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Campfire Cooking in Another World

Chapitre 54

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Chapitre 54

Chapitre 54

Chapitre 54/13540%~4 min de lecture711 mots

Le jour baissa quand la voiture s'arrêta.

« Aujourd'hui, on s'arrête là. »

Sur un mot de Lambert, les préparatifs du bivouac commencent.

— Hé, tu n'as pas oublié la promesse de midi, j'espère.

Hein ? Quelle promesse ?

— Tu as dit que si je t'aidais, tu ferais un dîner de luxe.

Ah, c'est vrai.

Avec tout ce qui s'est passé, j'avais complètement zappé.

Fel a la mémoire solide, lui.

« Bon, bon. Alors, quoi comme envie ? »

— Moi, je veux du poulet frit, maître.

— Oh, celui que tu as fait l'autre fois ? Bonne idée. Moi aussi, j'en veux.

Fel a l'air d'approuver l'idée de Sui.

Moi non plus, j'avais à peine pu en goûter l'autre fois, alors ça me va.

Allez, on fait du poulet frit.

Puisque j'ai promis du luxe, je décide d'en faire deux versions : une à base de sauce soja classique, une au sel.

Pour la viande, je sors tout ce qu'il reste : Serpent noir, Cocatrice et Oiseau de roche.

Je fais frire les beignets sauce soja et les beignets au sel à la chaîne.

— Maître, on peut manger ?

« Attends un peu. »

Je dresse les beignets sur des assiettes et les tends à Fel et Sui.

— Ah, le goût est différent de l'autre fois. Celui-ci aussi, il est bon.

Oh, Sui a remarqué.

Content qu'elle aime.

Fel, lui, avale en silence sans un mot.

Vu comme il se goinfre, c'est que c'est bon.

Bon, je continue à frire…… mais……

Lambert, le gamin et le jeune homme qui bossent pour sa caravane, et les membres de Phénix sont en train de se grouper autour de nous.

Ils nous fixent, l'œil rivé sur les assiettes.

Deux ou trois en ont même la bave aux lèvres.

Une pression muette……

Bon, d'accord, j'ai compris.

« Si vous voulez, servez-vous. »

Je tends les assiettes, et ils se jettent dessus comme attendus.

« Désolé, hein. »

« Vrai, on a fait les mendiants, pardon. »

« C'est dé-li-cieux ! »

« C'est bon, c'est bon ! »

« J'ai jamais mangé un truc aussi bon. »

Le poulet frit, c'est vraiment le grand favori.

À partir de là, je me suis mis à frire sans arrêt.

Déjà que gérer les portions de Fel et Sui était du sport, alors avec la troupe en plus……

Et le pire, c'est qu'il n'en est pas resté un seul morceau pour moi.

J'ai dû acheter en catimini des brioches au Supermarché en ligne et les manger en cachette.

Mince.

En échange, enfin façon de parler, j'ai été exempté de garde de nuit.

Comme Fel pose sa barrière, je n'ai jamais eu à faire le guet, mais normalement c'est obligatoire.

« C'est pas grand-chose comme remerciement pour l'aide et le repas, mais reposez-vous bien. »

Les membres de Phénix me l'ont dit, alors j'ai accepté de dormir.

« Pour vous, c'est ça. C'est de la ration de merde, mais c'est encore mangeable. Et si vous essayez de fuir, je vous trucide. »

Au moment où on s'endort, Lars, qui a le premier tour de garde, daigne enfin donner un peu de bouffe aux bandits en les menaçant.

Impitoyables, les aventuriers.

Mais ils l'ont bien cherché.

Vu le temps écoulé depuis le carnage de midi, certains avaient retrouvé un peu de cran, alors j'ai appuyé la menace de mon côté.

« Nous, on va dormir, mais on entend tout. »

Je regarde Fel en disant ça.

« Même endormi, je bondis. Avant que Lars n'ait le temps de lever le petit doigt, celui qui tente de s'enfuir finit en fines lamelles. »

À ces mots, les bandits se mettent à trembler de peur.

« C'est ça. Si vous voulez pas finir comme votre chef, restez sages. »

La menace a porté, ça a l'air bon.

Pour dormir, impossible de sortir le futon, alors ça fait un bail que je me suis roulé dans mon manteau.

Sui, qui adore son futon, a un peu râlé, mais quand je lui ai dit d'attendre qu'on arrive en ville, elle a répondu tout mignonne : « Sui, elle attend. »

Ah, Sui est trop chou.

Je me suis endormi en jurant de lui faire tout ce qu'elle voudrait manger demain.

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