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Farming Life in Another World

Chapitre 1063

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Chapitre 1063

Chapitre 1063

Chapitre 1063/107699%~9 min de lecture1 639 mots

Je m'appelle Hiraku.

Hiraku Machio.

Je suis chef d'un petit village.

Et récemment, il a été décidé que je développerais une île.

Je ne sais pas ce que je pourrai faire, mais je compte m'y mettre du mieux que je peux.

J'ai eu droit au thé de Yame.

C'est bon.

Vraiment bon.

Le thé vert qu'on voyait à la télé dans le monde d'avant, c'était peut-être ça.

Je n'en veux pas tous les jours, mais une fois par an... non, une fois tous les quelques ans... non, si le souvenir du goût s'est effacé, alors ça vaudrait le coup d'en boire.

Il a ce charme qui fait penser ça.

Ma gorge le rejette, j'ai envie de vomir, pourtant.

Le déplacement vers l'île se fait par magie de transfert.

Je demande à l'Origine ou à Rana.

Au début, on y est allés en voilier.

Pour le premier débarquement, je voulais essayer par la mer.

Juste ça.

L'île a été plus ou moins aménagée par l'équipe d'enquête qui nous a devancés.

Ce n'est pas que je n'avais pas envie de la faire moi-même, mais pour autant, je ne peux pas dire à ceux qui sont arrivés les premiers de ne pas construire toilettes, cuisine et dortoirs.

Du coup, l'île n'a pas l'air déserte.

Bon, au moment du premier débarquement, il y a eu l'idée de choisir un endroit intact pour faire genre « arrivée sur une île déserte », mais comme j'ai fait mon caprice en disant que je voulais débarquer en bateau, j'ai renoncé.

On m'a dit de ne pas me retenir, mais c'est pas ça.

C'est juste que j'ai d'autres trucs que je veux faire, donc je me retiens.

Désolé.

Et puis le développement.

J'ai bossé avec la [Outil agricole universel].

J'ai ouvert des chemins, aplani des emplacements pour les bâtiments, creusé des grottes.

Ça me rappelle quand je vivais tout seul.

On dirait même que la [Outil agricole universel] est contente.

Les hauts-elfes construisent les fondations des bâtiments en un rien de temps.

Dans ces moments-là, on devrait sans doute utiliser les machines humanoïdes polyvalentes lourdes, mais les amener sur le chantier, c'est la galère.

En plus, elles servent pour les fondations, mais pour les finitions des bâtiments, elles sont pas très utiles.

Au mieux, on peut utiliser leur gros gabarit comme établi mobile.

Franchement, ce serait gâché.

Une seule unité pour le travail sous-marin suffit.

Ah oui, tiens, ça n'a rien à voir mais Yor a obtenu sa combinaison de pilote.

Elle fait joyeusement le tour du village avec les machines humanoïdes polyvalentes.

Mais bon, c'est une débutante au pilotage.

Une petite erreur et elle s'est vautrée en beauté.

Yor est indemne, mais la machine qu'elle pilotait est bonne pour la casse.

Actuellement, elle est effondrée.

Les installations et l'équipement de l'île se mettent en place correctement, mais il manque l'essentiel.

La production alimentaire.

Laissé à l'état naturel, Yame-san peut vivre toute seule sans problème.

Mais si on est une dizaine, ça devient tendu.

L'enquête a conclu à ça.

En vrai, Yame-san n'avait pas non plus une alimentation si riche que ça.

Du coup, c'est le tour de la [Outil agricole universel]...

Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir cultiver sur cette île ?

Ils disaient que le vent est rude.

Les endroits propices aux champs semblent rares.

Comme c'est un coin tropical, on devrait peut-être miser sur les fruits ?

Ananas, mangues, mandarines, citrons verts... les bananes aussi, pourquoi pas.

Pour les céréales... vu le vent, mieux vaut mettre l'accent sur les tubercules.

Et puis des radis, carottes, navets, ce genre de légumes-racines.

La canne à sucre, ça pourrait le faire aussi.

J'aimerais bien du café et du thé.

Ah, tiens, comme au quatrième village, on pourrait essayer de cultiver des épices.

...

Quand je m'en suis rendu compte, j'avais labouré une sacrée surface.

Bon, j'ai peut-être trop fait.

Et j'aurais dû réfléchir un peu plus à la période.

J'ai l'air de m'emballer plus que je ne le pensais.

Calme-toi.

D'après les rapports, il n'y a pas de bêtes magiques ou de monstres puissants sur cette île.

C'est sûr.

Mais y en a pas du tout non plus.

Y a des petites bêtes magiques et des petits monstres.

Y a même des slimes, paraît-il.

Faut pas oublier la vigilance.

J'ai prévenu les enfants de Kuro et ceux de Zabuton qui me font office de garde du corps.

Pas de relâchement, hein.

Les oiseaux que Yame-san chérit.

Je sais pas trop l'espèce, mais ça ressemble à des perroquets.

Ils ont des plumes colorées.

Et ces plumes.

Yame les a ramenées au village du Grand Arbre comme souvenirs de l'île, et Ru a réagi direct.

« Des plumes d'oiseau polychrome !! »

Yame voulait faire plaisir aux gamins, mais comme je lui ai dit que les plumes avaient de la valeur, elle va maintenant les collectionner pour nous.

