« C'était une sale affaire. »
« Le responsable principal débitait n'importe quoi. »
« Le village des Oni ne se remettra pas de sitôt. »
En commençant par Enki et Iroha, le couple de chefs du village, presque tous les principaux responsables étaient montés au ciel grâce à ma magie primordiale, offrant un spectacle lamentable. Senki, qui avait mené l'attaque de front et n'avait perdu que par la force brute, m'avait marqué en laissant perler une sueur froide tout en affichant un soulagement évident.
Une nouvelle épouse ? Pas le temps pour ça, hahaha. Enfin, cette fois on s'est contenté de faire connaître les trois articles, et pour les allers-retours avec Clover et les autres menus détails, on a décidé de remettre à plus tard. Du coup, je prévois de retourner au village des Oni sous peu.
« J'ai l'impression que ça aurait été pareil, que j'y sois ou non. »
« Si on dit ça, moi aussi. C'est Taishi-kun qui a fait presque tous les échanges. »
« Pour dire vrai, y a pas eu de vraie négociation, ça a fini en bagarre. »
« Patron, arrêtez avec ça. »
Une voix masculine, belle et grave, résonna. L'homme-lézard qui marchait devant se retourna avec un regard mi-exaspéré, mi-amusé. Il s'appelle Keiji Gai. Fils de Buiti Gai, qui dirige les gens de la rivière dans le nord-est de la Grande Forêt-Mer, il est son successeur désigné. C'est un Lézard-homme entièrement couvert d'écailles, un maître du combat sans armes.
« C'est irrespectueux. Je ne suis pas un brute qui se déchaîne sans raison. »
« Mouais, c'est ça. »
« C'est vrai, ça. »
« C'est ça, c'est ça. »
Je hochai la tête avec satisfaction à leurs paroles. Voilà, je ne suis pas un tyran qui use de la violence sans but. Je suis même un bon gars qui, quand il doit taper, fait attention à ne pas faire de morts.
« En d'autres termes, s'il y a une raison, tu te déchaînes. »
« C'est bien ça. »
« Vous pourriez pas le monter pour mieux le descendre après ? »
« Vraiment, épargnez-nous ça. »
On avançait en bricolant dans le quartier des gens de la rivière. L'endroit a un aspect particulier. Ponts enjambant les rivières grandes et petites, maisons dans les arbres, maisons au bord de l'eau, tout semble en désordre. Les ponts, c'est principalement nous, les humains, et les elfes de la rivière qui les utilisons. Les lézard-hommes et les sahuagins, eux, traversent à la nage sans se poser de question. Enfin, en y regardant bien, y a aussi des elfes qui glissent comme des poissons.
« Les elfes qui vivent ici, ils ont aussi des clans ou quelque chose du genre ? »
« Sait-on jamais, peut-être des descendants de clans qu'on croit éteints dans la Grande Forêt. »
« C'est possible. Les elfes sont arrivés dans la Grande Forêt-Mer après que la chasse aux elfes ait sévi dehors. »
« Je vois. Mais les elfes d'ici, ce sont pas des utilisateurs de magie de vent, mais de magie d'eau. »
« Y a pas mal d'elfes avec une affinité pour la magie d'eau. Et puis, après avoir passé tant de temps ici, ils ont fini par se spécialiser dans la magie d'eau, non ? »
« C'est bien possible. La magie d'eau est puissante dans les endroits où y a beaucoup d'eau. »
On arriva bientôt sur la place qui sert de salle de réunion. Un banc de sable au milieu d'une grande rivière, bien ensoleillé, où les lézard-hommes aiment faire leur bronzette.
« Bienvenue, seigneur Taishi. Excusez-nous pour ce lieu sans toit. »
Je serrai la main de Buiti Gai qui nous accueillait, et m'assis face à lui. S'asseoir, façon de parler : pas de chaises. Juste des nattes posées directement sur le sol. Si Néara avait eu droit à cet accueil, elle aurait dressé l'œil de colère. Moi, ça m'est égal.
« Faites pas attention. C'est ouvert, c'est bien. Rien de caché, tout le monde entend. »
En vrai, les décisions politiques importantes devraient peut-être aussi être publiques ? Je me le demandais tout en sortant de mon Stockage les feuilles sur lesquelles étaient écrits les trois articles.
