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Another World Trip: Journey with My Cat and an Otaku Loli Goddess

Chapitre 134

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Chapitre 134

Chapitre 134

Chapitre 134/35438%~10 min de lecture1 964 mots

« Long Di, je mise sur toi pour celui-là. Alors tu dois me faire confiance quand je dis que tu es en danger mortel, et que sauf si tu veux crever, on doit bouger, là, tout de suite ! »

****

« Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi on devrait partir ? » Bon, c'est ce que je demandais, mais je me tapais la tête contre les murs de ne pas lui avoir réclamé des vêtements de rechange.

« Suivez-moi », Yang Fuyou se dirigea vers une porte en hâtant le pas.

Je le suivais pendant qu'il expliquait. « Les Nymphes sont les seuls parmi les cinq races majeures à être pourchassées autant que… disons… les Mofang Dao ! »

« C'est quoi, un Mofang Dao ? » Une autre race ? Doit être une mineure. Attendez, c'était pas le moment de s'interroger sur les autres races, qu'est-ce que j'avais en face de moi, là ?

« Pourquoi sont-elles si recherchées ? » demandai-je.

Yang Fuyou se tut.

Il pensait que j'allais être consumé par la cupidité ou un truc du genre ? C'est nul.

Cela dit, d'après ce que j'ai lu dans les romans de cultivation, la cupidité humaine est un truc qui me rendait dingue parfois.

Toujours, je suis celui avec qui il veut une relation platonique, d'affaires, donc peut-être qu'il me filera de quoi bosser.

Yang Fuyou se retourna vers moi en menant la danse avec un sourire. Ouais, je lui rendais pas son sourire.

Il se remit à marcher avant de plonger dans ses pensées.

« Je peux pas lire ce qu'il pense. J'ai fait mon lit avec Long Di, alors je ferais mieux de m'allonger dedans avec lui. S'il se fait vraiment bouffer par sa cupidité… je ne pourrai m'en prendre qu'à mon manque de clairvoyance », pensa Yang Fuyou.

« Tu ne devrais vraiment pas utiliser des critères normaux, surtout les critères lamentablement bas des humains », intervint Yaomu Shou, « pour juger Long Di. Balance juste ce que t'as à dire et laisse le chaos de son esprit répondre. »

Quand Yang Fuyou l'entendit, il réfléchit un peu et se dit qu'elle avait raison.

Yaomu Shou, c'était la meilleure wingwoman. C'est comme ça qu'on fait.

Ça a l'air d'avoir marché vu que Yang Fuyou se lança.

« Tu vois, Long Di, les Nymphes », il regarda la fille à capuche à côté de Shen Ling en parlant, « sont une existence miraculeuse et spéciale en partie à cause de ce qu'elles sont. »

Je regardai Xiannu Liang quand il dit ça. « T'as pas tort, elle est vachement spéciale. »

Xiannu Liang fronça les sourcils en m'entendant. Elle connaissait pas l'ironie ?

« Vous avez déjà entendu parler de plantes médicinales, non ? » demanda Yang Fuyou en ignorant ce que je disais.

« Oui. »

« Parfait, ça va être plus facile à expliquer », on continua d'avancer en parlant. On descendit plusieurs couloirs et on traversa plein de portes.

« Les Nymphes sont pourchassées parce qu'en les raffinant, on peut en fait— »

« Heu, p-pouvez-vous « renifler » s'il vous plaît ne pas… » une supplique les yeux pleins de larmes vint de derrière, ce qui fit que tout le monde se retourna.

Je vis Xiannu Liang qui regardait alternativement Yang Fuyou et moi. Ses yeux étaient au bord des larmes.

« Si les autres voyaient ça, ils vous traiteraient de bon à rien irrécupérable », dit Yang Fuyou en voyant les larmes de Xiannu Liang.

« Vous me faites pas confiance, hein ? » C'était un truc que je venais de réaliser.

Xiannu Liang ne répondit rien à cette question. Ouais, elle me faisait pas confiance, pas du tout. J'ai une idée du pourquoi, ceci dit.

