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Campfire Cooking in Another World

Chapitre 106

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Chapitre 106

Chapitre 106

Chapitre 106/13579%~9 min de lecture1 711 mots

« Bonjour. »

« Oh, Mukouda-san, bienvenue. »

Aujourd'hui, je suis passé voir comment ça allait à la boutique de Lambert.

Je me demandais aussi comment se vendaient les savons et les shampoings.

« Alors, comment se portent les ventes de savons et de shampoings ? »

« C'est justement pour ça que j'allais envoyer un employé faire un tour. »

En l'écoutant, j'ai compris que la publicité de Marie avait porté ses fruits, et que le bouche-à-oreille avait fait le reste : les dames ne cessaient d'affluer pour acheter savons et shampoings.

« Comme vous pouvez le voir, Marie s'active à expliquer les produits en laissant les clientes toucher ses cheveux. Ça booste encore les ventes. »

Dans le coin où sont exposés savons et shampoings, Marie laisse les dames toucher sa chevelure tout en leur vantant les mérites des produits.

Les clientes touchent les cheveux de Marie, paraissent surprises, et manifestent un vif intérêt.

« Grâce à Marie, les ventes vont bon train. Bien sûr, c'est parce que les produits que vous nous fournissez, Mukouda-san, sont excellents. »

Les meilleures ventes sont les savons bon marché et les shampoings deux-en-un, qui sont sur le point d'être en rupture de stock.

Apparemment, leur prix les rend plus accessibles.

Les ensembles savon-shampoing-soin à la rose plaisent aussi aux dames fortunées, et près des deux tiers en sont déjà partis.

Le masque capillaire, malgré son prix élevé, s'est écoulé à près d'un tiers, ce qui m'a moi-même étonné.

« Moi aussi, je suis surpris par cet engouement. Ha... j'avais sous-estimé la détermination des femmes pour la beauté. Une cliente a même acheté cinq savons de luxe d'un coup, disant qu'elle adorait le parfum. »

Lambert non plus n'en revient pas.

Monde différent ou pas, l'obsession féminine pour la beauté est universelle. (Regard lointain)

Ma sœur est une dingue de beauté, et quand j'habitais chez mes parents, elle me rabâchais : « Les hommes aussi doivent soigner leur apparence de nos jours », et me refilait ses vieux shampoings, après-shampoings, lotions et laits qu'elle ne voulait plus.

Elle passait sans cesse à de nouveaux produits, et moi j'héritais des vieux.

Bref, peu importe le passé, tant mieux si les produits se vendent bien.

« Et puis, heureusement, notre activité principale, les articles en cuir, marche aussi très bien. »

Parce que les dames venues pour les savons et shampoings jettent un œil aux articles en cuir, et celles qui ont les moyens achètent ce qui leur plaît sur un coup de cœur.

Certaines venues avec leur homme le supplient de leur offrir un sac (et le mec, par fierté, finit par craquer), donc l'effet d'entraînement fait que les sacs à main surtout se vendent comme des petits pains.

« Je n'aurais jamais cru que ça rejaillirait jusqu'aux sacs. C'est une heureuse surprise. »

Lambert affiche un large sourire.

Forcément, quand le chiffre d'affaires du cœur de métier grimpe, on a le sourire.

« Du coup, j'ai une proposition à vous faire... »

La proposition de Lambert, c'était une commande supplémentaire.

Après un test de vente, il a été convaincu, comme le disait Marie, que ça partirait.

La commande supplémentaire : 600 savons bon marché, 200 savons parfum rose, 500 flacons de shampoing deux-en-un, 200 flacons de shampoing et 200 de soin, et 60 masques capillaires.

J'ai failli tomber à la renverse devant les quantités.

Surtout les 600 savons bon marché, je me suis dit : « Ça va le faire ? » Mais au vu du test, Lambert assure que ce volume ne posera pas de problème.

Sur l'idée de Marie, les savons sont présentés hors de leurs sacs en jute, et leur parfum attire désormais les femmes ordinaires.

Bien sûr, pour une cliente lambda qui n'est ni noble ni marchande, même le savon le moins cher reste un achat conséquent, mais on voit maintenant des employées de guilde et des aventurières qui se font ce petit luxe.

Lambert prévoit que cette accessibilité — « un luxe qu'on peut s'offrir avec un effort » — va encore doper la popularité.

« Vu les quantités, le conditionnement en flacons, vous pouvez le faire chez vous ? Les masques capillaires sont vendus flacon compris, donc ceux-là je m'en charge. »

« Oui, c'est jouable. D'ailleurs, pour les clientes qui ont déjà acheté, on pensait leur vendre la recharge seule si elles rapportent leur flacon. »

Ah, il en avait déjà parlé.

Quoi qu'il en soit, soulagé de ne pas avoir à faire le conditionnement moi-même.

Si j'avais dû le faire, c'aurait été l'enfer.

« Bon, je préparerai tout pour demain. »

Je m'attendais à ce que ça se vende, mais pas à une telle commande d'entrée.

Faut que je me mette au boulot dès que je rentre à l'auberge.

Je ne peux pas livrer les recharges telles quelles, achetées au Supermarché en ligne ; faut les transvaser dans de gros contenants.

J'ai aperçu des caisses en bois et des jarres chez un marchand de bric-à-brac, j'en achèterai sur le chemin du retour.

***

De retour dans ma chambre à l'auberge, j'ai illico attaqué la préparation de la commande de Lambert.

