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Beauty and the Beasts

Chapitre 45

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Chapitre 45

Chapitre 45

Chapitre 45/22520%~5 min de lecture812 mots

Alors il lui avait vraiment fait mal. Pourtant, il n'avait fait que la toucher doucement quelques fois. Pourquoi était-elle devenue si rouge ?

Le cœur de Cortis se serra tandis qu'il tendait la main pour caresser le sein tendre de Bai Qingqing. Il allait dire quelque chose quand sa main fut repoussée d'une claque.

« Salaud d'homme-bête ! » Bai Qingqing avait fini par s'endurcir après tant de brimades. Elle dévisagea Cortis avec colère.

« C'est quoi, un salaud ? » demanda Cortis, perplexe.

Bai Qingqing croisa alors les bras sur sa poitrine. « C'est toi le salaud ! Tu vas finir par me faire ces vêtements ou pas ? »

« Je vais te les faire tout de suite. » Cortis sourit. Il ramassa la peau de serpent sur le côté et la plaqua contre le corps de Bai Qingqing. Bai Qingqing coopéra, baissant les bras.

Une fois les mesures prises, Cortis sélectionna une partie dont l'épaisseur correspondait à la taille de la poitrine de Bai Qingqing. Il utilisa ensuite ses ongles pour découper un tronçon de cuir tubulaire, long comme un bandeau.

« Essaie. » Cortis passa le bandeau de peau de serpent autour du cou de Bai Qingqing en disant cela.

Bai Qingqing rentra le cou. « Juste comme ça ? »

« Essaie et tu verras. »

Mécontente, Bai Qingqing enfilât vite le bandeau de peau de serpent autour de sa poitrine. C'était vraiment assez confortable.

La peau de serpent avait une certaine élasticité. Elle enveloppait fermement ses seins tendres sans les étouffer. Elle dessinait de belles courbes qui feraient saigner du nez n'importe quel homme à la vue.

Sa respirabilité était aussi assez bonne. C'était comme une seconde peau sur son corps, on avait l'impression de ne rien porter.

Bai Qingqing savait aussi que cette peau de serpent n'absorbait pas l'eau. Même si elle nageait avec, elle ne serait pas mouillée. L'autre jour, en sortant de la grotte, elle s'était pris pas mal d'eau boueuse dessus, et un simple coup de chiffon avait suffi à la nettoyer.

Le seul inconvénient, c'était que la poitrine de Bai Qingqing était trop généreuse, et ce cuir n'était pas aussi élastique que des bas de contention. Il y avait donc quelques plis en haut et en bas.

Cortis la relâcha et se redressa, agitant sa queue de serpent en nageant hors de la grotte pour glisser dans l'eau.

Bai Qingqing lui lança un regard, puis baissa la tête pour ajuster son nouveau bandeau. Elle fronça ses beaux sourcils et marmonna : « Ce serait bien s'il y avait du fil et une aiguille pour le resserrer un peu. »

« Splash— »

Le bruit d'éclaboussures vint de l'extérieur, et Bai Qingqing leva immédiatement les yeux. Cortis remontait de la rivière en tenant un poisson d'environ un à un kilo et demi.

« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Bai Qingqing, perplexe. Pourquoi avait-il attrapé un poisson ? Ce poisson était si petit qu'il ne le rassasierait certainement pas. Et elle, elle avait mangé à sa faim.

Cortis dit : « Les arêtes de poisson peuvent servir à retoucher les vêtements. »

Ce fut seulement à cet instant que Cortis reçut soudain l'héritage de la confection de vêtements. Les hommes-bêtes serpents étaient des experts pour fabriquer les vêtements de leurs compagnes. Ils naissaient avec la connaissance d'utiliser de beaux vêtements pour se mettre les femelles dans la poche. Tout venait très naturellement, et même la mue de leur peau était liée à la confection.

Bien sûr, chaque homme-bête serpent ne mue qu'une seule fois parfaitement. C'est la mue la plus difficile, celle du passage de l'adolescence à la maturité. Ils ne muent à nouveau qu'après s'être accouplés avec une femelle. La mue aurait lieu une fois par an pour pouvoir faire de beaux vêtements à leur compagne.

Cortis fendit le ventre du poisson, en extrayant une fine arête longue et semi-translucide. Il rejeta ensuite le poisson, pas tout à fait mort, dans l'eau. Il découpa un fil fin dans la peau de serpent avec son ongle, plia une extrémité de l'arête, y attacha le fil, puis nagea vers elle.

Bai Qingqing comprit ce qu'il voulait faire. Avant qu'il n'approche, elle se tourna et retira le demi-bandeau. « Tiens ! Pas la peine de venir. »

« La retouche peut se faire pendant que tu le portes. Mais puisque tu l'as enlevé, tant pis. »

Bai Qingqing cracha du sang dans son for intérieur.

Cortis enroula son corps et resta près de Bai Qingqing. Il allait se mettre au travail quand le bout de sa queue démangea soudain, et il ne put se retenir. Il finit par l'attirer vers lui aussi.

Bai Qingqing fut forcée de s'asseoir à côté de Cortis, furieuse mais n'osant rien dire. Heureusement, elle lui tournait le dos. Cela lui permit de juste réussir à rester assise tranquillement.

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