« Vous avez peur qu'une fois que je connais vos utilités, je vous vende ou je vous utilise pour mes desseins ? C'est ça ? »

Elle resta silencieuse face à mon interrogation. Cependant, le léger tremblement de son corps trahit sa peur que j'aie vu juste.

« Cailloux m'a dit que pour les codes sociaux, je suis sourd, aveugle et muet, mais je trouve que les larmes, c'est un langage que je comprends facilement », lui dis-je.

Sa tête se releva vers moi avec un air surpris. Les larmes qui menaçaient de déborder restèrent coincées au fond de ses yeux.

« Ce qu'il s'apprête à me dire n'est pas un secret vu la facilité avec laquelle il me le dit. Voulez-vous que je reste dans l'ignorance face à ça et que je prenne quand même pour mission de vous ramener là où vous habitez au risque de ma vie ? » lui demandai-je. Je voulais vraiment savoir.

Ses poings se serrèrent alors qu'elle se tenait la poitrine pour réfléchir à mes mots.

Elle avait pas envie de parler. Je suppose que peu de gens se sentiraient à l'aise de parler des utilités que d'autres trouvent dans la mutilation de leur race.

« Ne me comprenez pas mal », ma voix sonnait calme puisqu'elle résonnait dans les couloirs vides.

« Ce n'est pas mon intention de vous culpabiliser pour vous faire parler », mentis-je -_- ne me jugez pas. « Je veux juste savoir si vous comptez me dire pourquoi je risque apparemment ma vie pour vous. »

Sa bouche s'entrouvrit de stupeur. « Tu comptes encore m'aider— »

« Répondez juste à la question que je vous ai posée », j'aime pas quand les gens répondent pas à ce que je leur demande. On dirait que j'aurais dû épuiser la dose de choc qu'ils peuvent ressentir en une vie, maintenant.

Elle hésita un moment en y réfléchissant. Au bout d'un moment, elle acquiesça.

D'accord, vu que c'est le cas, ça me va. Elle me le dira en son temps. J'ai pas de problème avec ça. On va voyager un moment donc je veux pas qu'elle ait peur de moi tout le long.

Yang Fuyou a évidemment capté le message de notre conversation donc il continua pas ce qu'il allait dire. Je suis pas sûr mais j'aurais juré voir l'esquisse d'un sourire.

« On est arrivés », Yang Fuyou ouvrit la dernière porte pour révéler le soleil du monde extérieur.

Je viens de réaliser que dans les romans de cultivation, dès que les personnages principaux parlent de quelque chose de vaguement intéressant, ils se trouvent juste en train de marcher quelque part assez longtemps pour régler leurs valises émotionnelles.

C'était même pas subtil ; c'était criant. Genre, juste au moment où ils finissaient, bam, court trajet terminé.

Me voilà à le vivre moi-même. « Hein… je suppose que ça arrive dans la vraie vie aussi. »

La zone où on arrivait n'avait presque rien sauf une calèche attelée à des… oh mon dieu.

« C'est des ânes ? »

C'était une question rhétorique. C'était la version pauvre des chevaux, des ânes.

Leurs têtes étaient baissées et le poil beige (oui, c'est beige) sur tout leur corps était par plaques. Leurs queues ressemblaient à des queues de rats, tandis que leur allure était la procrastination sous forme mortelle. Au risque de passer pour quelqu'un de partial, ils avaient l'air plus ânes que n'importe quel autre âne avant eux.

Yang Fuyou sourit en entendant ça. « Ce ne sont pas juste des ânes, ce sont des Super-Ânes ! »

« Je refuse de croire qu'ils s'appellent comme ça », une pensée me chatouilla le fond de l'esprit quand il dit ça.

Bam !

Un claquement vint de derrière eux et ils virent Huli Ruo accourir vers eux en vitesse.

« Fuyou, t'avais raison. Des gens les cherchent même pendant qu'on parle ! On pourra les aider à s'échapper seulement s'ils utilisent les… Oh, vous êtes prêts !? Super, les Super-Ânes les mettront sûrement en sécurité ! »

Je me demandai intérieurement si ces gens connaissaient le sens du mot super.

