[A/N : Les événements se dérouleront désormais à la troisième personne, puisqu'il s'agit du subconscient d'Evren.]
Ysvéra fit son apparition dans le rêve d'Evren et jeta un regard alentour.
Sous sa forme actuelle, elle ressemblait à une vampyre pure : une peau pâle et des yeux cramoisis.
Le monde qui l'entourait était étrange.
Elle emprunta d'abord une rue bordée de stands de restauration rapide.
De gigantesques salles de cinéma se dressaient à l'horizon.
Des personnages en étaient sortis pour vivre librement.
Un homme étirait ses membres d'une manière antinaturelle tout en criant qu'il deviendrait le Roi des Pirates.
Un autre projetait des toiles depuis ses poignets.
L'un portait un masque et détruisait les lignes temporelles avec désinvolture.
Dans une cour ouverte, un tournoi battait son plein tandis que plusieurs silhouettes répétaient les mêmes gestes toutes les six ou sept secondes, piégées dans des boucles infinies.
Ysvéra baissa les yeux vers sa poitrine.
'Ils ont grossi ?' pensa-t-elle.
S'agissait-il d'un désir inconscient né du fait qu'Evren aimait tant les sucer ?
Au cœur de ce paysage onirique chaotique s'élevait un immense manoir qui s'étirait jusqu'à l'infini.
Plus elle avançait, plus tout devenait silencieux, jusqu'à ce que le bruit des rues s'estompe complètement.
Une statue de pierre colossale trônait au milieu de la cour, entourée de statues plus petites.
La plus imposante était simplement identifiée par ces trois lettres : GROS E.
'Qui est-ce ?' se demanda Ysvéra.
« Tsk ! Les femmes... » La voix d'Evren résonna soudain.
En un instant, elle se retrouba debout juste devant lui.
Elle sursauta.
Il avait l'apparence habituelle, mais quelque chose changeait : un regard plus perçant, une posture plus arrogante et un sourire paresseux de prédateur aux lèvres.
« Tu portes un costume bien scabreux », dit-il.
« Tu es venue me séduire, moi le grand ? »
« Époux, ta façon de parler a changé ? Est-ce parce que je suis entrée dans ton subconscient ? Je m'assurerai que tu ne te souviennes de rien, mais je n'ai pas... »
Un miroir en pied fit soudain son apparition devant elle.
Elle ne portait plus ses vêtements habituels.
À la place, une tenue de lapine sur le thème de Noël enserrait son corps, accompagnée de bas noirs qui épousaient la longueur de ses jambes.
À la place des oreilles de lapin, un bandeau en forme d'ailes de chauve-souris noires.
« Hein ?! »
Ysvéra le fusilla du regard.
« Ne me regarde pas comme ça, femme », répondit Evren d'une voix douce.
« Je voulais un cadeau pour fêter notre premier anniversaire de mariage et tu t'es présentée avec beaucoup de gentillesse. »
« Ton subconscient est vraiment différent de ta personnalité habituelle, époux. »
« C'est toujours moi. » Son sourire s'élargit.
« Mais avant tout... laisse-moi dévorer mon cadeau. »
« Kyaaa~ ! »
Ysvéra poussa un petit cri lorsqu'Evren l'écrasa contre un mur rouge qui venait d'apparaître derrière elle.
Un genou vint se glisser entre ses cuisses, les écartant de force.
Ses mains saisirent violemment ses fesses, ses doigts s'enfonçant dans cette chair douce et glacée.
« Ta poitrine a grossi ? » demanda-t-il d'une voix grave.
« Quoi ? Tu veux toucher — Hnnng ! »
Il posa ses lèvres sur les siennes avant qu'elle ne puisse achever sa phrase.
Dans le même temps, ses deux mains serrèrent ses fesses, la tirant vers le monstre qui bourgeonnait déjà sous son pantalon.
« Tu es une bien méchante petite chauve-souris », murmura Evren contre sa bouche.
« Et tu sais... je ne vais pas me contenter de les toucher. Je vais bien plus que cela. »
’Pourquoi est-il si actif ?’ pensa Ysvéra alors que son cœur s'emballait.
Evren la fit pivoter sur elle-même jusqu'à ce que sa poitrine soit plaquée contre le mur.
Ses mains glissèrent vers le haut, attrapèrent ses seins à travers le tissu fin et les pressèrent avec une dureté possitive.
« Angh~ Tu en as tellement envie ? » tenta de dire Ysvéra d'un ton séducteur, bien que sa voix tremblât.
