Graecito m'a lancé un regard féroce ; quand je lui ai souri, c'était pour me la péter.
'Hein ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire avec un regard comme ça ? Je lui ai tiré la langue et ri avec grâce, ce qui a fait mordre ses lèvres à Graecito. Désolé, mais le vent a tourné en ma faveur, bébé.'
« Je te déteste, Ria ! »
Graecito a couru dehors après m'avoir hurlé dessus. Oh, mon Dieu. Il va me rendre sourde un de ces jours, je le jure.
« Il dit toujours ça. »
'Je pensais qu'il me prenait pour son sac de frappe, vraiment, haa… S'il s'enfuyait comme ça, il faudrait que je le retrouve, salaud. Putain, parfois je ne savais pas qui était le boss, de lui ou de moi. J'ai posé Pibbit par terre avec mécontentement et pincé les lèvres. Ensuite, Cerera m'a tapoté la tête.'
« Princesse, toi aussi. Ne te bats pas avec Graecito et sois gentille avec lui. »
« Oui, je sais. »
'J'ai grimacé face à la voix sévère de Cerera qui a suivi. Graecito ne savait tout simplement pas que moi aussi, je me faisais engueuler parfois. Bien sûr, je prenais aussi pour mon grade. Ça n'avait pas l'air de durer longtemps parce que je comprenais tout de suite, alors ça s'arrêtait vite. Bref, il ne connaissait qu'une chose et pas l'autre.'
« Attends ici. J'irai le chercher. »
« D'accord. Tu veux des gâteaux quand tu reviens ? »
Cerera a répondu d'une voix douce et amusée. Chaque fois que Graecito s'enfuyait comme ça, c'était toujours moi qui le retrouvais et le ramenais en lui tenant fermement la main. Après, on avait toujours un petit goûter toutes les deux. Enfin, lui, il hurlait toujours « biscuit, biscuit ». Certes, les biscuits c'était super, mais là j'avais envie d'autre chose.
« Non, aujourd'hui je veux des scones ! »
« D'accord, Princesse, je les préparerai. »
On a ri toutes les deux de la blague bavarde de Cerera. Elaine nous a regardées avec mécontentement parce qu'elle ne comprenait pas ce qui se passait, étant donné qu'elle rangeait derrière, mais je lui ai juste fait un grand joli sourire et j'ai tiré la laisse de Pibbit.
« Hé, hé. Pibbit, allez. On va chercher ton gros frère Cito. Gros, gros Cito ! »
'Il fallait que je revienne au plus vite pour mes scones. J'ai tiré fort sur la laisse, mais ce lapin n'avait même pas l'air d'envisager de bouger. Oh, sérieusement. J'ai dit on y va, cochon. Pibbit a juste reniflé le sol comme si ma force ne servait à rien. Oh, ce petit cochon.'
« Hé, Pibbit. Tu auras un scone quand on rentrera. »
Je lui ai chuchoté, et il a soudain bondi.