Du sang gicla sur les deux soldats qui tentaient de le relever, et ils virent celui qui était sous eux se faire trancher la gorge.
Le visage du chef de Loup Sauvage changea instantanément lorsqu'il vit ce massacre effrayant se dérouler sous ses yeux, et il se mit à courir vers leur base.
« Couvrez-moi ! » hurla-t-il.
Les autres mercenaires ne savaient même pas comment le couvrir, car ils ne voyaient pas l'ombre d'un ennemi nulle part…
À ce moment, un fusil se mit à flotter dans les airs, son canon visant le dos du chef de Loup Sauvage avant de tirer. La balle se logea pile dans la colonne vertébrale, provoquant une douleur atroce. Le chef de Loup Sauvage s'effondra face contre terre. Une seule pensée lui restait malgré la douleur intense : s'il rampait encore, il pourrait peut-être échapper à la mort.
Voyait le chaos éclater au sommet de la colline, les mercenaires du Corps Déviant estimèrent que c'était l'occasion idéale.
« Putains, on les baise ! » crièrent les cinq capitaines en chœur, et les cinquante hommes chargèrent droit dans la pente.
tuait à cœur joie avec sa dague.
Les mercenaires ennemis n'étaient que du tofu devant lui ; ils ne pouvaient résister à la dague acérée manipulée avec une force aussi écrasante. La lame tranchait tout sur son passage.
n'était pas pressé d'achever le chef de Loup Sauvage, puisqu'il venait de le paralyser pour l'empêcher de fuir. Le chef ne faisait que ramper lentement, entendant et voyant ses hommes mourir misérablement autour de lui.
C'était un massacre brutal comme personne n'en avait jamais vu. Le chef de Loup Sauvage avait l'impression d'être en enfer, la chair de poule partout, frissonnant de plus en plus alors que la terreur le gagnait.
C'était parce qu'il lui semblait commencer à distinguer vaguement une silhouette humaine dans la brume de sang.
Lorsque le sang gicla sur le corps de , une partie de son torse fut effectivement exposée dans les airs.
Mais c'était précisément ce qui terrifiait tant le chef de Loup Sauvage ; il ne voyait pas un être humain complet !
Par exemple, il ne distinguait que l'image floue de couverte de sang, mais pas ses pieds ! Il ne voyait qu'une partie du visage de , pas sa tête !
C'était la partie la plus terrifiante.
Quand tous ses mercenaires furent morts, avait déjà enfilé une tenue neuve et se tenait devant le chef de Loup Sauvage.
Lorsque les autres mercenaires du Corps Déviant arrivèrent au sommet, prêts à en découdre, ils virent que tout le monde était déjà mort, et tous furent choqués.
Ils virent debout devant le chef de Loup Sauvage, le visage couvert de sang. Toutes les nouvelles recrues du Corps Déviant ressentirent une aura dominatrice et oppressante, mêlée de peur.
« C'est ça, je suis leur patron, le patron du Corps Déviant. Quand je raisonne avec vous, vous écoutez. Quand vous ne voulez pas raisonner avec moi, ça veut dire que vous voulez mourir. Alors, j'exauce votre vœu. »
s'avança lentement, faisant tournoyer sa dague entre ses doigts, avant de la poser sur le cou du chef de Loup Sauvage.
Le chef faillit s'étouffer en avalant difficilement sa salive : « Tu ne voulais pas juste récupérer tes ressources ? Je te rends tout ! »
« Et les quatre hommes que tu as tués ? » demanda .
Le chef de Loup Sauvage : « J'ai perdu toute mon équipe, ça devrait suffire, non ? Laisse-moi partir, je te donne mon territoire aussi ! Et tout ce qu'il y a ici ! »
« Je n'ai pas besoin que tu me les donnes. Si je veux quelque chose, je le prends moi-même. Tu as raison. Celui qui a les plus gros poings fait la loi », dit en lui tranchant la gorge.