« Au fait, Assisi, »
« Oui ? »
Assisi releva la tête en entendant ma voix. J'ai souri en croisant ses jolis yeux. Puis, je l'ai fusillé du regard.
« Pourquoi m'appelles-tu à nouveau "princesse" ? Tu as envie de mourir ? »
'Ça faisait longtemps que je lui avais permis d'utiliser mon prénom quand il m'appelait, et il continuait à m'appeler princesse !'
Assisi a fermé la bouche. Il la fermait chaque fois qu'il se trouvait en position de faiblesse. Regardez comme il se murait dans le silence dès qu'une situation ne tournait pas à son avantage. En plus de ça, je l'avais menacé maintes fois.
« La prochaine fois, appelle-moi par mon nom ! Si tu ne m'appelles pas par mon nom, je ne répondrai pas ! »
« Oui, Princesse. »
… Il ne s'était même pas écoulé dix secondes depuis que je lui avais ordonné de m'appeler par mon nom.
Au son de ce « princesse », j'ai ouvert la bouche et l'ai dévisagé. Lui aussi avait l'air embarrassé et ne parvenait pas à garder son calme. Il ne se moquait pas de moi, hein ?
Assisi a toussé vainement en me fixant.
« Ria. »
« Oui ! »
'Voilà comment on doit s'adresser à moi ! C'était si agréable à entendre !'
Assisi a souri sous ma louange. Oh, est-ce que ça lui plaisait ?
« Bien joué, mon chevalier. »
J'aurais voulu lui tapoter la tête aussi, mais j'ai renoncé vu que je n'atteignais pas. Tandis qu'Assisi restait un instant embarrassé, je lui ai souri une fois de plus, et j'ai repris le stylo en main.
'Il faut que j'étudie, oui, étudie, hi hi.'
« Finissons ça et jouons. Et si on faisait un match de ballon ? »
Assisi s'est calmé et a acquiescé. J'ai souri largement, hi hi.
« Je suis d'accord pour jouer, mais je ne pense pas que le ballon soit sans danger… »
« Euh, alors, chat perché ? »
« Je ne crois pas que chat perché soit non plus sans danger… »
'Quels autres jeux étaient aussi sûrs que chat perché ? Enfin, j'y réfléchirais. Bon, ça pouvait virer instantanément au jeu flippant si on se mettait à se battre pendant une partie de chat perché. Pourquoi n'avaient-ils pas simplement inventé un jeu où personne n'avait à toucher personne ?'
« Bon, et si on faisait une course ? »
« Il devrait y avoir quelque chose de plus sûr que la course… »
'Ce salaud ! Non, mais à quel point il lui faut encore plus de sécurité pour lâcher du lest ?'
« Fais-le et basta ! »
Dès que j'ai hurlé, Assisi a refermé la bouche tout sérieusement. Et la chose suivante qu'il a dite…
« Mais la sécurité est importante… »
'Ce type veut vraiment mourir ?!'