« Bonjour, monsieur Lambert. »
Nous nous rendîmes d'abord à la boutique de monsieur Lambert, accompagnés des quatorze personnes.
« Oh, ce n'est pas monsieur Mukouda ? Tiens, vous avez déjà acheté des esclaves. »
« Oui, merci pour votre aide l'autre fois. Désolé de débarquer avec un si grand groupe alors que vous avez beaucoup à faire. »
Je m'étais demandé quoi faire vu qu'ils reniflaient autour de la boutique de monsieur Lambert, mais je me disais quand même que pour acheter des chaussures, c'était chez lui qu'il fallait aller.
« Mais non, mais non. On dirait que vous avez aussi acheté des esclaves capables de se battre. Ce sont des esclaves qui ont l'air plutôt compétents. »
« Oui. Grâce à votre lettre de recommandation, on m'a présenté de bons esclaves, d'anciens aventuriers. »
Après tout, Tabasa et Bartel sont d'anciens rang B, les jumeaux idiots sont d'anciens rang C même s'ils sont idiots, et Peter était un espoir prometteur bien qu'ancien rang D.
« C'est une bonne chose. Il semble que les gars en question aient repéré votre présence, donc leur montrer ces esclaves ici pourrait être une bonne idée. S'ils savent que vous avez des esclaves capables de se battre, ils devront faire plus attention. »
C'est vrai.
Surtout s'il s'agit d'anciens aventuriers compétents comme Tabasa et les autres.
« Alors, quelle est votre demande aujourd'hui ? »
« En fait, je pensais équiper ces quatorze personnes de nouvelles chaussures. »
Pour qu'ils travaillent chez nous, ce n'est quand même pas possible avec ce qu'ils ont aux pieds.
Monsieur Lambert examinait les chaussures des quatorze personnes et acquiesça d'un « ah ».
« Effectivement, avec ça, on hésiterait à les faire entrer dans cette magnifique maison. »
C'est ainsi que monsieur Lambert choisit les chaussures de tout le monde.
« Voici des chaussures en cuir de sanglier rouge traité avec une finition brillante. Le prix est un peu plus élevé, mais elles sont résistantes à l'eau, solides et durables. De plus, avec cette finition brillante, elles sont belles et s'accordent avec n'importe quelle tenue. »
Ce que monsieur Lambert présenta étaient des chaussures à lacets en cuir brun foncé, en cuir de sanglier rouge avec une finition brillante.
L'apparence est belle, et ça a l'air pas mal du tout.
Plutôt que de les voir s'abîmer tout de suite, même un peu plus chères, si elles durent longtemps, c'est largement mieux.
« Alors, je prends celles-là. »
« Oui. Et pour les anciens aventuriers, que diriez-vous de ces bottes ? Elles utilisent le même cuir de sanglier rouge, mais une plaque de fer est insérée dans l'embout, donc non seulement elles sont solides, mais elles peuvent aussi servir d'arme si on se retrouve sans armes. »
En disant cela, monsieur Lambert tapota la partie de l'embout, et un son dur *con-con* résonna.
Les cinq anciens aventuriers regardaient les bottes avec intensité, absorbés par l'explication de monsieur Lambert.
C'est vrai, elles ont l'air solides.
Et avec une plaque de fer, si on donne un coup de pied, ça doit faire une sacrée attaque.
« Pour ces cinq anciens aventuriers, je prends celles-là. »
On fit ajuster les pointures à tout le monde et on acheta.
Pour les enfants, on choisit des tailles un peu plus grandes en pensant à l'avenir.
Apparemment, on ne rachète pas souvent des chaussures, et tous nous remerciaient sans cesse.
Les chaussures à lacets coûtaient 1 pièce d'or et 6 pièces d'argent la paire, les bottes avec plaque de fer 2 pièces d'or et 4 pièces d'argent la paire.
Total pour les 14 paires : 26 pièces d'or et 4 pièces d'argent.
Grâce à la bonne relation entre monsieur Lambert et moi, il me fit un prix à 26 pièces d'or tout rond.
Merci bien.
« Monsieur Lambert, je pense que je vais aussi leur confier la vente des savons et shampooings, donc je compte sur vous. »
« Oui, j'ai compris. »
D'après monsieur Lambert, pour la vente en gros, il enverrait une charrette depuis sa boutique pour venir chercher les marchandises chez moi.
Je m'inquiétais qu'ils ne se fassent pas attaquer par les gars en question, mais comme le trajet entre ma maison et la boutique de monsieur Lambert se fait en plein centre-ville, avec un passage assez fréquent, il m'assura qu'ils n'oseraient pas attaquer en plein jour avec autant de témoins.
« Monsieur Lambert, au cas où il arriverait quelque chose... »
Quand je demandai à monsieur Lambert d'abriter ces quatorze personnes en cas de problème, il accepta volontiers.
Je ne fais que recevoir de l'aide de monsieur Lambert.
