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Campfire Cooking in Another World

Chapitre 657

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Chapitre 657

Chapitre 657

Chapitre 657/66299%~7 min de lecture1 304 mots

~ Le cas de la famille de Victor ~

Quand Teresa, qui nous avait fait visiter la maison où nous allions dorénavant vivre en nous donnant toutes sortes d'explications, est partie, nous nous sommes retrouvés, tous les quatre, plantés là, hébétés, au milieu de la pièce.

J'avais bien entendu ce que Teresa nous avait expliqué, mais rien ne me semblait réel, comme si j'étais en plein rêve.

« Toi… »

« Nérina, est-ce qu'on est en train de rêver… ? »

Une maison neuve qui sent le bois.

Elle est plus grande que celle où nous vivions autrefois, dans notre ville natale.

On nous dit qu'on peut y habiter en famille.

Pourtant, nous sommes des esclaves.

« Est-ce qu'on se fait avoir, par hasard ? »

Nérina a l'air inquiète.

« ………… Ce n'est pas possible. J'ai vu de mes propres yeux le maître Mukouda payer pour nous. Il n'aurait pas déboursé une telle fortune juste pour arnaquer de simples roturiers comme nous. Et puis… »

Teresa l'avait dit.

Le maître Mukouda avait préparé une maison au plan identique à celle où Teresa et les autres allaient loger, en disant : « Puisque vous allez travailler pour moi, c'est normal que ce soit les mêmes conditions. »

« Monsieur Mukouda, voyez-vous, il ne nous considère pas comme des esclaves. Pour lui, nous sommes juste des employés de maison. »

C'est ce que Teresa avait dit.

Elle riait en ajoutant que c'était vraiment un homme trop bon, mais que c'est grâce à ça qu'ils s'en étaient sortis.

« Alors… c'est vrai ? On va pouvoir vivre ici, tous ensemble, en famille… ? »

« Oui. Tous ensemble, en famille. »

Les larmes montent.

« Toi ! »

Nérina s'accroche à mon bras, elle aussi en larmes.

« Papa… »

« Maman… »

Notre fils Nikolaï et notre fille Catarina, entraînés par l'émotion, s'agrippent à mes jambes en pleurant.

J'ai regretté tout ce temps.

C'est parce que je me suis fait avoir par ces types que j'ai plongé toute ma famille dans le malheur.

Réduits en esclavage, à peine nourris, maltraités, sans savoir qui nous achèterait ni si la famille serait dispersée, nous vivions dans la peur constante.

Et surtout, dans les conditions infâmes des marchands d'esclaves de Soles et de Rubanov, on pouvait mourir n'importe quand.

Et pourtant……….

Au milieu de cette atmosphère lourde, un *glouglou* hors de propos a retenti.

« Ah, c'est le ventre de grand-frère qui fait du bruit… »

« Ah… »

Nikolaï a l'air de dire « mince, j'ai fait une bêtise ».

« Hahaha. »

« Fufufu. »

Sur nos visages ruisselants de larmes, un sourire apparaît, et Nérina et moi croisons nos regards.

« Ne ris pas ! C'est pas ma faute, ça sent trop bon ! »

« Moi aussi j'ai faim. »

Teresa nous avait laissé une marmite de soupe chaude et du pain tout juste cuit en disant : « Aujourd'hui, mangez en famille, tranquilles. »

« On mange ? »

« Oui. »

Pour la première fois depuis longtemps, toute la famille est réunie autour de la table.

Une soupe pleine de viande et de légumes, et du pain.

C'est simple, mais cela faisait si longtemps qu'on n'avait pas mangé quelque chose d'aussi bon.

Nérina, Nikolaï, Catarina : tous ont le sourire aux lèvres.

C'est le meilleur dîner de toute ma vie.

Je n'oublierai jamais cette scène.

~ Le cas du groupe de mercenaires ~

La pièce qu'on nous a désignée comme notre logement à partir d'aujourd'hui.

C'est un peu juste pour six, mais comme c'est une chambre dans un bâtiment flambant neuf, on n'a pas à se plaindre.

