Aujourd'hui, je compte préparer des plats à stocker dans la Boîte à objets, et aussi mitonner des trucs qu'il suffira de faire cuire pour manger sur le champ.
Vu que les odeurs risquent de stagner dans la chambre, j'ai emprunté la cour intérieure de l'auberge pour travailler.
Commençons par les différentes préparations.
D'abord, je fais une marinade miso avec de la viande de Orc General.
Je mets la sauce miso et la viande dans un sac plastique et je laisse mariner.
Comme ça, il n'y aura plus qu'à griller pour obtenir un délicieux miso-yaki.
Ensuite, le karaage, qui devient un classique ces derniers temps.
Je prépare une fournée pour la frire tout de suite, et une autre à laisser mariner pour pouvoir la frire quand je veux.
Bien sûr, je fais les deux saveurs de base : sauce soja et sel.
Les viandes utilisées sont le Serpent noir, l'Oiseau de roche et le Dodo géant.
Je masse la moitié de chaque viande avec la marinade soja, l'autre moitié avec la marinade sel.
Comme les quantités sont grosses, j'en profite pour lancer la cuisson du riz en parallèle.
Une fois le riz rincé et gonflé à l'eau, je le fais cuire.
Puisque j'ai touché de l'argent, je me suis payé un réchaud et une marmite en terre neuve au Supermarché en ligne.
Un seul réchaud supplémentaire.
Ça fait trois feux avec celui que j'avais déjà, mais au-delà je ne pourrais plus tout gérer.
Ce serait dommage de tout carboniser.
Du coup, je pose une marmite en terre sur chacun des trois réchauds et je lance la cuisson du riz.
Pendant ce temps, je continue les préparations miso et karaage.
Vu l'appétit de Fel et Sui, il faut en faire des quantités industrielles, c'est du boulot.
Le riz cuit, je le laisse reposer à l'étouffée, puis je range la marmite entière dans la Boîte à objets.
Comme ça, j'ai du riz fraîchement cuit n'importe quand.
Ensuite, je relance une fournée de riz sur les trois réchauds.
Cette fois, deux marmites iront direct dans la Boîte à objets, et la troisième servira à faire mes onigiris.
« Phew, enfin fini les préparatifs. »
Je sors la marmite destinée aux onigiris, que j'avais gardée au chaud dans la Boîte à objets.
« Pour les onigiris : nori nature, et pour les mélangés, wakame, saumon et shirasu, ça ira. »
Je les achète au Supermarché en ligne et j'enchaîne les onigiris.
Certains sont un peu moches, mais c'est le charme de l'artisanat.
J'aurais bien mis du mentaiko en garniture, mais c'est chiant, et j'ai encore d'autres trucs à faire après.
« Fuhahahaha, depuis que je l'ai vu au Supermarché en ligne, je mourrais d'envie de faire ça ! »
Ce que j'ai repéré et acheté, c'est un hachoir manuel.
Y'a aussi ce genre d'ustensiles en vente.
Avec ça, je peux faire ma propre viande hachée.
Ce que je veux faire, ce sont des hamburgers.
Comme pour le karaage, y'a pas beaucoup de gens qui détestent ça.
On peut varier : fromage fondu, sauce japonaise, mijoté… les arrangements sont infinis.
Faut d'abord produire de la viande hachée en masse.
La viande hachée sert à plein de plats, donc je veux en avoir un gros stock.
D'abord, je passe la viande de Bloody Horn Bull au hachoir.
J'enfourne, je tourne, j'enfourne, je tourne… Je ne sais plus combien de fois j'ai répété l'opération, mais j'obtiens enfin une montagne de viande hachée de Bloody Horn Bull.
Mais c'est pas fini.
Faut maintenant hacher la viande de Orc General.
Même manège : j'enfourne, je tourne, j'enfourne, je tourne… maintes et maintes fois, jusqu'à obtenir une montagne de viande hachée de Orc General.
« Phew, c'était crevant. Mais maintenant je peux faire les hamburgers. »
D'abord, émincer l'oignon finement.
Pour l'oignon du hamburger, y'a l'école crue et l'école sautée, mais moi la flemme, je le mets cru.
Pour le ratio de viandes : Bloody Horn Bull 6, Orc General 4.
Allez, on mélange les ingrédients.
Dans un bol, je mets la chapelure, j'arrose de lait et je laisse imbiber.
J'ajoute la viande hachée, l'oignon émincé, l'œuf, sel poivre, et je mélange et pétris.
Puis je forme des galettes de taille convenable, je les range dans un plateau acheté exprès, film étirable par-dessus, et hop, direction la Boîte à objets.
Je pétris, je forme, je pétris, je forme… et enfin, j'en vois le bout.
Sur la fin, j'ai même fourré du fromage fondu dans certains hamburgers.
Il ne reste plus qu'à cuire les fritures type karaage et les hamburgers pour en avoir des prêts à manger, et ce sera bouclé.
Je chauffe l'huile et je plonge la moitié des viandes marinées.
Cette fois aussi, double friture pour un croustillant parfait.
Après la montagne de karaage, j'en profite pour faire des tonkatsu et des chicken katsu.
Dans les chicken katsu, j'ai glissé du fromage fondu.
Tonkatsu et chicken katsu fromage sont bien dorés.
Là aussi, j'en ai fait une grosse quantité.
« Yoshi yoshi, belle allure. Puisqu'il y a de l'huile, autant en profiter pour faire ça aussi. »
J'ouvre le Supermarché en ligne et j'achète des frites surgelées.
Tant qu'à faire, je fais frire les fines et les épaisses avec la peau.
Ça fait garniture, et surtout, c'est l'accompagnement rêvé pour la bière.
Je fais frire les frites en grande quantité aussi.
« Les fritures, ça suffit comme ça. »
Reste les hamburgers à cuire.
Cette fois, version classique, sauce ketchup-sauce maison.
Je creuse le centre des galettes, je les saisie à la poêle.
Une fois les deux faces bien colorées, j'ajoute de l'eau, je couvre et je laisse cuire à la vapeur.
Je retire les hamburgers, et dans la même poêle je fais la sauce.
Ketchup et sauce, un bouillon, et la sauce est prête.
Moi je mets que ketchup et sauce, mais certains ajoutent sauce soja, sucre… c'est selon les foyers.
Je nappe les hamburgers de sauce, c'est prêt.
Pareil pour les hamburgers fromage : cuisson, puis nappage.
« Yoshi, c'est fait ! »
Ça devrait tenir un moment.
En tout cas, j'espère.
*Grouuuu*
À ce grondement d'estomac retentissant, je me retourne : Fel m'attend en bavant.
À côté, Sui est là aussi.
« Haa… »
Pourtant, entre deux étapes, j'ai bien nourri les deux (de la viande grillée, mais quand même).
Pas le choix.
Je leur sers les hamburgers tout frais.
« Ça sentait bon, mais, hum, c'est délicieux. Les deux sont bons, mais celui avec le truc fondant dedans est encore meilleur. »
« Vrai, c'est trop bon. Celui avec le blanc fondant dedans, c'est le meilleur. »
Le hamburger fromage fait l'unanimité.
Même ici, le fromage inside, c'est la justice.
Moi aussi je préfère avec fromage, ceci dit.
Je mange mon hamburger fromage avec du riz tout juste cuit, en y pensant.
Aaah, c'est bon.
J'ai bossé dur aujourd'hui, alors je vais me récompenser avec des frites fraîches et une bière premium.
Ouais, c'est le plan.