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Beast Tamer

Chapitre 1210

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Chapitre 1210

Chapitre 1210

Chapitre 1210/122299%~5 min de lecture918 mots

« Espèce de… !!! »

Le premier à s'élancer fut Grovaine… je pense.

Comme il a l'apparence d'un dragon, impossible de l'identifier avec certitude à la vue.

Désolé, mais distinguer les différentes races à l'apparence est difficile.

Pourtant, j'ai cru que c'était Grovaine car sa présence est la même.

Pour tout dire, le flux de sa magie est identique aussi.

Il traînait derrière lui une dizaine de dragons qui avaient l'air d'être ses subordonnés.

Dans un état de fureur, il a rugi et nous a fixé d'un regard noir.

« Quel culot de faire une chose pareille !? Jamais je n'aurais cru que vous oseriez provoquer une bagarre en plein cœur du village… Les humains sont apparemment encore plus sots, dépourvus de dignité et irrécupérables que je ne l'imaginais ! »

« … Désolé, mais »

Il semblait vouloir en dire davantage, mais je l'ai coupé.

« Vous tramez sans doute tout un tas de choses, mais il n'y a aucune raison de se battre sur votre terrain à vous. Alors, je me suis permis de faire comme ça. »

« Guh… »

« Accessoirement, il n'y a pas de règles dans un combat. C'est parce que vous perdez votre temps à palabrer… que vous laissez passer ce genre de chose. »

« Quoi ? »

L'instant d'après.

Une porte de transfert s'ouvrit au-dessus de la tête de Grovaine.

Des anneaux de lumière tourbillonnaient, reliant l'espace à l'espace.

Ce qui en émergea…

« Gaa !? »

Ce fut un projectile de lumière qui jaillit et frappa la tête de Grovaine.

La puissance n'était pas suffisante pour le terrasser, mais les dégâts ont dû être réels car Grovaine s'est mis à genou.

« Humpf, c'est bien ce qu'on appelle l'inattention, ça ! »

« C'est… ça, ouais. »

Tina et Nina avaient l'air fières.

Un coup de surprise.

Mais dans un combat, il n'y a ni loyauté ni lâcheté.

Puisqu'il n'y a pas de règles, si on nous le reproche, la seule réponse possible est : « Je ne sais pas. »

« …… »

Grovaine resta à genou, la tête baissée, sans bouger.

Il n'était pas inconscient.

… Il devait trembler de colère.

« … Ça fait un moment. »

Il se releva lentement.

Ses yeux brûlaient d'une colère pareille à des flammes déchaînées.

« C'est la première fois que j'éprouve une telle colère. La première fois qu'on me met dans un tel état. Par un simple humain… Il n'y a pas d'autre choix : nous devons vous dresser. Vous soumettre, vous montrer la voie droite. »

« Qu'est-ce que tu racontes ? »

« Nous, la race des dragons, allons dominer le monde. »

« …… »

Je restai coi, stupéfait.

Quel délire grandiose.

Plutôt que de la vantardise, c'en était au stade du délire pur.

Grovaine continua.

D'un ton grisant, comme s'il s'enivrait de ses propres paroles.

D'un air absolument convaincu d'être dans le vrai.

« Les humains sont sots. Inutile de revenir sur l'histoire. Après tout, il n'y a guère que les humains pour s'entretuer entre congénères. »

« Certes, les bêtes se battent parfois pour leur territoire. Mais c'est pour leur survie et la prospérité de leur espèce. Elles ne s'entretuent pas par pur caprice. N'est-ce pas ? »

« Et leurs crocs sont sans cesse tournés vers autrui… Pas seulement vers leurs congénères, mais vers les autres espèces. Elles chassent les animaux sans raison… Et osent même s'en prendre aux espèces suprêmes. Comme les monstres… Non. Des êtres encore plus vils. »

« De tels êtres stupides ont l'arrogance de se dire maîtres du monde. Simplement parce qu'ils sont nombreux, les autres races ne les reconnaissent pas. Il existe une fable sur le roi nu, non ? C'est exactement ça. »

« C'est pourquoi on ne peut pas les laisser faire. Cela dit… ce sont des êtres sans remède, mais ce sont tout de même des vies qui habitent ce monde. Si possible, on préférerait éviter de les tuer… C'est pour cela qu'un guide est nécessaire. Quelqu'un pour mener ces humains dépourvus de jugement sur le droit chemin ! Oui… c'est bien le devoir que nous, la race des dragons, devons accomplir ! C'est l'obligation des forts !!! »

Grovaine débitait sa grande théorie.

Ses paroles ne contenaient aucune hésitation.

Et l'on y sentait une conviction solide.

« …… Toi aussi, tu penses comme ça ? »

En écartant les décombres de la maison effondrée… en poussant des rochers, Randerion et les autres dragons apparurent.

À ma question, Randerion acquiesça calmement.

« Exact. On ne peut plus confier le monde aux humains… Pourquoi ne serions-nous pas, nous les dragons, ceux qui le gèrent ? »

« …… »

« Humains, c'est frustrant ? Effrayant ? Mais c'est ce que vous avez fait jusqu'ici. Les crocs que vous avez tournés vers les autres, vous allez maintenant les ressentir sur votre propre chair. C'est le karma… Acceptez votre sort docilement. Si vous le faites, nous vous accorderons uneonce de miséricorde. »

Cette fois, ce fut Grovaine qui parla.

Lui non plus ne doutait pas de ses propres mots.

Il était persuadé que c'était la seule réponse correcte… sans la moindre hésitation.

Ce n'était pas un désir futile, mais une conclusion née de sa réflexion sur le monde.

On pouvait y ressentir leur foi à eux.

C'était compréhensible.

Mais…

« Et alors… Vous croyez que je vais dire "Compris, j'accepte votre domination" aussi facilement ? »

J'ai compris.

Mais comprendre et accepter sont deux choses différentes.

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