Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas mangé de poisson.
Comment le cuisiner, tiens.
Ce violet-trout, je le ferai grillé entier au sel. Le king-trout, je le lèverai en trois filets — hum, en papillote et en meunière, ça devrait le faire.
Du coup, plus de beurre, et il me fallait de la farine aussi.
Et pour la papillote, je veux des champignons, alors j'en achète.
J'ouvre le Supermarché en ligne et j'embarque beurre, farine, les condiments habituels pour les champignons, tant qu'à faire.
Sans oublier le papier alu pour la papillote.
Puis, tiens, pourquoi pas celui-là de temps en temps.
Une fois tous les ingrédients réunis, on passe en cuisine.
Le violet-trout part au sel entier, donc au feu de bois, c'est meilleur. Première étape : ramasser du bois.
Autour, c'est la forêt, le bois s'est ramassé tout seul.
Allumer le feu, ensuite.
Bien sûr, j'ai allumé au sortilège.
Comme je m'étais un peu entraîné, la magie de feu, je la maîtrise plutôt bien maintenant.
Prêt pour la cuisson.
D'abord, vider le violet-trout.
Certains aiment l'amertume des abats, moi pas trop, alors je les retire.
Le poisson vidé, je l'emmanche sur une branche de longueur convenable que j'avais épointée en ramassant le bois, je sale.
Et je plante les branches autour du feu de camp pour faire griller.
Pendant ce temps, le king-trout.
D'abord, lever en trois filets.
Hop, oups, y'a pas mal de chair restée sur l'arête centrale.
Bon, tant que l'arête est propre, peu importe si c'est un peu de travers.
On commence par la papillote.
Beurre sur le papier alu, lit d'oignon, dessus les tronçons de king-trout, léger sel-poivre.
Puis shimeji, enoki, un filet de saké, une noisette de beurre, et je referme la papillote.
Au bord du feu pour cuire à la vapeur.
Ensuite, la meunière.
Sel-poivre sur les filets, repos, essuyage.
Farine fine des deux faces, et à la poêle.
Oh, le violet-trout a l'air cuit, et la papillote gonfle bien, la vapeur fait son travail.
Je retire les branches du violet-trout doré et je dresse sur les assiettes.
La papillote, j'ouvre, je verse du ponzu, c'est prêt.
Au feeling, j'ai mis du ponzu aujourd'hui.
D'ailleurs, sauce soja avant de refermer pour du beurre-soja, c'est bon aussi. Juste sel-poivre, ça marche très bien.
La meunière, je dresse les filets cuits, je nappe de sauce tartare toute faite achetée au Supermarché en ligne, fini.
Le classique beurre-soja est très bien, mais comme j'ai utilisé du beurre pour la papillote, j'ai voulu changer avec la tartare.
« Fel, c'est prêt ! »
Là, il déboule.
Il croque dans le violet-trout doré.
« Hmm, hmm, ça faisait longtemps, le poisson, c'est bon. »
Tant mieux.
Moi aussi, je mange.
L'accompagnement, le voici : en regardant sur le Supermarché en ligne, j'ai eu envie de bière, j'ai craqué pour des canettes.
L'alcool, je ne suis pas fanatique, mais parfois l'envie me prend.
La peau du violet-trout est croustillante, un régal.
La papillote, l'umami du king-trout et des champignons marié au ponzu frais, parfait.
La meunière, le king-trout maigre et la sauce tartare, accord impeccable.
Pas mal, moi je dis.
Ça va bien avec la bière.
Gorgée. Bière, c'est bon.
Poisson longtemps attendu, c'est bon aussi.
« Plus rien, j'en veux encore. Celui dans le papier argenté et celui avec la sauce blanche. La sauce blanche, goût bizarre mais bon. »
Ah, ouais, ouais.
Papillote et meunière, donc.
Il a aimé la tartare, Fel.
La tartare, c'est bon, après tout.
Je sirote ma bière pendant que j'enchaîne papillotes et meunières supplémentaires.
Papillotes version beurre-soja et sel-poivre aussi. Meunière, tartare à nouveau vu qu'il a aimé.
Je sers les secondes portions à la chaîne.
« Phew, ça faisait longtemps, le poisson, c'était bon. »
Fel adore la viande avant tout, mais le poisson passe, alors dorénavant j'en ferai de temps en temps.
Heureusement, la pêche d'aujourd'hui est généreuse.
Y'a même un gros spécimen.
Celui-là, je le ferai découper à la Guilde des aventuriers la prochaine fois qu'on y passera.