les cacahuètes que le chef de village avait apportées, et je les ai mangées.

C'est bon.

Vraiment bon.

Les oiseaux et les poules, qui le savaient, faisaient du vacarme dehors de l'auberge pour en réclamer.

J'avais entendu qu'il n'y avait pas de problème à leur en donner, alors j'en ai émietté un peu pour elles, mais c'était une erreur.

Les oiseaux et les poules ont semblé les adorer.

Puisque le chef de village m'avait aussi dit de ne pas trop leur en donner, aujourd'hui c'est non.

Ce sera pour demain.

On dit que je suis douce pour une démone.

Moi aussi je le pense.

Je ne me mets pas souvent en colère.

Il y en a bien qui arrivaient à m'énerver, ceci dit.

Et voilà qu'une situation qui me met en colère s'est produite.

Quelqu'un a pénétré dans l'auberge de la base et a mangé toutes les cacahuètes.

Qui ça peut-il bien être ?

Je suis allée voir le poulailler d'abord.

À ma question, les oiseaux ont répondu qu'ils ne savaient pas.

Oui, je sais.

Les oiseaux ne me volent pas mes affaires.

Quand ils me les prennent, ils le font sous mes yeux.

Je suis allée au poulailler ensuite.

……

Oui, ça va.

Pas la peine de répondre.

Il en manque une.

Héhé.

Si elle croit pouvoir m'échapper, elle a du cran.

Je l'attraperai, coûte que coûte.

Ça m'a pris trois jours environ pour l'attraper.

La poule était exténuée, mais moi aussi j'étais exténuée.

Mais le vol de nourriture, je ne pardonne pas.

Et puis, les cacahuètes non émiettées, ça leur reste coincé dans la gorge.

C'est dangereux, alors non.

Qu'elle réfléchisse.

Bon, je ne la priverai pas de nourriture pour autant.

Elle n'a pas dû bien manger pendant sa fuite.

Moi non plus je n'ai pas mangé.

Ah, j'ai faim.

J'ai ramené la poule attrapée au poulailler et je suis rentrée à l'auberge.

Dans la salle à manger, il y avait des hauts-elfes et des hommes-lézards qui mangeaient du pain en silence.

Hein ?

Juste du pain ?

Et l'accompagnement ?

J'aimerais bien qu'ils ne me répondent pas par des bruits de mastication.

B, bon, je vais vite faire quelque chose.

Euh, s'il y a du pain, je peux faire une soupe, non ?

Ça va vite.

Oui, donc pas de réponse par bruits de mastication.

Je mettrai plein d'ingrédients.

Quand le chef de village est venu, j'ai demandé un champ de cacahuètes.

Puisque les oiseaux et les poules les ont aimées.

C'est pour ça que j'ai un mot pour les oiseaux et les poules.

Je pense que vous l'avez compris, mais si vous saccagez le champ, je me fâcherai.

Oui, elles ont l'air d'avoir bien compris, tant mieux.

Je montre au chef de village, arrivé sur l'île, le coffre au trésor reçu des sirènes en paiement de l'utilisation des bains de la côte.

La dernière fois qu'il avait apporté des cacahuètes, j'étais pas mal occupée, alors.

Cette fois, j'avais le loisir de boire le thé à l'auberge.

Et le chef de village s'est jeté sur le casse-tête de la serrure du coffre.

Je m'y attendais, mais ça, c'est difficile.

Pas seulement moi, les hauts-elfes et les hommes-lézards n'ont pas réussi non plus.

Les races marines ont dit que c'était impossible aussi, alors il faut appeler quelqu'un qui a la technique pour ouvrir les serrures……

Ah, incroyable.

Le chef de village l'a résolu.

Hein ?

Comment il a fait ?

Si tu bouges cette partie, celle-ci gêne, non ?

À ce stade, tu retournes la serrure ?

Ah, c'est ça.

Mince, pourquoi je m'en suis pas rendu compte.

Le contenu du coffre… c'est juste de l'or, de l'argent et des trésors.

Rien d'intéressant.

Bon, comme paiement pour les bains de la côte, c'est suffisant.

Je l'ai donné au chef de village.

Moi, ce casse-tête de serrure me suffit.