D'abord, commande massive au Supermarché en ligne.

600 savons bon marché commandés, soit 200 packs de 3.

Hop, limite de 99 unités par article.

J'en mets 99 dans le panier pour l'instant.

200 savons rose commandés, soit 67 packs de 3.

Ça tient dans les 99, donc une seule commande.

Il m'en restera un, je le garde pour moi.

500 flacons de shampoing deux-en-un commandés, soit 167 recharges (équivalent 3 flacons).

J'en mets 99 dans le panier.

Là aussi il y aura du rab, mais séparer le liquide c'est la galère, je tout filerai à Lambert.

200 flacons de shampoing et 200 de soin commandés, chacun en recharges (3 flacons) x 67.

Je mets 67 de chaque dans le panier.

Pareil, rab de liquide, tout pour Lambert.

Reste les masques capillaires.

60 commandés, un flacon fait 2 recharges, donc 30 flacons au panier.

Puis 60 flacons vides pour les masques.

Je valide le paiement.

Ensuite, je rachète ce qui manque.

Yosh, tout est là.

Plus qu'à tout mettre dans les caisses en bois et les jarres achetées chez le marchand.

Je déballer les savons un par un et les range dans les caisses.

Une fois les savons bon marché casés, j'attaque les savons rose.

Même topo : déballage soigneux et rangement dans les caisses.

« Phew, c'était fatiguant. Mais il reste les recharges... »

Prochain : shampoing deux-en-un.

Les jarres de recharge ont un couvercle, et font la taille de ces gros bocaux pour l'alcool de fruits (environ 8 litres, je crois).

Je vide toutes les recharges dedans.

« Haa, c'est fait... »

Ça m'a fait 13 jarres de shampoing deux-en-un.

Heureux d'en avoir pris large.

Shampoing et soin vont aussi dans des jarres, j'en ai assez.

Je transvase shampoing et soin dans les jarres.

Une fois ça fait, dernier chantier : les masques capillaires.

Je les transvase dans les flacons achetés au Supermarché en ligne.

« Yossha, enfin fini ! »

Quand j'ai tout bouclé, le soleil commençait sérieusement à baisser.

« Merde, Fel doit avoir faim et m'attendre. »

J'embarque Sui et file à l'écurie en vitesse.

***

Arrivé à l'écurie, je trouve Fel avec une tête de poucos amis.

« Tu es en retard. »

« Désolé, désolé. Je te régale avec un bon plat, tu me pardonnes ? »

Je sors la marmite de bœuf bourguignon de ma Boîte à objets.

Hier soir, j'avais du temps, je l'ai mijotée.

La viande est fondante à souhait.

Je sers le bœuf bourguignon dans des bols.

« Voilà. Attention, c'est brûlant. »

Je réveille Sui et lui sers aussi son bol.

« C'est un plat que je goûte pour la première fois. Voyons... »

Fel l'avale plutôt qu'il ne le mange.

« Oh, la viande fond dans la bouche. »

« Vrai. Et le goût a bien imprégné, c'est délicieux. »

Bien, le bœuf bourguignon plaît bien.

« « On en veut encore » »

Je leur ressers généreusement à tous les deux.

J'achète du pain français au Supermarché en ligne, et je commence à manger mon bœuf bourguignon.

La viande est bien tendre, le goût a du corps, c'est bon.

J'aurais dû mettre des champignons, tiens. La prochaine fois, j'essaierai.

J'ai pris du pain français parce qu'un pain un peu dur va mieux avec le bœuf bourguignon, mais le pain français du supermarché, c'est mou de chez mou.

Un vrai pain français croustillant, ça se trouve seulement en boulangerie.

Tremper un pain dur dans le bœuf bourguignon, ça a l'air bon, ça...

...Ah, mais du pain dur, y en a dans ce monde.

Ce pain noir dur comme de la pierre.

Mangé nature, c'est trop dur et pas terrible, mais trempé dans le bœuf bourguignon, ça devrait le faire.

Le pain est dur, donc il tiendra la trempée sans se déliter, et ça a l'air bon.

Oui, j'achèterai du pain noir la prochaine fois.

« « On en veut encore » »

Oui, oui.

« Hé, tremper ça dedans, c'est bon ? »

Fel a l'œil vif : il m'a vu tremper mon pain français dans le bœuf bourguignon.

« Ouais. Ce pain, tu le trempes comme ça dans le bœuf bourguignon, c'est bon. »

« Alors donne-m'en. »

« Sui aussi veut manger ! »

J'achète du pain français pour eux deux, le coupe, et le trempe dans le bœuf bourguignon pour leur resservir.

« Goûtez. Si c'est bon, j'en recoupe. »

« Mmh. »

Fel et Sui mangent le pain trempé dans le bœuf bourguignon.

« Ho, c'est bon. Ce pain absorbe le goût et devient délicieux. »

« Vrai. Avec le pain, c'est encore meilleur. »

Ils ont l'air d'avoir adoré le bœuf bourguignon avec le pain, ils ont redemandé plusieurs fois.

« Mm, le ventre est plein. »

« Fuh, Sui aussi a le ventre plein. »

« Vous avez bien mangé, tous les deux. »

« J'ai un peu trop mangé. »

C'est bon signe, ça veut dire que le bœuf bourguignon leur a plu.

J'en avais fait une grosse marmite, mais elle est vide.

La cuisson prend du temps, mais je referai ça quand j'aurai du temps.

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