C'est brillant.
C'était un bijou qui se trouvait dans la boîte que Keitel avait déballé sans me demander mon avis. Un joyau bleu ciel qui brillait doucement.
C'était de la jade ? C'était définitivement une pierre précieuse… mais elle était envoûtante. C'était la première fois que je voyais un bijou.
C'était quoi, ça ?
À cet instant, Silvia prit bravement le collier des mains de Keitel. Puis elle me le passa autour du cou. Waouh.
« C'est une pierre rare qu'on ne trouve qu'en Aquileya. »
Silvia me sourit, tenant ma petite main et touchant le joyau.
'Elle est plus belle que ce bijou, je trouve.'
Pourtant, j'aimais la texture lisse de cette pierre. Elle faisait la taille de mon pouce.
« Ça s'appelle de la larimar. On dit qu'elle apporte la paix, l'amour et le renouveau. Je l'ai demandée spécialement en souhaitant tout le bonheur du monde à la princesse. »
« Joli ! »
C'est trop beau ! Même la signification est belle ! C'est exactement comme Silvia.
'Comment peut-elle être si gentille et si belle ? Ha, c'est un vrai ange, un ange.' À cet instant, Silvia sourit largement. Un sourire éclatant qui purifia mon cœur.
'Oh, cette auréole derrière toi…'
« Je suis contente que ça te plaise. »
« Silwia ! »
« Oh, mon Dieu. C'est un enfant si rayonnant. »
'J'adore Silvia ! Sil, pourquoi elle n'est pas devenue ma mère à la place ? Attends, qu'elle devienne l'Impératrice. Mon daron est peut-être un connard, mais ça pourrait aller s'elle prenait bien…
Attends. Il n'a rien de tout ça. Désolée.
'Je vendais de la drogue. Désolée. Je ne peux pas faire ça. Je ne peux pas le faire pour toi. Désolée.'
« Voyez, ma femme est si talentueuse. »
« … »
Ferdel, qui essayait de nous vanter à quel point Silvia était formidable, fut complètement ignoré par Keitel.
'Tss, tss.'
Même Silvia l'ignora, alors Ferdel se raidit.
« Je m'excuse. Je vais fermer ma gueule. »
'Ouais, bien pensé.'
Il me tendit une petite boîte avec un air triste. J'examinai la boîte que me tendait Ferdel avec curiosité.
« Maintenant, princesse, voici mon cadeau pour toi. »
Pourtant, avant même que je ne l'aie, le cadeau disparut.
Hein ? Hein ? C'est quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
« Hé, tu fais quoi ? »
« Il n'y a pas besoin d'un cadeau de ta part. »
'Papa, j'en avais besoin, moi.'
Quand Ferdel fit signe, un serviteur vint récupérer le cadeau jeté. Ferdel se recoiffa avec indignation.
« Hé ! Si tu continues comme ça, je vais vraiment m'énerver ! »
'Ouais, Papa, quoi qu'il arrive, on ne jette pas les cadeaux. Ce n'est pas comme si c'était mon cadeau d'anniversaire, oh wait… c'en est un !'
« Alors dégage. »
Sur une dernière parole dans la fureur de Ferdel, Keitel se détourna. Son mépris apparent mit Ferdel en colère à nouveau. 'Oh, ce pauvre con.'
« Waouh ! Regardez-le ! »
Il se mit à se plaindre auprès de Silvia qui était à côté de lui.
« Silvia, regarde. Il me harcèle. »
« C'est parce que tu as fait quelque chose pour le mériter. »
Pourtant, Silvia resta froide. 'Waouh, elle a dit ça avec un sourire doux.' J'ai été si surprise que j'ai retenu mon souffle, et Ferdel a ouvert grand les yeux.
« Oh, Silvia, comment peux-tu être si froide avec moi ! »
Puis il s'effondra soudain.
« Je ne devrais faire confiance à personne ! Ce monde est pourri. »
'J'ai eu de la peine pour ce type naïf.'
