Tous trois se dirigèrent vers l'autre côté du glycine chinois. ne portait rien sous sa robe, et ses jambes avaient froid. Elle ressentit soudain une pointe de culpabilité et ne cessa de jeter des regards furtifs à .
Ce fut peut-être parce que reçut l'appel pressant de son cœur qu'il se retourna brusquement pour la regarder.
cligna des yeux et désigna l'avant du regard. Voyant que ne comprenait pas, elle cligna à nouveau, portant son regard vers l'avant.
tourna la tête et la fixa un long moment avant de s'avancer vers elle, demandant avec inquiétude : « Qingqing, tes yeux font-ils un tic ? »
trébucha et cessa de le regarder.
Curtis la souleva et inspecta ses yeux. Elle dit, gênée : « Je vais bien. »
Cet incident fut vite oublié, et le groupe marcha sur le côté pour grimper. Un tissu blanc triangulaire s'imposa dans leur champ de vision au milieu de l'herbe touffue.
Les yeux de tressaillirent, avec la sensation qu'ils allaient vraiment se mettre à trembler.
Elle ne supporta pas de regarder cette scène.
courut aussitôt le ramasser, sa queue épaisse et longue remuant joyeusement.
détourna la tête, le cœur lourd, et pleura silencieusement pour lui en son for intérieur.
Sentant le bras qui ceinturait sa taille se resserrer, comme s'il réprimait une envie de tout casser, avala difficilement sa salive. Elle allait briser ce silence gênant quand Curtis parla.
« N'est-ce pas ton vêtement ? Pourquoi est-il là-bas ? » Le ton de Curtis était d'un grand calme, comme la quiétude avant la tempête. Un vent violent souffla, présageant l'orage à venir.
Curtis avait depuis longtemps perçu la différence d'odeurs entre eux deux, mais il n'avait pas imaginé qu'ils s'étaient amusés bien plus qu'il ne l'avait cru.
Même ses vêtements avaient été jetés là. Qui plus est, un vêtement fait de sa peau de serpent. Cela fit presque exploser la colère dans le cœur de Curtis.
« Le vent… est fort là-haut… Il l'a emporté par accident », expliqua en tremblant.
Curtis lui lança un regard, sans rien dire. À cet instant, était déjà de retour avec le vêtement et l'agitait même en lui disant : « Mets-le vite. Il n'est pas sale. »
ne répondit pas. Car elle sentit le corps de Curtis se raidir à nouveau. Elle eut immédiatement un mauvais pressentiment. Comme prévu, l'instant d'après, les jambes de Curtis se transformèrent en queue de serpent, puis sa vision se brouilla.
courait toujours vite. Quand il vit la queue de serpent balayer vers lui, il fit encore un pas en avant par inertie. Juste au moment où il semblait aller heurter la queue, son corps réagit promptement. Il cambra le dos comme un chat agressé, bondit sur ses pattes arrière et évita le balayage de la queue.
resta bouche bée, stupéfaite.
Curtis fronça les sourcils. Il la posa au sol et fit mine de se lancer à sa poursuite.
Tous les poils de se hérissèrent. Il se transforma instantanément en léopard et s'élança dans la forêt à une vitesse fulgurante. En fuyant, il fit même preuve d'arrogance, lançant le vêtement en l'air.
La fureur dans les yeux de Curtis monta d'un cran. D'un « shhht », il passa sous le tissu encore en l'air et se lança à sa poursuite.
Le malheureux morceau de tissu ne retomba qu'après la disparition des deux hommes-bêtes, accroché à une branche.
En un clin d'œil, fut la seule à rester debout dans le vent, l'air bien misérable.
Soupirant, s'avança, ramassa le vêtement et l'enfila. Elle jeta encore quelques regards vers la forêt sans apercevoir personne. Puis elle fit demi-tour et marcha vers le glycine chinois.
Face à la cascade de glycines imposante qui semblait atteindre les nuages, se donna du courage, attrapa une liane fleurie et commença à grimper.
Les fleurs étaient pleines d'eau de pluie claire. Quand tendit la main pour tirer la liane, le rideau de fleurs trembla et elle fut trempée par l'eau.