Elle tourna la tête et l'embrassa par-dessus son épaule, frottant intentionnellement ses fesses contre la queue épaisse qui s'était déjà réveillée.
« Tu es une si vilaine petite chauve-souris ~ »
CLAC !
Le son retentit nettement et le corps de Ysvéra se convulsa.
« Anngh ! »
Une légère rougeur apparut sur l'une de ses joues, curieusement visible malgré les bas.
Avant qu'elle n'ait le temps de protester, une fine fente s'ouvrit juste au-dessus de son sexe, exactement là où la tenue la recouvrait.
Le tissu s'écarta tout seul, la dévoilant entièrement.
« Ce salaud… ! »
Elle savait que c'était œuvre de son esprit.
Ici régnait son imagination.
Elle aurait pu lutter pour reprendre le contrôle, mais cela risquerait de réveiller l'Evren conscient.
Alors elle préféra s'y résoudre.
« Hahahaha ! Tu as provoqué le mauvais choix, femme ! » déclara Evren pendant que son pantalon disparaissait.
D'un mouvement fluide, il s'aligna et pénétra.
FWOUM !
Son membre coula jusqu'au fond, la gland frôlant son utérus en un seul coup.
« Cette sensation est délicieuse… Comme prévu pour une femme aussi froide ! » grommela-t-il, déjà en mouvement vigoureux et soutenu.
CLAC ! CLAC ! CLAC !
Ici, dans l'inconscient, chaque pensée franchissait ses lèvres sans filtre.
« C-Ce sale voyou… haa~ Me comparer à une humaine quelconque… Nggh~ ! » gémit Ysvéra, sentant son ventre légèrement bombé s'accroître à chaque poussée.
Elle comprenait pourquoi il parlait de sa froideur : quand ils faisaient l'amour, elle s'était efforcée de faire taire sa propre voix intérieure.
Même si leur corps était éthéré, la sensation était terrifialement réelle, surtout celle de sa chatte qui le serrait avidement.
« Haa... J'ai besoin de voir ton adorable visage lorsque tu produis ces sons… »
La pièce s'agrandit.
Une table robuste fit son apparition devant eux et, au fond, un grand miroir surgit du sol.
« Toi ? ! »
Ysvéra eut beau fixer le spectacle, Evren l'obligea à se pencher sur la table.
Il la prenait à partir de dos tandis qu'elle était contrainte d'admirer sa propre image.
Ses yeux brillaient déjà de larmes.
Un sourire inconscient, presque extatique, s'était dessiné sur ses lèvres.
La tenue ridicule, les joues colorées, le balancement de ses seins à chaque impact : tout cela était parfaitement visible.
‘Est-ce que je fais une telle tête ?!’
Evren tendit le bras, tira brutalement le haut du vêtement vers le bas, libérant entièrement ses seins rebondis.
Ses mains ne tardèrent pas à s'y atteler, pincèrent et malaxèrent les tétons raidis pendant qu'il continuait de la prendre avec fougue.
CLAC ! CLAC ! GLA !
Il croisa directement son regard à travers le miroir.
« Haa… Savais-tu combien il m'est difficile de me retenir quand je te vois ainsi ? Cette stimulation visuelle est trop forte, mon amour… sans compter les émotions générées par le lien de notre union… »
Il s'enfonça à nouveau, très profondément.
FWOUM !
« Reçois toute mon amour, Ysvéra ! »
« Aahh~ Evren ! »
Evren ejacula.
Dans le rêve comme dans la réalité, simultanément.
PLOP ! PLOP ! PLOP !
Des jets épais et brûlants envahirent la fraîche chatte de Ysvéra dans les deux mondes.
Les deux incarnations de la jeune femme tremblèrent violemment, les parois intérieures se contractant comme pour exprimer chaque goutte.
« Ha ! Voilà ce qui me manquait… ce sentiment d'invincibilité ! » rit Evren, restant encore planté à ras le fond.
« Mon amour, ce n'est que le début. Ne t'en fais pas, puisque tu l'as demandé, je vais te déverser tout mon amour ! »
Son membre ne faiblit jamais.
Il se retira presque totalement, puis replongea dans un bruit humide et lourd.
PLAOUF !
« Oh… Et tu as été une vraie vilaine petite chauve-souris ~ »
Les yeux de Ysvéra tremblèrent.
Elle eut le sentiment précis et terrifiant d'avoir, sans le savoir, éveillé un monstre.