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Beast Tamer

Chapitre 727

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Chapitre 727

Chapitre 727

Chapitre 727/96076%~7 min de lecture1 234 mots

Tandis que je restais perplexe, les images devant mes yeux continuaient de défiler… la relecture de souvenirs oubliés se poursuivait.

Un certain temps s'était écoulé depuis que j'avais été pris sous l'aile de Reinhardt.

Le petit moi que j'étais avait pu développer ses capacités de Beast Tamer à un rythme soutenu.

J'avais passé des moments à la fois amusants et épanouissants.

Tout cela, sans doute, était dû à Reinhardt.

Mais… un tel temps prit fin abruptement.

« Demain, je quitte le village. »

Ce jour-là, le petit moi s'était rendu sur le terrain d'entraînement pour rejoindre Reinhardt…

Et c'est sans crier gare qu'il m'annonça cela.

C'était totalement inattendu, alors le petit moi écarquilla les yeux, stupéfait.

« Hein ? »

« Je te le dis au cas où : pas besoin de venir me dire au revoir. Je ne te donnerai pas l'heure du départ non plus. Par conséquent, c'est la dernière fois que nous nous voyons. »

« C-c'est quoi ça… pourquoi si soudain… ! »

Le petit moi vénérait profondément Reinhardt.

Je n'avais jamais vu ses capacités de Beast Tamer de mes propres yeux, mais connaissant son savoir, on pouvait aisément imaginer son niveau.

Il devait être d'une force incomparable à la mienne.

Il avait peut-être un but précis, mais il m'avait enseigné les bases du métier.

Il m'avait appris tant de choses.

Dans l'esprit du petit moi, il s'était imposé tout naturellement comme un maître…

Le vénérer et le respecter allait de soi.

Et pourtant, disparaître du jour au lendemain…

Incapable d'accepter cela, le petit moi l'interpella d'une voix ferme.

« Pourquoi ! ? Pourquoi si brutalement… un truc pareil… »

Il ne voulait sans doute pas qu'il parte, mais ses mots perdirent vite de leur force.

Inconsciemment, il avait dû sentir qu'il ne pourrait pas le retenir.

Face à cet enfant, Reinhardt esquissa un sourire amer, l'air de dire « ma foi ».

Puis, d'une main un peu brute, il lui ruffla les cheveux.

« Mauvais. J'aurais dû te le dire plus tôt, peut-être. Seulement… c'était plus confortable que je ne le pensais. J'ai eu du mal à l'annoncer. Désolé. »

« … »

Devant cette parole d'une humilité inattendue, le petit moi ne put s'empêcher d'être surpris.

Moi qui regardais la scène, j'étais tout aussi surpris.

Reinhardt avait quelque chose d'inhumain, disons…

On ne lui voyait aucune émotion humaine.

Il se maîtrisait à la perfection.

C'est précisément pour cela que ses paroles et son attitude, si terriblement humaines, nous surprirent.

« Si c'est confortable, alors restez… tout le temps, ici ! ? Je m'occuperai d'expliquer aux villageois ! »

« Vivre dans ce village, hein… Ce n'est pas une mauvaise proposition. »

« Alors… »

« Mais je ne peux pas l'accepter. »

Reinhardt, en prononçant ces mots, avait une détermination farouche dans le regard.

« J'ai quelque chose que je dois faire. »

« Quelque chose que tu *dois* faire… ? »

« Exact. Jadis, j'ai fait une promesse à un certain ami… Je dois la tenir. Quoi qu'il m'en coûte, je dois la tenir. »

« … »

Quelle promesse ?

Qu'essayait-il d'accomplir ?

Le petit moi chercha à l'entendre…

Mais, sentant la résolution inébranlable de Reinhardt, il ne put aller plus loin.

Son instinct lui dit que ce n'était pas une chose qu'un simple gamin puisse demander à la légère.

« C'est pour ça que l'entraînement d'aujourd'hui est le dernier. »

« … Compris. »

« Je n'aime pas les gamins trop dociles. »

En disant cela, Reinhardt posa à nouveau la main sur la tête du petit moi.