En entendant ce que disait Huli Ruo, Yang Fuyou prit un anneau de stockage d'elle et sortit une boîte en brocart de sa robe ainsi que l'anneau de stockage, avant de venir vers moi.

« Franchement, ces anneaux de stockage valent bien plus que les objets que tu as achetés lors de la partie mortelle de la vente aux enchères. Heureusement, t'as été généreux lors de la vente aux enchères cultivée, ce qui me permet d'encore pouvoir avancer. » Il me donna les trucs que j'avais demandés avec un sourire.

Il se tourna ensuite vers Yaomu Shou. « Normalement, je m'en ficherais qu'il parte avec vous, mais vous devriez savoir à quel point entrer en contact avec une Nymphe est dangereux et compliqué. Si vous pensez pouvoir gérer, vous êtes la bienvenue pour prendre le risque, mais je vous supplie de bien réfléchir car des vies sont maintenant incluses dans votre petit stratagème. »

Boom !

Une puissante explosion eut lieu au loin, provoquant un tremblement violent qui les fit presque tomber.

Le temps pressait.

« Bon, Frère Long Di, monte dans la calèche », m'enjoignit Yang Fuyou.

Avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, je levai la main pour poser une question. « Question, pourquoi on a deux ânes— »

« Super-Ânes. »

« Je vous supplie d'arrêter sur le champ au motif que ce nom me donne un anévrisme. Donc, comme je disais, pourquoi on utilise deux ânes ? On est pas plus rapides en tant que cultivateurs ? » demandai-je.

Yang Fuyou sourit. « Hmph ! Vous n'avez plus affaire à des ânes moyens. »

« S'il vous plaît, dites-moi pas que ces trucs peuvent se transformer en super légendai— »

Boom !

Une autre explosion retentit, celle-ci plus proche que la précédente.

« Il faut les faire partir ! » Huli Ruo était visiblement inquiète.

« Partez ! Je les retiens. Ils n'osent pas causer d'ennuis à la maison de ventes. Je ferai de mon mieux pour les retenir ! Maintenant PARTEZ ! »

Sous son insistance, on monta tous dans la calèche et on attendit.

Pa ! Pa !

Yang Fuyou claqua les ânes, et une scène qui me fit questionner la vie eut lieu.

L'allure précédemment apathique et « je le ferai demain » des ânes disparut vite, remplacée par un regard enflammé nourri par la colère de rester immobiles.

De nulle part, leurs corps gonflèrent pour ressembler à deux pits bulls dopés qui voudraient être joueurs de basket. C'était à la fois impressionnant… et dérangeant.

Pas seulement ça, leur poil beige devint jaune, pratiquement doré. En plus, leur crinière poussa en pics et une puissante aura dorée les enveloppa.

Putain de biscuits, je le savais. C'était pas juste des ânes. Ce sont des ânes super saiy—

Boom !

Une autre explosion eut lieu, mais celle-ci venait pas de la source précédente. Elle venait des sabots des ânes qui s'enfonçaient dans le sol avec une telle force que ce fut le résultat.

Avant que Yang Fuyou ne compte jusqu'à dix, Long Di et les autres étaient déjà partis, disparaissant de la vue sur le vieux chemin battu qui menait dans la forêt et hors de la ville.

Dum ! Dum ! Dum !

Peu après, plusieurs auras puissantes surgirent de nulle part et ciblèrent Yang Fuyou et Huli Ruo, faissant faire à cette dernière presque perdre l'équilibre.

Yang Fuyou se plaça devant elle pour la protéger de l'atmosphère oppressante.

Son regard se porta sur un endroit précis. « Puisque vous êtes déjà là, pourquoi vous cachez-vous encore ? »

Suite à cette question, un homme qui semblait dans la fin de la trentaine émergea du sol avec une expression sévère. Son corps était d'une couleur brun-jaunâtre tandis que plusieurs lignes verticales noires couraient sur toute sa longueur.

Il perdit pas de temps et demanda à Yang Fuyou. « Où sont-ils ? »

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