« Je suis venu discuter de la ligne directrice du pays, ou plutôt de l'objectif qu'on affiche. En résumé, c'est écrit là-dedans. »
« Hum. Je vais jeter un œil. »
Buiti Gai prit les feuilles et les lut. L'âge d'un lézard-homme, impossible à deviner à l'apparence, mais il doit être très vieux. Pourtant, sa force déborde encore, il a l'air plein de vitalité. Son successeur Keiji est un homme droit, les gens de la rivière ont encore de beaux jours devant eux.
« Hum. De mon côté, pas d'objection. En gros, c'est le statu quo, non ? »
« Ouais, c'est ça. Le statu quo. Gens de la rivière, Alkenia, Oni, Fées, Hommes-bêtes, Centaures, ex-esclaves, et humains. Tous ceux qui appartiennent à la Fédération Yuuma sont des camarades sur un pied d'égalité. Travailler bien pour soi, pour sa famille, pour tous. S'entraider quand y a un souci. Jusqu'ici, vous gériez ça entre vous, mais à partir de maintenant, on gère à l'échelle de toute la Fédération. »
« Oui. Nous, les gens de la rivière, on a déjà beaucoup reçu de vous, seigneur Taishi, et de la Fédération. Maintenant, c'est à nous de donner le maximum. »
Contrairement au village des Oni, tout se passa d'une fluidité déconcertante. Les feuilles firent le tour de l'assemblée, et chacun afficha un air convaincu.
« Je suis venu pour annoncer cette ligne, enfin cet idéal national, qu'on va promulguer bientôt. Genre préavis, explication, recueil d'avis... mais vous acquiescez si vite que je suis déçu. »
« Nous avons confiance en seigneur Taishi. Sans votre aide, la moitié d'entre nous ne serait plus de ce monde. »
À les mots de Buiti, tout le monde sur la place hocha la tête. Ah, ouais, c'est vrai. La première fois que je suis venu ici, ceux avec qui je me suis battu utilisaient la foudre et le froid. La compatibilité avec vous était au raz des pâquerettes.
« C'est bon. Alors... y a-t-il des soucis ? Des manques, des blessés, des malades qui galèrent ? Si c'est le cas, dites-le sans hésiter. »
« Les vivres sont distribués, mais y a quelques blessés... Toutefois, est-ce bien ? User ainsi de votre pouvoir à la légère... »
« C'est bon. Soigner cent ou deux cents blessés, pour moi c'est de la gnognotte. Le vrai problème, c'est de faire le difficile et de laisser quelqu'un souffrir jusqu'à avoir mauvais esprit en se réveillant. Dépêchez-vous de les rassembler. Blessés, malades, tout le monde. »
S'effondrer sous un fardeau qu'on ne peut pas porter, c'est de la connerie. Mais utiliser ma force à ce niveau, ça ne me coûte rien. Faire ce qu'on peut, tant qu'à faire, c'est la meilleure option.
On amena les blessés et les malades, certains appuyés sur une épaule, d'autres portés. Pas de grosses blessures comme des membres arrachés, mais de profondes entailles et des blessures perforantes. Probablement des griffes et des crocs de monstres.
Au cas où ils auraient chopé un poison ou une maladie bizarre, je les soignai minutieusement.
« Y a pas de malades ? »
« Nous, lézard-hommes et sahuagins, on est costauds face aux maladies, et y a pas mal d'elfes doués en magie d'eau. Tant que c'est pas trop grave, on peut soigner. »
« Je vois. »
En y repensant, tous les blessés portaient des traces de soins corrects. Au repos, ils auraient guéri sans souci, mais avec ma magie de soin, c'est réglé sur place. Plus c'est vite, plus y a de bras valides pour faire tourner le village. Et moi, je me sens bien d'avoir fait une bonne action. Que du bonus.
« Pour les allers-retours avec Clover, ça va ? »
« Ouais, le canal est creusé, les répulsifs à monstres marchent nickel. Ça prend du temps, mais pour l'instant, on peut circuler sans danger. »
« La distance est quand même pas mal. On ferait pas une aire de repos à mi-chemin ? »
« C'est une bonne idée. Mais on peut gérer ça nous-mêmes. Par contre, vous pourriez nous filer quelques artefacts répulsifs ? »
« Je passerai le mot à Yamato. À l'avenir, on élargira le canal pour augmenter le débit. Si on peut transporter par bateau, l'efficacité grimpera en flèche. Ce serait bien de pouvoir transformer les plantes médicinales en potions magiques ici-même, au lieu de les exporter brutes. »
La spécialité du quartier des gens de la rivière, ce sont les plantes médicinales rares qui poussent au bord de l'eau. Pour l'instant, ils les expédient telles quelles ou séchées vers Clover, mais c'est logique : exporter des produits finis rapporte plus que des matières premières. À la base, les médicaments faits par les gens de la rivière avaient une efficacité suffisante, mais ils ne se conservaient pas, donc impossible d'en faire des produits commerciaux. Parce que leur fabrication de potions magiques était, disons, artisanale, transmise oralement, ce qu'on appelle de vieilles potions.
