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Beauty and the Beasts

Chapitre 1464

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Chapitre 1464

Chapitre 1464

Chapitre 1464/147699%~5 min de lecture837 mots

Même à travers les écrans, le public sentait bien que l'épisode avait été dangereux. Tandis que certains plaignaient les célérités, d'autres s'interrogeaient aussi sur l'emplacement de , celui que tout le monde méprisait.

« L'équipe de prod le déteste peut-être tant ça qu'elle a purgé toutes ses apparitions ? » hasailla Tang Li.

lui jeta un regard noir, la bouche pleine.

C'est alors qu'une caméra en plan large diffusa l'image sur son téléphone. Au loin, sur une montagne, un jeune homme aux cheveux couleur or déposa ses affaires puis redescendit la pente à toute vitesse.

« Hein ? ? » s'étouna Tang Li. « Il est monté aussi haut ? Monter là-haut n'est pas une mince affaire. Quel dommage pour lui de devoir redescendre. Ralenti ! »

Une curiosité immense saisit également . La queue de sa baguette coincée entre ses dents, elle oubliait presque de porter le repas à sa bouche.

rejoignit aussitôt sa troupe et, sans échanger un seul mot, rafla les affaires de chacun avant de repartir.

Sur les caméras, le choc, la reconnaissance sincère et le soulagement transparaissaient clairement sur les visages des célérités secourues. En un instant, le moral de la troupe remonta en flèche ; chacun se rendit mutuellement service pendant que l'ascension se poursuivait.

Tang Li poussa un soupir. « Donc était vraiment parti les aider. Finalement, il n'est pas si insupportable. »

Pourtant, maintenait que, dans un contexte pareil, n'avait aucune raison d'être disposé à venir en aide aux autres.

Sous une musique adoucissante, les images se succédèrent : chargeant ses propres affaires, évoluait avec une agilité remarquable et aidait même son opérateur vidéo à transporter du matériel.

Lorsqu'il atteignit un replat dominant, il se retourna. Apercevant ses coéquipiers encore au pied de la pente, un soupçon de frustration éclaira brièvement son visage aux traits beaux. « Ils avancent trop lentement. Comment je vais pouvoir rentrer s'ils ne bougent pas ? »

Prononçant ces mots, abandonna ses affaires en chemin et repartit en course vers le bas.

Face aux élèves qui suivaient l'émission en grignotant : « … » Ah, donc c'était bien là la véritable raison de son retour précipité ?

« Pfft ! » recrachas une bouchée de riz, réalisant à quel point l'équipe de production manquait cruellement de finesse.

N'auraient-ils pas pu diffuser cette séquence directement, dès le début ? Pourquoi diable faut-il taquiner ainsi le public ?

Un coup d'œil à ses camarades de classe suffit : elle comprit qu'ils ne pouvaient contenir leurs rires.

« Je ne sais pas, mais soudain, me semble… presque mignon. Je hallucine ou quoi ? »

« Idem pour moi. , franchement, il est assez touchant. »

Par la suite, sechargea à tour de rôle de porter les filles de la troupe, laissant chacun ému. Lorsque, suppliant enfin son opérateur vidéo, il lâcha « Je veux rentrer », ces mêmes paroles firent naître, pour la première fois, un écho profond dans l'âme des téléspectateurs. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'ils purent réellement saisir sa détresse.

Curieux de comprendre pourquoi répétait obstinément qu'il désirait « rentrer chez lui », les téléspectateurs suivirent l'émission avec une attention nouvelle.

Tandis que le reste du groupe profitait gaîment de leur campement, demeurait assis seul sur un rocher. De dos, il dégageait une solitude si poignante qu'elle contagie, à son corps défendant, nombre de téléspectateurs.

Du coup, l'image et l'attitude générale envers basculèrent instantanément. Beaucoup trouvèrent même qu'il avait un charme irrésistible, à tel point qu'il semblait plus vivant qu'à l'accoutumée.

Une fois le deuxième épisode terminé, se sentit nettement plus sereine. Elle resta surtout interloquée par le retournement d'opinion de ses camarades vis-à-vis de . Un phénomène aussi radical restait inédit dans le milieu du divertissement.

Puisque sa connexion mobile était désormais fonctionnelle, laisser filer cette occasion aurait été dommage. Le mercredi après-midi, chercha donc la rediffusion de *Chevalier-Princesse* et remit le cours avec ses camarades.

Ce jour-là, tous les regards convergèrent vers . Dans *Chevalier-Princesse*, la scène montrait justement le groupe s'apprêtant à déjeuner. Après que Zhang Yu et ses compagnons eurent terminé leurs préparatifs culinaires, ils lancèrent un appel en direction de .

Sans surprise, opposa le même refus catégorique : « Je ne mange pas ! »

Puis il claqua la porte de sa pièce sur lui.

L'une des célérités intervint alors : « en est déjà à deux jours sans rien mettre sous la dent. On ne peut pas laisser les choses continuer ainsi. »

« Je vais aller lui parler, » proposa Zhang Yu, avant de se diriger vers sa chambre.

Une sourde douleur lui serrait la poitrine ; la faim la quitta brusquement. D'un geste peu élégant, elle referma brutalement sa boîte-repas.

S'il s'agissait d'une diffusion en direct, elle se serait envolée vers lui sans hésiter. Elle l'aurait emmené goûter de bons petits plats, certain qu'il se serait réjoui comme un gosse.

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