Winston dit : « Je vais essayer de dormir avec pendant quelques jours. »
« Hmm… » Bai Qingqing le regarda avec un air entendu.
Parker ne ménagea pas Winston et éclata de rire. « Hou hahahahahaha hou… »
Bai Qingqing lui donna un coup de coude. « Fais moins de bruit. Tu fais peur à An’an. »
An’an avait pleuré toute la nuit et s'assoupissait quand Parker la fit sursauter. Elle reprit vie et ouvrit grand ses yeux gris argenté en le fixant.
« An’an a dû avoir faim. Donne-la-moi. » Bai Qingqing s'approcha de Winston et prit An’an dans ses bras.
Harvey était encore dans la pièce, aussi Bai Qingqing s'arrêta-t-elle de se dévêtir. Elle lui lança un regard.
Harvey dit : « Puisqu'An’an ne pleure plus, je vais rentrer. »
« Nous vous avons dérangé. » Bai Qingqing lui fit un signe de tête reconnaissant.
Harvey sourit et se dirigea vers la porte de la chambre.
Une fois la porte ouverte, les trois petits léopards déboulèrent, apportant une bouffée d'air frais et vivifiant.
Pour qu'ils fassent une bonne nuit, Bai Qingqing avait spécialement demandé à Parker de les installer dans une autre pièce, sans les laisser entrer pour la nuit.
« Bonjour, les enfants. » Bai Qingqing retira ses vêtements en souriant aux petits léopards.
« Hou ! »
Les petits léopards firent quelques tours autour d'elle, puis se dressèrent en tendant le cou. On aurait dit qu'ils voulaient voir leur sœur.
Bai Qingqing s'assit près du nid d'herbe et nourrit An’an avec aisance, d'une voix douce : « Fais attention et ne marche pas sur ta sœur. »
« Hou ! »
Influencés par leur mère, les petits léopards adoucirent aussi leur voix. Les trois têtes de léopard, identiques, s'entassèrent au-dessus d'An’an. Elles l'observèrent un moment, puis se frottèrent contre son corps.
Ils voulaient la lécher, mais leur Maman les en avait repris maintes fois. C'était parce que la peau de leur sœur rougissait toujours sous leurs coups de langue.
« Glouglou… » An’an émettit un son mêlé à celui de l'eau, tendant les bras pour attraper les léopards.
L'oreille de Troisième fut attrapée. Il était si heureux qu'il ne cessait de remuer la queue, et ses fesses bougeaient vigoureusement comme s'il dansait de façon érotique.
Bai Qingqing ne put s'empêcher de lui claquer les fesses.
L'Aîné et le Second tendirent aussi leur tête pour qu'An’an les attrape, mais An’an était fixée sur cette unique oreille. Elle tétait tout en tirant l'oreille contre elle.
Bien qu'An’an paraisse très douce, elle avait de la force. L'oreille de Troisième avait rougi sous les tiraillements. Il coopéra en approchant sa tête vers ses bras, recouvrant son corps de sa fourrure jaune.
Bai Qingqing sentit que du lait s'échappait de la bouche d'An’an, alors elle repoussa les petits léopards. « D'accord, votre sœur a mangé à sa faim et doit dormir. Allez jouer de côté. »
« Hou ! »
Les petits léopards répondirent docilement. Craignant que leur maman ne les comprenne pas, ils hochèrent même la tête avant de s'enfuir.
Winston rangea la pièce et lui dit : « Je vais à la salle de fonderie. »
« Tu n'as pas dormi de la nuit. N'y va pas aujourd'hui. Dors un peu à la maison », dit Bai Qingqing.
« Je ne suis pas fatigué. Je dormirai cette nuit. »
Winston s'approcha d'elle, se mit à demi à genoux, puis déposa un baiser sur son front.
Bai Qingqing sourit. « Va-y. Fais attention en travaillant. »
Après que Winston fut sorti, il retrouva le collier et le posa à l'étage supérieur, le plus loin de la chambre. Ce n'est qu'alors qu'il se rendit à la salle de fonderie.
An’an était vraiment fatiguée, et elle s'endormit en tétant. Bai Qingqing la déposa dans le nid d'herbe.
Parker avait préparé le petit-déjeuner et de l'eau chaude. Bai Qingqing prit son petit-déjeuner pendant que Parker aidait à baigner An’an. Elle avait tant pleuré qu'elle était couverte de sueur.
An’an dormait si profondément qu'elle ne se réveilla pas pendant son bain. Ses paupières étaient closes hermétiquement, comme collées. Le cœur de Bai Qingqing se serra pour elle.