Sur proposition de Marl, les herboristes des gens de la rivière ont reçu une collection complète de manuels d'alchimie moderne, du niveau débutant au niveau avancé. L'idée, c'est qu'ils réapprennent l'alchimie actuelle et améliorent leurs recettes.
Pourquoi Marl ne le fait pas elle-même ? Faut pas tout donner sur un plateau. Et les herboristes du coin ont leur fierté. La bafouer, c'est pas bien non plus, avait dit Marl.
« Les herboristes disaient avoir la cible en vue pour la fabrication de potions. Bon, de ce côté, faut attendre patiemment. »
« Ouais, presser donne pas forcément de bons résultats. Et l'or alluvial, ça a donné quoi ? »
« On a essayé de le chercher, mais nada. Même en y mettant du monde, ça ne sort pas comme ça. Autant pêcher du poisson et faire du poisson séché, ça rapporte mieux. »
« Ça marche pas à tous les coups, hein. »
On causa un moment industrie avec les habitants. Les gens de la rivière ont toujours vécu de chasse et de cueillette à la limite de la survie, donc ils n'ont praticamente pas de surplus vendable. Leur quartier, c'est majoritairement rivière, jungle dense et un peu de terre, genre bassin de l'Amazone, pas fait pour l'agriculture. Brûler la jungle pour faire des champs, c'est possible, mais... ah, l'agriculture sur brûlis, c'était comment déjà ?
Je leur ai demandé s'ils connaissaient ça, mais personne n'avait jamais fait. Par contre, ils ont tenté l'agriculture par le passé, et les cultures n'ont pas poussé. Hum, le sol est pauvre ? Mais avec toute cette végétation luxuriante, ça m'étonnerait... Non, raisonner en amateur, c'est pas bon. Pour ce genre de culture dans ce type de région, le royaume de Miskronia doit avoir des connaissances. Je demanderai via Marl.
☆★☆
Comme l'accord pour la promulgation des trois articles s'est obtenu sans accroche au quartier des gens de la rivière, et qu'on a pu causer de pas mal de choses, on passe au suivant.
« Prochain arrêt : le village d'Alkenia. »
« Ouais, faut bien que le maître voie l'état du village de temps en temps. »
« Au fait, Kusha est toujours chef ? Elle est quasi tout le temps à Clover, non ? »
En principe, Kusha est tout le temps à Clover, donc le village d'Alkenia doit être sans chef depuis un bail. Et pourtant, elle reste chef, c'est un peu bizarre.
« Chef, c'est juste le titre, y a quasi rien à faire. Nous, les Alkenia, on vit longtemps, y en a plusieurs qui dépassent les deux cents ans. Même sans moi, le village tourne sans souci. »
« Je pige. Les jours se ressemblent tous. Parfois un gamin fait un truc imprévisible, mais comme c'est prévisible, on règle ça avant que ça dégénère. »
« C'est ça. En plus, on a nos fils. Ça sert pour la surveillance autour du village, mais aussi pour la garde des gosses. »
« Ah... »
J'imagine les Alkenia qui sourient en surveillant les enfants, avec de fins fils partant d'eux vers les mômes. Des laisses pour pas se perdre ? Mais c'est des Alkenia... Si ils s'éloignent trop, ils risquent de se faire rappeler comme par un élastique inversé.
« Oui, arrivés. »
« Ce village aussi a un look unique ! »
Arrivés par téléportation longue distance, on regarda le paysage du village d'Alkenia. Elmina lança une voix joyeuse.
Le village d'Alkenia est fait en défrichant les arbres de la Grande Forêt-Mer, mais contrairement au village des Oni, y a pas de hauts murs autour.
