Bon, on se fait à manger ce soir.
Au menu d'aujourd'hui : poulet rôti farci au pilaf, version facile.
Quand j'habitais encore chez mes parents, j'avais voulu tester la recette pour Noël, et depuis, c'était devenu une évidence que je préparerais le poulet rôti chaque année.
Évidemment, je connais la recette sur le bout des doigts.
Hé hé, depuis que j'ai acheté le réchaud magique, je me disais qu'un jour je tenterais ce plat.
Pour aujourd'hui, j'utilise...
Un cockatrice entier.
Je vais le cuisiner tel quel.
Une fois transformé en viande, le cockatrice fait environ un mètre cinquante, une belle volaille bien dodue.
Clairement, si je rôtis la bête en entier, tout le monde aura le ventre bien rempli.
D'abord, les ingrédients.
J'ouvre le Supermarché en ligne et j'achète du sel aux herbes, du pilaf surgelé, et un pinceau pour badigeonner d'huile.
Allez, on se lance.
Ma version du poulet rôti, c'est du simple et efficace, parce que je déteste me compliquer la vie.
Je fourre le pilaf surgelé dans la cavité et j'enfourne, c'est tout.
Faire le pilaf de zéro, c'est chiant, mais si on a le temps, pourquoi pas.
Première étape : je masse bien le cockatrice entier avec le sel aux herbes.
L'intérieur aussi.
Puis je laisse reposer un peu. Pendant ce temps, je décongèle le pilaf.
Normalement, un coup de micro-ondes et c'est réglé, mais impossible ici. Je le fais donc revenir léger à la poêle pour le décongeler.
Puisque ça cuira au four, une décongélation partielle suffit.
Ensuite, je bourre le pilaf dans le ventre du cockatrice massé au sel aux herbes.
Une fois farci, je referme avec des piques en bambou, et je ficele les pattes avec de la ficelle de cuisine pour que la forme tienne.
Je badigeonne toute la bête d'huile d'olive au pinceau, je la pose sur une plaque recouverte de papier cuisson.
Et hop, au four préchauffé.
Environ cinquante minutes à deux cents degrés, mais je surveille.
En cours de route, je récupère le gras qui a coulé sur la plaque et j'en badigeonne la peau au pinceau : ça donne une belle couleur dorée.
J'en profite pour retourner la bestiole pour une cuisson uniforme, et ça sort parfaitement grillé et appétissant.
Pour vérifier la cuisson, je pique un coup de pique en bambou dans l'endroit qui a l'air le plus rétif : s'il ne sort que du gras transparent, c'est bon.
Une fois bien doré, j'enlève les piques et la ficelle, et c'est prêt.
Un poulet rôti cuit entier, c'est quand même impressionnant.
Et là, avec un cockatrice de cette taille, encore plus.
Tandis que j'admire le résultat, les estomacs sur pattes de la maison se manifestent.
« Ça a l'air bon. »
« Dépêche-toi de nous le donner ! »
« C'est un gros morceau de viande ~ J'ai trop hâte de manger ! »
Tous les yeux sont rivés sur le poulet.
« J'enlève les os et je vous sers, attendez deux secondes. »
Je désosse en répartissant la viande et le pilaf dans chaque assiette.
« Voilà. »
À peine posées, les assiettes sont attaquées avec frénésie.
« Mmm... C'est incroyablement bon. »
Bien sûr que oui.
C'est le genre de goût qui fait dévorer Fel sans même lever la tête.
C'est vrai, la cuisson lente au four entier, ça change tout.
« Cette peau croustillante à l'extérieur, c'est irrésistible. Et ce truc que tu appelles riz, il a absorbé le goût, c'est délicieux aussi. »
Hein hein, tu piges, Dora-chan.
C'est exactement ça.
Cette peau croustillante, c'est le top.
Et le pilaf s'est gorgé du jus de la viande, il est devenu bien meilleur que du simple pilaf surgelé.
« La peau est croustillante, la viande à l'intérieur est tendre et le jus coule à chaque bouchée. Ce riz a aussi le goût de la viande, c'est trop bon ~ »
Comme erwartet de notre gourmande Sui, elle a tout compris.
La peau croustillante et la chair moelleuse et juteuse, c'est parce qu'on l'a rôti entier.
Et le pilaf fourré à l'intérieur a concentré tout l'umami de la viande, transformant un banal pilaf surgelé en quelque chose d'exceptionnel.
Poulet rôti : mission accomplie.
Bon, mon tour de manger.
Je me vante pas, mais c'est trop bon.
Peau croustillante, chair moelleuse et juteuse.
Pouvoir goûter à toutes les parties, c'est le privilège du poulet entier.
Franchement, c'est un régal.
Fel et Sui ont redemandé, et le poulet a été nettoyé jusqu'au dernier os.
Il ne restait que le squelette.
Tout le monde a adoré, et on me réclame déjà le prochain.
Puisque c'est juste "fourrer et enfourner", y a pas de souci pour recommencer.
« Je veux un truc qui tremble ~ »
« Dora-chan, le truc qui tremble, ça s'appelle un flan. »
« Ah oui. Flan, alors. J'en ai pas mangé aujourd'hui, donc j'en veux deux. »
Dora-chan réclame son flan.
La règle, c'est deux par jour, et elle n'en a pas encore eu.
« Moi aussi je veux le mien. Le même que d'habitude. »
« Le même que d'habitude, c'est le shortcake aux fraises ? Tu en veux deux identiques ? »
« Ouais. »
Fel veut ses deux shortcakes aux fraises habituels.
« Moi, je veux un truc que j'ai jamais mangé ~ »
Oui oui.
Sui veut découvrir une nouvelle saveur.
J'achète les demandes de chacun chez Fujiya.
Deux flans au caramel, deux shortcakes aux fraises, et pour Sui, je tente une tarte aux pommes et un roulé aux fraises.
Je leur tends, et tout est englouti avec délectation.
Le dessert fini, tout le monde a l'air satisfait.
Pour moi, il est encore trop tôt pour dormir...
Ah, tiens, c'est le moment parfait pour demander à Sui de me faire ce truc.
Je décide de demander à Sui de me préparer une certaine chose.