Un geste un peu brut, mais qui parut, d'une certaine façon, doux.

————————

Le soleil penchait, teignant le ciel de rouge.

En même temps, le temps du petit moi et de Reinhardt touchait à sa fin.

« Bien, on s'arrête là. »

« … »

« Mon entraînement s'arrête ici. Pour la suite, tu apprendras auprès de tes parents et de tes connaissances… et en repensant à tout ce qu'on a fait, tu continueras à te perfectionner seul. Tel que tu es maintenant, tu progresseras tout seul sans problème. Ne pas négliger l'effort est, en soi, un talent. »

« … »

« Bon sang… ne fais pas une tête si longue. »

« C'est… mais… »

Sachant que c'était inutile, il ne le retint pas.

Pourtant, il n'arrivait pas à faire le tri dans ses sentiments et restait abattu.

Le petit moi, en bien comme en mal, n'était qu'un enfant.

« Ça va. Le sentiment de solitude disparaîtra vite. »

« Hein ? »

*Toc*… Reinhardt posa un doigt sur le front du petit moi.

Celui-ci inclina la tête, intrigué…

Et peu après, il vacilla, chancelant.

« Hé… pourquoi… j'ai… un sommeil terrible… »

« C'est une sorte de magie. Tu vas dormir un peu, mais c'est sans danger, ne t'inquiète pas. Simplement… tu oublieras tout de moi. »

« Hein… ça, pourquoi… »

« Mauvais, mais qu'on se souvienne de moi me poserait problème. Ça pourrait gêner l'accomplissement de mon but. Alors j'ai décidé de te faire oublier. Ne t'inquiète pas, c'est indolore. »

« Pour… quoi… si c'est ça, alors pourquoi… »

Le petit moi lutta désespérément contre la somnolence et fixa Reinhardt du regard.

Il avait sans doute prévu ça dès le début.

Alors pourquoi être venu vers lui ?

Pourquoi avoir été gentil ?

Ne comprenant pas, le petit moi pleurait à demi.

« C'est ça, oui… un acte dénué de sens. À la base, je n'avais pas l'intention de te parler. Ça n'aurait fait qu'attirer des ennuis. Même en scellant tes souvenirs, un jour, par un hasard quelconque, tu pourrais te remémorer tout ça. »

« Si c'est comme ça… »

« Simplement… l'homme est une créature qui commet parfois des actes irrationnels. »

Reinhardt, en disant cela, avait un visage doux.

On y sentait de l'affection pour les humains.

« Des êtres désespérés, stupides, cruels… et dérisoires, c'est sûr. Mais ils peuvent, un jour, sans aucun doute, s'élever pour devenir de vraies existences. C'est pour ça que… je tiendrai ma promesse. »

« Qu'est-ce que tu… »

« Moi qui porte un tel but, je t'ai vu… et j'ai ressenti une nostalgie incroyable. En plus, je suis ton ancêtre lointain. Vouloir aider un descendant en difficulté, c'est une émotion plutôt courante, non ? »

« Ancêtre… ? Descendant… ? »

« Je suis… le Héros des origines. »

La limite approchant, le petit moi s'effondra à genoux.

Reinhardt le soutint et l'assit délicatement contre un tronc d'arbre.

« Rain. Reste tel que tu es. La gentillesse est ta plus grande force. Tant que tu ne l'oublieras pas, un jour, à coup sûr… »

« … Maître… »

« Maître, hein… Pas mauvais comme appellation. »

Reinhardt esquissa un petit sourire et se redressa lentement.

« Il y a en moi une partie qui voudrait encore te parler comme ça. Drôle de bonhomme, Rain. »

« Moi aussi… une promesse… faites-la, s'il vous plaît. »

« Une promesse ? »

« La prochaine fois… ensemble, un repas… »

« … Compris. »

Si les souvenirs doivent disparaître, cette promesse n'a pas de sens.

Elle ne sera jamais tenue.

Pourtant, Reinhardt ne refusa pas le vœu du petit moi.

« Alors, à plus tard. »

« … Oui… »

Là, la conscience du petit moi s'éteignit, et il sombra dans le sommeil.

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