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Farming Life in Another World

Chapitre 1057

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Chapitre 1057

Chapitre 1057

Chapitre 1057/107698%~7 min de lecture1 376 mots

« Je m'appelle Yame. »

Emmenée par Urza, je me rendis à la résidence du chef du Cinquième Village.

Et depuis un endroit louche…

Ah, une porte de transfert.

On se déplace par porte de transfert, hein.

L'existence d'une porte de transfert ici est un secret ?

Compris.

Je ne le dirai jamais.

Je ne m'en servirai pas non plus comme monnaie d'échange le moment venu.

Je le jure.

…Oui, hier, Prada m'a menacée de toutes parts.

Et de l'autre côté de la porte de transfert… un donjon ?

Ah, il y a bien un court couloir jusqu'à la sortie, mais les visiteurs font un détour.

C'est probablement pour la sécurité.

C'est inévitable.

On ne peut pas me laisser seule, je suppose, mais désolée d'avoir fait faire ce détour à Urza et aux autres.

Et on me dit de ne pas quitter Urza.

Parce que ce donjon est plein d'araignées.

En plus, il y en a qui ont fait une évolution bizarre.

Les arachnes, c'est pas des existences super rares, normalement ?

Tout en regardant l'arachné saluer poliment Urza, j'attrapai la manche d'Urza.

Je ne la lâche pas.

Ça doit être dur de marcher, mais supporte.

Nous parvînmes enfin à la sortie du donjon.

Je regardai autour de moi…

Des champs, une forêt… un genre de grand stade ?

Hé, c'est un endroit pour faire courir des chevaux.

Et puis, des machines humanoïdes polyvalentes à pattes multiples.

Oh, un amateur éclairé.

Et le grand manoir qu'on voit au loin, c'est la maison d'Urza.

Heu, pour confirmer, c'est où, ici ?

Ce ne serait pas la Forêt de la Mort, par hasard ?

L'ambiance de la forêt, je la connais.

C'était avant de dormir, mais je suis déjà venue une fois.

Regarde, y a des Inferno Wolves !

Et en plus, plusieurs !

Ils remuent la queue, pourtant !

Ils font la queue pour se faire caresser par Urza, pourtant !

C'est quoi, cet endroit !

Une voiture était prête à la sortie du donjon, alors on monta dedans pour se déplacer.

Plusieurs Inferno Wolves couraient à nos côtés.

Selon Urza, c'est une escorte.

Et devant le manoir.

Une foule nous attendait.

Ce doit être l'accueil pour Urza.

Mais cette fois, comme je suis là, ils font les salutations protocolaires comme il faut.

Le père d'Urza, le chef de ce village, m'a souhaité la bienvenue…

Normal.

Un humain normal.

Mais moi, je ne me laisse pas avoir.

Je sais que quand l'écart de puissance est trop grand, on n'arrive plus à trouver l'autre incroyable.

Parce qu'il n'est pas une cible de comparaison.

Donc, peu importe à quel point il a l'air normal, il ne faut pas baisser la garde.

Non, mais vraiment, il a l'air normal, pourtant.

Rappelle-toi les mots de Prada.

Il peut tenir tête aux dragons.

Avant même qu'il ne s'énerve, ce sont les dragons qui sortent.

Il a battu des dragons et les a pris pour épouses.

Comment qu'on y réfléchisse, c'est pas normal !

Et pourtant, on a l'impression que c'est normal.

C'est, c'est terrifiant.

Un tel chef de village m'a fait la remarque d'utiliser Urza comme bouclier.

Mais mais, lâcher Urza, c'est flippant pour plein de raisons.

Ah, oui, ce dragon et cette araignée là-bas sont encore plus flippants, c'est sûr.

J'ai compris.

Mais j'aimerais qu'on comprenne aussi que j'ai peur.

On me tendit un bouclier en remplacement d'Urza.

C'est en bois, mais comme des écailles de dragon y sont collées, il a l'air costaud.

Il a l'air fiable, mais… une cible ?

Hein ?

C'est une cible, ça ?

Si je le lève, on m'attaque ?

Donnez-moi pas un truc pareil !

Je lâche pas Urza !

On me montra la cible devenir une cible.

Un ange lança une lance d'une puissance ridicule, et la cible explosa.

Les jambes me lâchèrent.

Et cet ange qui a lancé la lance.

Il porte sûrement le sang de la race divine que je connais.

La forme pour lancer la lance, et les yeux juste avant le lancer, c'étaient les mêmes.

En échange d'un bouclier en fer, Urza fut libérée.

