Tout a été découvert parce que les nobles de haut rang étaient trop excités à l'idée que la dynastie Yultos puisse perpétuer leur lignée. Je suppose qu'ils n'ont pas pensé un seul instant que l'un d'entre eux puisse être un traître. Tôt ou tard, on saura qui le protège. Eh bien, ils ont dû être formidables puisque c'est la famille royale qui peut utiliser leur vestige sacré.
Un vestige sacré ? C'était quoi, ça ?
Assisi interroge mon père, détournant les yeux des documents.
« Je croyais que toute la famille impériale avait été exécutée… »
« J'ai entendu dire que c'est un bâtard. La servante était sa mère. »
« Un bâtard… »
D'une façon ou d'une autre, cela fit froncer les sourcils à Assisi, mais je n'en étais pas sûre. Une simple intuition ? Papa sourit. C'était plus froid que ses moqueries habituelles.
« Je le plains d'être honoré après avoir grandi sans rien savoir de comment et quand le pays est tombé. Il reste le prince d'un royaume déchu, quoi qu'il arrive. »
Il me caressa alors les cheveux. Mes cheveux étaient ton jouet, ou quoi ? Assisi baissa les yeux sur le document avec une expression profonde. On n'avait pas l'impression qu'il le lisait. Juste qu'il le regardait.
« Mais Agrigent ne peut pas conquérir parfaitement Praezia. »
« Je sais, c'est pour ça que utilise ce genre de politique, non ? »
Aïe, ça faisait mal. ne me caressait plus les cheveux, il les arrachait ! Je fronçai les sourcils ; sourit alors et les tira encore plus fort. Cela les rendit encore plus en bataille. 'Hé !'
« Je veux partir. »
Assisi peut jouer avec papa. Essayant de marcher vers la porte, m'attrapa les cheveux.
Aïe ! Hé, merde, je vais vraiment buter ce type !
« Tu comptes juste aller et venir à ta guise ? »
« Tu fais ça tout le temps toi aussi ! »
« Et alors ? »
Et alors ? Qu'est-ce qu'il voulait dire par "et alors" ?! 'Lâche mes cheveux !' J'essayai de les arracher de sa main, mais il ne broncha pas, même en y mettant toute ma force. Oh, il se comporte vraiment comme un gamin de primaire !
« Moi, je peux le faire, mais pas toi. »
« Pourquoi ? C'est pas juste ! »
Je protestai, mais mon père était incorrigible.
« Parce que je suis l'empereur. »
« … »
Ah… c'était donc ça ?
'Ouais, tu dois être bien content d'être empereur.'
Pourtant, je suppose qu'il vit ma tête, visiblement ahurie. Après avoir fait le malin avec un air effronté, il détourna les yeux et toussota pour rien. J'ai vraiment eu honte, à cet instant, que cet homme soit mon père ! Papa ferait mieux d'arrêter de courir partout en disant aux gens qu'il est mon père !
À ce moment-là, Assisi rit. Pourquoi diable riait-il ?
« Sa Majesté dit qu'il s'ennuie. »
En entendant les mots d'Assisi, et moi affîmes une tête choquée en même temps.
« Hein ? »
« Qui ? »
Je me retournai illico pour regarder . nia tout du regard.
« Non, je m'ennuie pas. »
Pourtant, j'avais envie de me moquer de mon père quand il jouait la comédie comme ça. Je souris radieusement.
« Oh, papa, du coup tu t'ennuies juste ! »
« Non. Je m'ennuie pas. »
« Papa, tu veux que je joue avec toi ? Allez, dis-le juste. Tu veux jouer à quoi ? »
« Laisse tomber. Dégage. »
« Non, je vais jouer avec toi. Allez, on fait quoi ? »
Quand je m'assis à nouveau sur ses genoux, me repoussa. Hé, hé, pourquoi il faisait ça alors que je disais que je jouerais avec lui ? Il voulait jouer à quoi ? Hein ? Je gloussai en voyant sa tête qui disait "putain de merde", il avait l'air de vouloir crever de rire, et Assisi, qui nous observait un moment, sourit avec un air fier.
« Vous deux, vous avez une bonne relation. »
Qu'est-ce qu'il vient de dire ?
Je fis une tête froide en entendant ça, alors que je suis d'ordinaire une femme qui ne montre pas sa mauvaise humeur. C'était vraiment pas ça.
« Papa, y a un truc qui cloche chez Assisi. »
répondit sérieusement.
« Je suis d'accord. »