« Assisi, tu veux qu'on échange nos places ? J'ai toujours une bataille de papier avec des cons. Snif snif, moi aussi je veux être un chevalier de princesse. Snif snif, princesse, je veux être ton chevalier aussi ! »
« Tu sais te servir d'une épée, ? »
« Non. »
Qu'est-ce qu'il foutait, celui-là ? Il ne savait même pas manier une épée et il voulait être chevalier ? Il se foutait de ma gueule ? me demanda, la cuillère dans la bouche, s'il ne voyait pas mon visage se durcir.
« Princesse Ria, tu préfères Assisi ? Ou tu me préfères moi ? »
« Assisi ! »
T'as pas besoin de poser des questions aussi évidentes.
Même si était contre Assisi.
Pourtant, il afficha une déception visible, comme s'il avait nourri un quelconque espoir. Et puis il dit : « C'est bon, moi aussi j'aime bien Assisi. »… Hé, t'es un peu flippant.
« Et alors, tu préfères ou tu me préfères moi ? »
« Papa ! »
Si n'avait pas été là, j'aurais peut-être donné une autre réponse. Mais puisqu'il était là, ma réponse allait de soi, c'était mon père.
Quand est-ce que j'aurais ma note pour celle-là ?
En entendant ma réponse, il fut encore plus frustré. C'était une réaction totalement différente de celle d'avant. Genre : « Je suis derrière lui, c'est ridicule ! » Je pense que c'est faux, mais ça doit être juste mon impression.
De son côté, semblait le tenir pour acquis. Allez.
« Bon, et entre et Assisi ? Lequel tu préfères ? »
… C'est une sorte de test ? Comme ces « tu préfères maman ou papa ? »
Si on répondait qu'on préférait maman, ça peinait l'un. Si on répondait qu'on préférait papa, ça peinait l'autre. Si on disait qu'on aimait les deux, ça créait une ambiance chaleureuse, mais ça reste l'un des quatre grands défis qui existent dans n'importe quel monde. J'aurais hésité à répondre si on m'avait posé la question avant, mais maintenant il n'y avait pas une once de regret dans ce que j'allais dire.
« Assisi ! »
Au moment où je prononçai ces mots, la joie se répandit sur le visage de .
Il en voulait tellement, hein ?
Au moment où seul se transforma en quelque chose d'écrasé, je fus dans un dilemme, incapable de décrire si ce qui s'était passé était « bien » mais « sincère. » C'est bon. Je crois que je peux comprendre ses sentiments.
« Remonte le moral, papa. »
« Tu veux crever ? »
De toute façon, il se fait toujours taper dessus en se moquant de lui.