Ouais, forcément, le dragon et l'araignée s'approchaient petit à petit avec un sourire qui n'atteignait pas leurs yeux.

C'est… ce… genre de type qu'il ne faut surtout pas avoir pour ennemi.

Et merci au chef de village d'avoir agi pour qu'on ne devienne pas ennemis.

Hein ?

Quelqu'un qui me connaît va bientôt arriver ?

Ah, le démon qui garde l'enfant du dragon.

J'en ai entendu parler, j'en ai entendu parler.

Huh ?

De l'autre côté, on me connaît ?

Dans ce cas, les possibilités sont limitées, mais…

Huh ?

Pourquoi suis-je dans un lit ?

Depuis quand ?

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Je ne crois pas être morte…

Et ici, c'est… ah, le manoir du père d'Urza, peut-être ?

On m'a donné une chambre pas mal, apparemment.

Ah… mes vêtements sont intacts.

Évidemment, on ne va pas déshabiller une invitée venue comme cliente.

J'ai l'air d'avoir sali le lit, désolée.

J'ai dû dormir longtemps.

Mon corps garde une sensation de fatigue, ceci dit.

Ah, j'ai l'impression d'avoir fait un mauvais rêve.

Les visages de trois personnes que je préférerais ne pas revoir me traversent l'esprit.

[Héros] Guchi, [Charité] Buruga, [Bienveillance] Sutefano.

Trois garnements qui ne me respectent pas un brin.

Ils ont traîné la faible moi partout et m'ont fait vivre l'enfer.

Combien de fois suis-je morte.

Et combien de fois j'ai dû essuyer leurs dégâts.

Rien que d'y repenser, l'estomac me…

Non non non.

Il ne faut pas y penser.

Je vais les retrouver.

Regarde, le visage de Buruga qui dépasse par la porte de la chambre… gyaaaaaaaaaah !!!!

Hein ?

Pourquoi suis-je dans un lit ?

J'ai l'impression de revivre la même chose.

Mon imagination ?

J'espère que c'est mon imagination.

Ah ah ah.

Regardons la réalité en face.

Guchi, Buruga, Sutefano étaient là.

Euh, c'est quoi, ici.

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ces trois-là, même parmi les démons, ce sont des démons à problèmes qu'on traite à part.

Et Prada, elle le savait et elle a rien dit.

Je lui pardonne pas.

Le fait que je puisse réfléchir aussi calmement, c'est grâce au bouclier en bois que le chef de village m'a donné.

Mon esprit se stabilise.

Comme prévu, le bouclier, c'est le bois.

Le bois, et rien d'autre.

Et le chef de village.

Il a empêché Guchi, Buruga et Sutefano de s'approcher de moi.

Ces trois-là qui obéissent docilement !

Comme attendu du chef de village !

Ma plus grande gratitude au chef de village !

Je vous frappe une fois ?

Non non, c'est pas une question de goût ou quoi, je n'aime juste pas la douleur.

Juste, quand on me frappe, parait-il que ça porte chance.

On évite la mort, paraît-il.

Du coup, mes adversaires ne meurent pas facilement.

Ah ah ah ah.

Mais si je meurs à cause du coup, la chance disparaît.

Ceci dit, un coup trop faible n'a pas beaucoup d'effet.

Le dosage, c'est important.

Hein ?

Vous ne me frappez pas ?

Quelle bonne personne.

Comme l'a dit Prada, le chef de village est bonasse.

J'ai discuté de plein de choses avec le chef de village.

De la vie sur l'île.

De mes relations avec Guchi et les autres.

Et de la suite.

Ce dont on a le plus parlé, c'est de Guchi et sa bande, peut-être.

Faites pas l'erreur de vous faire avoir.

Ils gèrent de beaux mots comme [Héros], [Charité], [Bienveillance], mais ce sont des démons, hein.

Le [Héros] des démons, la [Charité] des démons, la [Bienveillance] des démons.

En gros, tant qu'eux s'amusent, le reste ils s'en foutent, ces trois-là.

Non non, tuer le temps c'est leur plaisir suprême, « amusez-moi » qu'ils disaient tout le temps.

Ouais, les trois.

Ça fait longtemps depuis que je les connais, alors ils se sont peut-être un peu améliorés.

Hein ?

Guchi paie mes frais de séjour ?

?

Hein ?

Comment ça… ah !

Chef de village !

Ce Guchi est un faux !

Il faut l'attraper, l'attacher et lui faire cracher son but !

Le vrai Guchi trame quelque chose de louche !

Je l'ai supplié désespérément, mais le chef de village n'a fait que sourire amèrement.

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