Il faudra que je lui offre quelque chose la prochaine fois en guise de pourboire.
« Alors, merci pour tout. Ah, une seule question : y a-t-il une boutique que vous recommandez pour acheter des vêtements ? »
« Dans ce cas, si vous allez tout droit et tournez à gauche au premier coin, la boutique de mode Martin a un grand choix et je la recommande. »
Nous quittâmes la boutique de monsieur Lambert pour nous rendre chez Martin, la boutique de mode qu'il nous avait recommandée.
***
« Dans ce cas, ce sera sans doute ceci. »
Ce que le patron me montra était ce qu'on appelle une robe de bonne victorienne, une longue robe noire descendant jusqu'aux chevilles avec un tablier blanc, l'ensemble formant un uniforme de bonne.
La boutique de mode Martin recommandée par monsieur Lambert avait effectivement un grand choix, comme il l'avait dit.
Apparemment, le patron est originaire de Clère, la ville célèbre pour la filature où je me suis aussi rendu, et grâce à ses contacts, il peut se procurer de bons vêtements.
En entrant dans la boutique, le patron nous accueillit immédiatement. Je lui expliquai que les quatorze personnes étaient des esclaves, que les femmes des familles Toni et Alban s'occuperaient principalement des tâches ménagères, les hommes de l'entretien du jardin, et que les cinq anciens aventuriers assureraient la sécurité, puis je lui demandai quels vêtements conviendraient.
Et ce qu'il nous montra pour les femmes, c'était l'uniforme de bonne dont je parlais tout à l'heure.
« Pour des esclaves dans un manoir, ce sera sans aucun doute ça. Une apparence distinguée, et la robe noire ne montre pas la saleté. Et si elle se salit, il suffit de changer le tablier. »
Je vois.
Je suis convaincu par cet uniforme de bonne à la fois pratique et fonctionnel.
Pour les femmes, on en prit trois par personne, y compris pour le changement.
Pour les tabliers, qu'on changera fréquemment, on en acheta six par personne.
Je pensais que pour Lotte-chan, 5 ans, des vêtements normaux iraient bien, mais elle insista de toutes ses forces : « Moi aussi je veux celui-là ! », alors on lui prit le même uniforme de bonne.
Cette boutique a vraiment un grand choix de tailles et de modèles, et on a même pu trouver des uniformes de bonne pour bambins.
« Pour les hommes, ce sera plutôt ça. »
Ce que le patron proposa pour les hommes était une salopette couleur olive.
Le tissu est épais et a l'air solide.
Quand je demandai à Toni, qui était jardinier, il me dit que c'était son vêtement de travail habituel.
Alors, ce sera parfait.
On acheta trois salopettes par personne et, comme ils vont transpirer, six chemises par personne.
« Pour les anciens aventuriers, ce sera ça qui conviendra. »
Ce que le patron sorti était un pantalon gris foncé épais.
C'est un tissu tissé en mélangeant du fil d'araignée d'acier, un monstre, et il est extrêmement résistant.
Apparemment, il peut arrêter une lame de couteau.
De plus, la respirabilité est excellente et c'est un article populaire chez les aventuriers.
Hé, moi aussi je le veux peut-être.
C'est un peu cher, mais ces cinq personnes devront risquer leur vie pour me protéger en cas de besoin, alors c'est bien assez bien pour eux.
Trois pantalons par personne et six chemises.
Bien sûr, j'en ai aussi acheté trois pour moi.
Pour les sous-vêtements, comme c'est délicat pour moi de m'en mêler (surtout ceux des femmes), je laissai chacun en choisir cinq.
« Cela fera 77 pièces d'or au total. »
Les vêtements, ça coûte quand même son prix.
Je payai et nous quittâmes la boutique de mode Martin.
Les adultes étaient un peu déconcertés par ce traitement favorable qui leur offrait même des vêtements de rechange, mais pour moi, même si ça coûte un peu, c'est largement mieux qu'ils restent propres.
« Puisque j'ai acheté des rechange, fais attention à rester propre. »
À ces mots, tous acquiescèrent gravement.
Cela dit, comme pour les chaussures, on n'achète pas souvent des vêtements, et tous étaient émus d'avoir de nouveaux habits.
Pour les sous-vêtements et les chaussettes, je compte leur donner ceux du Supermarché en ligne que j'utilise moi-même.
Surtout les sous-vêtements, le toucher et le prix de ceux du Supermarché en ligne sont largement supérieurs.
Bon, avec ça, les produits de première nécessité sont à peu près réunis.
On peut peut-être leur faire commencer le travail dès demain.
Et aussi, qu'ils cuisinent eux-mêmes.
Bien, alors il faut s'occuper de la nourriture.
Pour la viande, je donnerai ce que j'ai en stock, mais pour les légumes, il faut aller au marché.
Alors, la prochaine étape, c'est le marché.
Je confiai les bagages de tout le monde à ma Boîte à objets pour un stockage temporaire, et notre groupe se dirigea vers le marché.