Elle pensait demander un paiement, apparemment.

Mais c'est Yame, elle risque de dire que ça appartient aux oiseaux.

...

Elle le dirait vraiment, celle-là.

Je vais prévoir de donner de la nourriture aux oiseaux en échange.

Qu'est-ce qu'ils mangent ?

Des graines de tournesol, peut-être ?

Les oiseaux ont mangé les graines de tournesol avec plaisir.

Bien.

Parce que cet été, j'en ai un peu trop cultivé.

À la base, c'était pour nourrir les poules, mais les servantes oni qui s'en occupent m'avaient dit de pas trop leur en donner.

Du coup, les oiseaux de l'île aussi, pas de surconsommation, hein.

Au passage, le poussin de phénix Aigis et l'aigle, ils regardent même pas les graines de tournesol.

Ils préfèrent la viande ou le poisson grillés.

Le poste de guet sur l'île.

Il est costaud, mais prévu pour casser.

Le raisonnement, c'est que c'est moins cher de bâtir un poste de guet simple qui casse facile et de le reconstruire, plutôt que d'en faire un solide et de le réparer sans arrêt.

L'ampleur des tempêtes de l'île, je l'ai seulement entendue de la bouche de Yame.

En vrai, c'est qu'en le vivant qu'on sait.

Ce qu'on veut éviter le plus, c'est de faire costaud et que ça casse quand même.

J'aimerais bien un chemin de fer qui relie le port en construction et l'auberge bâtie par l'équipe d'enquête.

Le chemin de fer qu'on a étudié au cinquième village, interrompu, modifié.

Le problème, c'est pas technique, c'est moral : les rails risquent de se faire voler.

Mais sur cette île, personne ne vole.

Même si on vole, les moyens de sortir le butin de l'île sont limités.

C'est quasi safe.

Le hic, c'est que la mer est proche, donc les rails en fer rouillent, mais Gatto et les forgerons du village de Howlin bossent depuis un moment sur un fer qui rouille pas.

Ce sera du fer mélangé à un minerai rare, mais ici, on peut se le permettre.

Ah, faut pas le faire tout de suite.

Quand y aura de la marge.

Je le dirai à Gatto et aux autres.

Pas de précipitation.

Je nettoie la plage.

Même sur une île déserte, y a toujours des trucs qui s'échouent sur la plage.

Principalement des algues, du bois flotté, des noix, des racines, des feuilles, des carcasses de poissons et crustacés.

La carcasse d'une raie géante, l'odeur était atroce.

Un truc qui ressemblait à des œufs de grenouille géante, bête magique ou monstre, on sait pas... j'ai pas su quoi en faire.

Les races marines m'ont conseillé de les brûler, alors je les ai flambées en grand.

Je nettoyais la plage tout seul, mais avant que je m'en rende compte, les races marines m'aidaient.

C'est pour remercier du banquet.

Désolé.

Ça aide.

À la fin, tous ensemble, on a ratissé la plage avec des gros râteaux comme pour récupérer les déchets enfouis.

La plage est devenue pas mal propre.

Ça donne envie de mettre des parasols.

Bon, faudra nettoyer régulièrement, ceci dit.

Yame a dit qu'il allait y avoir de la grosse pluie.

Jugement à partir du vent et du ciel au loin.

Les hauts-elfes, la race des anges, les races marines aussi disent que le temps va se gâter.

Alors ça va se gâter.

On m'a conseillé de rentrer au village, mais j'ai décidé de passer une nuit à l'auberge qu'a bâtie l'équipe d'enquête.

Je voulais vivre la pluie de l'île.

Mais ça veut pas dire que tout le monde doit rester.

Seulement quelques-uns restent sur l'île.

Alors j'ai fait rentrer la majorité.

Y a eu pas mal de résistance, ceci dit.

Ceux qui restent sur l'île : moi, trois loups infernaux, dix araignées démons.

Et en guise de garde du corps, l'homme-bête Gulf.

Et Yame.

Elle est restée parce qu'elle connaît bien l'île.

Les races marines se sont réfugiées dans les fonds marins près de l'île.

Elles disent qu'elles accourront s'il se passe quelque chose, mais je leur ai dit de pas forcer.

Ou ouais, vraiment, forcez pas.

De notre côté, ça va.

Puisque l'Origine qui peut utiliser la magie de transfert est revenue sur l'île.

Au pire, on peut fuir.

Grosse pluie.

Une quantité de pluie dingue.

Et un vent terrible.

On dirait un typhon.

Mais l'auberge ne bronche pas.

Depuis que j'ai dit que je restais, elle a été renforcée.

Pas de fuites.

Le poulailler a été renforcé pareil, donc y a pas de souci.

J'ai pensé à évacuer les oiseaux dans l'auberge, mais ils ont refusé parce qu'il y a des œufs.

Du coup, on a renforcé à fond.

Plus qu'à attendre que la pluie s'arrête.

Selon Yame, demain à l'aube, il devrait faire beau.

Je la crois, et on a passé la nuit à jouer dans la grande salle.

Le lendemain matin.

Grand soleil.

L'auberge et le poulailler sont intacts.

Pas de dégâts.

Bien.

Le poste de guet, lui, a cassé.

Oh.

La plage qu'on avait nettoyée, elle est redevenue dans un état pas possible.

Ouh.

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