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Beauty and the Beasts

Chapitre 1138

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Chapitre 1138

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Cette phrase indiquait d'abord l'« accord » de , puis son doute quant à ses capacités de mâle.

Quel mâle pourrait rester calme après avoir été mis en doute par sa compagne ?

La pomme d'Adam de Muir bougea, puis il se pencha soudain pour plaquer contre le rocher.

L'assaut soudain prit au dépourvu. Quand elle regarda à nouveau Muir, son calme et sa froideur habituels avaient disparu. Elle ne vit plus qu'un mâle en rut aux yeux injectés de sang, luttant pour réprimer sa passion.

Auparavant, n'avait ressenti qu'une légère gêne, mais à présent elle était nerveuse. C'était là l'aspect originel du mâle. Muir avait été trop durement refoulé jusque-là, aussi le contrecoup était-il plus violent. L'écart entre les deux la rendait de plus en plus saisie.

Elle lécha machinalement ses lèvres, et en voyant le regard de l'homme devenir encore plus brûlant, rentra immédiatement sa langue, presa d'un vif regret.

Fixant les lèvres attirantes de la femelle, l'esprit de Muir avait complètement perdu la capacité de réfléchir. Sans s'en rendre compte, il avait déjà posé un baiser féroce sur ses lèvres.

Le manteau de leur servit de lit, leurs corps s'entrelacèrent en un contraste saisissant. Le corps de la femelle paraissait de plus en plus mince et menu, clair et doux ; tandis que celui du mâle paraissait de plus en plus fort et puissant, grand et majestueux.

La température du soleil était très élevée en ce moment. En plus de leur excitation, n'avait pas froid du tout. Pourtant, elle rentra quand même la tête instinctivement.

On pouvait dire qu'elle était forcée de s'accoupler avec Muir, sans être prête. Son corps en souffrait un peu. Mais la raison pour laquelle Muir y parvint si bien tenait aussi à sa guidance intentionnelle.

Au moment où ils s'unirent, pensa qu'il lui serait encore plus difficile de se contrôler, tout comme c'était le cas pour ses autres compagnons.

Elle ne s'attendait pas à ce qu'il s'immobilise brutalement, tout en restant fermement unis. Elle pouvait sentir l'intensité de son excitation.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? »

La voix de était plus rauque que d'habitude, très douce et agréable à entendre.

Muir ne put s'empêcher de frotter son visage contre le sien. Au moment où leurs corps s'unirent, il se sentit incroyablement stable, comme une lentille d'eau errante qui avait enfin trouvé où s'enraciner, un lieu auquel appartenir.

Son corps et son âme étaient clairement séparés. Comparé à l'instinct primitif de son corps de la saisir, ce qu'il voulait davantage, c'était percevoir avec soin son existence et son parfum.

Sentant un filet de liquide brûlant effleurer son visage, fut stupéfaite. Muir pleurait-il ?

Elle n'avait jamais vu un mâle pleurer. Elle n'avait jamais su que leurs larmes seraient si brûlantes, presque au point de lui brûler la peau.

« Muir. » saisit sa main et exprima silencieusement son existence et son attitude. Elle croyait qu'il serait capable de le ressentir.

Muir releva son visage baigné de larmes. Il n'avait plus son expression habituelle, froide et dure. Il ressemblait à un bel homme éperdument amoureux.

Muir lui rendit son étreinte avec force, disant d'une voix rauque : « Nous serons compagnons à l'avenir. »

« Mm. » hocha fermement la tête.

Muir leva la main pour caresser le beau visage de sa compagne, son regard détaillant soigneusement ses traits. Comme s'il voulait graver son image dans son cœur à cet instant.

Muir baissa alors la tête et l'embrassa doucement.

releva la tête pour répondre à son baiser.

La raison de Muir s'effilochait peu à peu dans cet enlacement. La bête sauvage nommée « désir » s'échappa de sa cage, transformant soudain ce baiser en quelque chose de plus intense. Le corps qui avait été refoulé si longtemps se mit aussi à bouger plus violemment.

fut prise au dépourvu et ne parvint même pas à pousser un cri de surprise. Sa voix se changea en gémissements fragmentés.

Les mouvements violents de Muir la firent peur, et elle eut l'illusion qu'elle allait être dévorée. Elle repensa même à Jean, qui avait été mangée par son compagnon.

Comme on pouvait s'y attendre, peu importe à quel point un mâle semblait doux, ce n'était qu'en surface. Au fond, ils étaient tous des bêtes sauvages.

Après être parvenue à cette conclusion, perdit la capacité de penser à quoi que ce soit d'autre.

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