Dans la salle blanche, il n'y a que Tamaki et moi.
« Kazu-san ! Je t'ai enfin trouvé ! » Tamaki, qui haletait, s'est jetée sur ma poitrine, comme un petit chiot, et a frotté ses joues contre les miennes.
Pourquoi est-elle ici ? Pourquoi moi........ Ah, ça n'a plus d'importance.
Putain, c'est chiant. Je l'ai repoussée froidement.
« Kazu... san ? » Tamaki me fixa, les yeux grands ouverts. Elle avait l'air choquée, et un peu effrayée.
Elle me sondait nerveusement.
« Kazu-san, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ne m'as-tu pas attendu ? Je t'ai cherché si longtemps, et Arisu a disparu aussi........ Ah oui, Arisu n'est pas avec toi ? »
Arisu ?
Ah, Arisu ? Arisu, elle........ Ces images m'ont assailli à nouveau.
Arisu, serrée fort contre lui par ce type.
Arisu, qui est partie avec ce type.
J'ai gémi et me suis mis à genoux, la tête entre les mains, tremblant.
Tamaki a couru vers moi, paniquée.
« Kazu-san, hé, Kazu-san, qu'est-ce qui t'arrive ? » Tamaki secoua mon épaule. Je relevai la tête et la vis me regarder avec inquiétude. Même après que je lui aie offert un spectacle aussi laid, elle s'inquiète encore pour moi.
« Moi........ »
Tamaki fronça les sourcils, comme si elle avait pris une décision.
« Bien que je ne sache pas ce qui s'est passé, Kazu-san, je connais la douleur que tu ressens maintenant. Je peux comprendre. »
« Qu'est-ce que tu en sais ! »
Quelque chose a traversé mon esprit.
Mon esprit est devenu vide, et un objet carré, noir, douloureux et amer, et une ruée comme de la lave m'ont enveloppé.
Quand je suis revenu à moi, j'avais déjà plaqué Tamaki au sol. Je l'ai agressée dans un souffle précipité, mais........ Mais Tamaki n'a pas résisté.