'Hé, il vient de se rendre compte de ça, ou quoi ?'
Comme c'était une fête d'anniversaire pour un bébé, elle se termina plus tôt que d'habitude. Enfin, du moins pour moi et Keitel. Certains restèrent pour profiter du reste de la nuit.
Les fêtes normales finissent d'habitude le lendemain matin. 'Waouh, comme ils sont jeunes tous les deux.'
« Maintenant princesse, il est l'heure de te laver et d'aller dormir. »
C'était l'heure pour moi de me laver et de dormir.
Cerera m'appela, moi qui étais dans les bras de Keitel. Sans réfléchir, j'ouvris les bras pour passer chez Cerera, mais Keitel ne me lui confia pas.
Hein ? Qu'est-ce qu'il fait, Papa ? Peu importe combien il m'aime, il ne devrait pas faire ça. Je dois me laver aussi !
« Je la laverai aujourd'hui. »
« Pardon ? »
Hein ? Qu'est-ce que je viens d'entendre ?
Cerera fit une tête idiote. J'ai la même tête idiote qu'elle. Il vient juste…
« Faut-il que je me répète ? »
La voix de Keitel devint légèrement plus effrayante. Cerera eut peur et recula. La tête baissée, elle quitta la pièce aussi vite qu'elle put.
« Je vous demande pardon. Je vais préparer le bain. »
'J'allais avoir des ennuis à cause de Keitel qui me regardait de haut avec un air satisfait.'
'Papa ne devrait pas faire ça. On n'est pas assez proches pour ça ! On n'est pas assez intimes pour se laver ensemble comme ça ! Il a un désir de mort ? Comment ose-t-il essayer de me laver ! Peut-être qu'il essaie de laver ma vie au lieu de mon corps ?!'
'Waouh, quel coup de tonnerre dans un ciel serein !'
'J'étais si heureuse parce que je mourais aujourd'hui. Mon papa veut enfin me tuer !'
'Je ne pouvais même pas faire d'esclandre contre mon papa, alors j'ai dû frissonner et entrer dans ma propre baignoire. Peu importe à quel point Keitel était généreux avec moi, il ne le serait pas avec sa fille qui le refuse. J'avais raison. Snif.'
Une petite baignoire qui pouvait contenir mon corps était remplie d'eau ni trop chaude, ni trop froide.
'Oh, c'est chaud.'
« Donc j'utilise ça pour la laver ? »
« Oui, Votre Majesté. »
'Quoi. Il était surpris de me voir me laver pour la première fois ?'
'Même si je suis dans un corps de bambin, comment je peux faire ça avec un homme ? Je veux dire, c'est mon père, mais quand même…'
'C'est trop embarrassant !'
« Non ! Votre Majesté !! »
« Quoi ? »
'Aïe ! Je croyais qu'il essayait de me tuer !'
Cerera mordit sa lèvre comme si elle allait pleurer à cause de mon bras rougi. 'Heureusement que je ne suis pas un bébé ordinaire, sinon j'aurais hurlé et je serais devenue dingue. Pourquoi il me frotte si fort ?!'
'Oh, mon bras fait mal. Il fait mal.'
« Votre Majesté, vous ne devez pas frotter si fort. Essayez d'abord sur mon bras… »
Keitel la regarda comme s'il ne comprenait pas quel était le problème, mais quand il vit mon bras rouge, il réalisa son erreur. Il suivit l'avis de Cerera sans dire un mot.
« Comme ça ? »
« Un peu plus doucement. »
Même s'il le faisait plus doucement, il est encore fort. Cerera semblait mal à l'aise.
'D'ailleurs, mon bras ! Qu'est-ce qu'il va lui faire ?'
« Cette fois ? »
« Encore plus faible. »
La frustration de Keitel commençait à grandir.
« Est-ce que ça la lavera vraiment ? »
'Oui, ça lavera, salaud !'
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