Bien au contraire, c'est sûrement parce qu'ils savent qu'on est des mercenaires compétents qu'on a droit à ce traitement de faveur.

C'est ce qu'on pensait, mais….

« Les autres chambres sont pareilles, alors débrouillez-vous pour vous répartir comme vous voulez. »

C'est ce que nous a dit Teresa, notre guide.

«««««……………… Hein ?»»»»»

Franchement, on n'y comprend rien.

« On a vraiment une chambre chacun, en plus… »

« Et en plus c'est du neuf… »

« Les meubles, tout est neuf… »

« Y a même un bain dans la chambre… »

« Si on parle de ça, y a aussi des toilettes… »

« On nous a dit que les vêtements, les chaussures, la bouffe et tout le nécessaire étaient fournis… »

«««««………………»»»»»

« Rappelons les faits : on est bien des esclaves, non ? »

« C'est censé être le cas. »

« On s'est fait trahir par Rocco et sa bande à Rubanov, et on a été vendus à des marchands d'esclaves pourris. »

« De là, on a été revendus à un marchand de Leonhart… »

« Et c'est là qu'il nous a achetés pour nous amener ici. »

« Y a pas d'erreur. »

«««««………………»»»»»

« Nan mais attendez, on n'est pas des esclaves, là ! »

« À Rubanov, on avait un collier, et en plus des menottes aux mains et aux pieds ! »

« On était enfermés dans des cages dégoûtantes ! »

« La bouffe, c'était une fois par jour : une soupe qui ressemblait à de l'eau sale et du pain moisi ! »

« Les toilettes, c'était juste un pot pourri posé là, et quand ça débordait, personne s'en occupait ! »

« On vivait dans la trouille de chopper une maladie et de crever ! »

On m'avait dit que le système d'esclavage de Leonhart était bien géré, mais là, c'est le jour et la nuit avec la merde de Rubanov !

C'est quoi cet endroit ?!

*Fou, fou, fou*, calme-toi, moi.

Reste calme, calme.

« Andreï, est-ce qu'on va pas nous faire faire des sales boulots ? Genre tuer des gens ? »

« Ou du banditisme. »

« Peut-être de l'enlèvement. »

« Non, il a dit qu'il était aventurier, alors peut-être qu'on va devoir servir de chair à canon contre des monstres. »

« Genre faire le mur de viande dans un donjon. »

« C'est pour ça qu'il nous fait profiter un max avant ? »

D'habitude, Vajim, Kiril, Martin, Delk et Nestri ne montrent jamais leur faiblesse, mais là, ils ont tous l'air inquiets.

Moi aussi, je la cache, mais je n'arrive pas à chasser mon angoisse.

Mais bon, je repense au visage de l'homme qui nous a achetés.

Un bel homme mince, l'air bonasse.

C'est vrai qu'il y a plein de types qui font les gentils en public mais qui sont des salauds en coulisses.

Mais lui, est-ce qu'il a l'air capable de monter un coup aussi tordu… ?

«……………… Non, ça se voit pas. Déjà, il a un Fenrir et un Dragon à ses ordres. Il n'a pas besoin de se salir les mains avec des petits crimes pour gagner de l'argent. »

Avec un Fenrir et un Dragon, il peut gagner autant qu'il veut honnêtement.

« Du coup, aussi dur que ce soit à croire, ben… ce qu'a dit la guide, c'est probablement la vérité : on nous a juste fourni un logement, rien de plus. »

«««««……………… C'est ouf.»»»»»

Vrai.

On vit mieux que quand la « Brigade de l'Aube » gagnait le plus d'argent.

Mais qu'est-ce qui lui passe par la tête, à ce type ?

C'est de la bêtise, à ce niveau-là.

Pendant ce temps-là, notre homme, Mukouda, lui…

« Hé, je veux un supplément de steak ! »

« Moi aussi ! »

« Pareil pour moi ! »

« Sui aussi~ ! »

« Oui oui, attendez une seconde ! …… Atchoum, atchoum !! »

« Hé ! Pas de postillon sur mon steak ! »

« Je me suis bien tourné sur le côté pour éternuer, moi ! »

Bon sang, j'ai chopé un rhume ou quoi ?

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