J'ai compris comment le résoudre, après tout.

En voyant l'or et l'argent, je me suis rappelé : mes biens, ils sont où, déjà ?

S'il n'y en a plus, je laisse tomber, mais ça me tracasse.

Mais le terrain et tout a pas mal changé, alors.

Les villes que je connaissais étaient en ruines.

Si je demande à Gucci, Burga ou Stefano, ils vont me pondre des conditions impossibles, alors j'y renonce.

Même sans conditions impossibles, ils ramèneraient leur lot d'ennuis.

Je note juste pour ne pas oublier l'histoire des biens, et le reste, ce sera pour quand l'occasion se présentera.

De toute façon, l'actuelle moi n'a pas spécialement besoin de biens.

Ce qu'il faut à l'actuelle moi…

C'est un bouclier.

Oui, un bouclier.

Avec ça, je suis tranquille.

Je vais m'efforcer d'en faire un.

J'ai bien un bouclier reçu du chef de village, mais celui-là, c'est pour les moments importants.

Je veux un bouclier utilisable au quotidien.

……

Vous ne comprenez probablement pas ce que je dis, mais moi non plus je ne comprends pas trop.

Non, le bouclier reçu du chef de village, au début c'était une fabrication simple, mais le chef de village y a mis la main et y a ajouté des décorations somptueuses.

Du coup, c'est un objet de cérémonie.

Trop luxueux pour un usage quotidien.

Du coup, le bouclier reçu est exposé dans la grande salle de l'auberge de la base.

Et ne pas avoir de bouclier sur moi, ça m'inquiète.

La vie sur l'île ne m'inquiète pas, ceci dit.

Mais quand même, en avoir un, c'est rassurant.

C'est pour ça que… je cherche un bois convenable sur la plage.

Je ne joue pas, hein.

Et si j'utilisais le bois de réparation du voilier pour faire un bouclier ?

C'est du bois pour voilier.

L'utiliser pour mon bouclier, ce serait du gâchis.

Mon bouclier, je le fais avec du bois ramassé.

C'est amplement suffisant.

Un dirigeable est arrivé sur l'île.

C'était Urza, à bord.

Urza a proposé une liaison régulière par dirigeable entre la ville où elle a sa base et cette île.

Pour l'île, pouvoir se relier au continent, c'est reconnaissant, mais ce qu'on peut exporter de l'île est limité, tu sais ?

En cherchant, il y a peut-être quelque chose, mais pour l'instant, la seule chose qui a de la valeur, ce sont les plumes d'oiseaux.

Et vu le nombre d'oiseaux, la production n'est pas si élevée.

Quand le chef de village vient, la quantité qu'il peut emporter à la main suffit.

Ce sont des plumes, c'est léger.

Pas besoin de dirigeable pour les transporter.

Bon, Urza le sait sûrement, alors…

Je lui ai peut-être fait perdre son temps.

Liaison régulière, dirigeable ou pas, c'est apprécié, alors j'accepte.

Mais il y a le problème du coût, alors pour commencer, quelques vols par an.

Si on arrive à produire quelque chose à exporter de l'île, on augmentera la fréquence.

Urza, arrivée par dirigeable, est restée trois jours sur l'île.

Elle a couru dans les forêts et les montagnes de l'île.

Pas au sens figuré, vraiment.

La bête de glace qui l'accompagnait avait l'air d'avoir un peu de mal.

Elle avait l'air épanouie, ceci dit.

Elle pourrait se calmer un peu, je me dis, mais elle est jeune.

C'est pas grave.

Les jeunes, c'est comme ça.

Tant qu'elle ne se blesse pas, c'est bon.

……

Les égratignures qu'elle s'est faites en fonçant dans les buissons, ça compte comme blessures ?

J'hésite.

C'est la preuve qu'elle a de l'énergie, mais c'est une fille.

Non, même pour un garçon, les égratignures, c'est pas bien.

Je la soignerai et je la gronderai.

Et puis, essayer de casser le casse-tête de serrure parce qu'elle n'arrive pas à le résoudre, c'est pas bien.

Qu'elle utilise sa tête.

Et qu'elle ait la largesse d'esprit pour en rire même si elle n'y arrive pas.

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