« Pas de murs, mais les bâtiments sont sur du plat. Si des monstres attaquent, c'est pas dangereux ? »
« Autour du village, y a un filet de surveillance et de défense fait de nos fils. Et comme on vit ici depuis longtemps, les monstres ont appris, ou alors c'est rare qu'ils s'approchent. Même s'ils viennent, tout le village d'Alkenia le sait à l'avance, et ils doivent passer nos pièges à fils. Y a quasi pas de monstres capables de faire ça. »
« Y en a parfois ? »
« Très rarement. Et ceux qui percent se font emmailloter dans les fils de tout le village et c'est l'enterrement. »
« Namu... »
Pendant qu'on marchait, une lourde porte solidement scellée au sol s'ouvrit en grand, et un Alkenia en sortit en rampant.
« Oh, la chef. »
« Ça fait un moment. Ça va ? »
Tandis que Kusha engageait la conversation, Elmina penchait la tête devant la porte ouverte. Ah ouais, c'est sûr, on se demande ce que c'est. Ce genre de maison, on ne l'a vu qu'au village d'Alkenia.
« C'est les habitations des Alkenia. Ce qui est au sol, c'est les entrepôts de nourriture, les cuisines, la salle de réunion, paraît-il. »
« Héé, habitations souterraines. Comme les nains. »
« Les nains habitent aussi sous terre ? »
« J'ai jamais vu, mais c'est ce qu'on dit. Les Ketshi qui vont faire du commerce hors de la Grande Forêt l'ont dit. »
« Je vois, les nains... Si on pouvait avoir leur coopération pour développer la zone montagneuse au sud de la Grande Forêt-Mer, ce serait bien. »
Zone montagneuse = ressources minérales potentielles. Et pour creuser et traiter le minerai, les nains sont les rois. Si on peut passer par les contacts de Peron-san, la maîtresse de forge de Clover...
« Maître, je rassemble tout le monde pour causer. »
« C'est parti. »
Bon, troisième fois aujourd'hui, mais je me remets dedans.
« C'est l'unanimité pour l'accord. Y a autre chose ? Rien de spécial ? Alors c'est fini, on se casse. »
« Hein ? »
J'étais venu motivé pour l'assemblée au village d'Alkenia, mais sans exagérer, c'est plié en cinq minutes. « Voici la ligne d'activité adoptée par la Fédération Yuuma. Faites tourner. Lu ? OK ? Bien, validé, dispersés ! » C'est tout. J'ai même pas eu le temps d'ouvrir la bouche.
« Vous pourriez pas un peu remettre en question, là ? C'est trop facile, non ? »
« Comme j'ai participé à l'élaboration, c'est normal qu'il n'y ait pas de problème. J'ai bien fait en sorte que le contenu soit facilement acceptable par les Alkenia. »
« Faut pas trop réfléchir. C'est la preuve que Taishi-kun et Kusha ont confiance, tout simplement. »
« Hum... bon, j'accepte ça comme ça. »
Comme l'accord pour la promulgation des trois articles a été obtenu dans tous les villages disséminés dans la Grande Forêt-Mer, on peut maintenant les proclamer officiellement. Mais les problèmes s'empilent encore, faut les régler un par un.
« Bon, pour l'instant, c'est les routes. »
« Les routes. »
« Ouais. Pour un pays, les routes, c'est comme les vaisseaux sanguins. Faut faire circuler les gens, les marchandises, l'argent. »
Le problème, c'est les monstres de la Grande Forêt-Mer et les distances entre villages. Faire une route, c'est facile : je souffle la forêt à la magie. Mais la maintenir, faut des mesures anti-monstres, et si la route se fait re-bouffer par les arbres, c'est foutu. Si la voie terrestre est galère, y a la voie aérienne... mais.
« Y a pas d'avions dans ce monde. »
« Hikouki ? »
« Un engin qui vole en emportant des dizaines, des centaines de personnes et des tonnes de bagages. »
« Hum, un bateau volant, en somme. Mais dans la Grande Forêt-Mer, c'est pas jouable ? Si on vole pas très haut, on risque de se faire abattre par les monstres. »
« C'est ça. »
Y a des gros oiseaux, des wyvernes, d'autres trucs volants qui font « comment tu voles, toi ? », et des monstres avec de puissantes attaques à distance. Soit on fait un avion avec assez de blindage et de puissance de feu pour contrer, soit un avion assez rapide pour leur échapper, soit un avion qui vole assez haut... Faire un avion, c'est probablement possible. Mais un gros ? Faut des quantités de matériaux dingues, et si les specs ne sont pas au rendez-vous, c'est l'abattage et la ruine assurée.
Du coup, ouvrir une route terrestre, la protéger soigneusement, et faire courir les Centaures pour l'entretenir, c'est pas plus réaliste ? Y a aussi l'option chemin de fer.
« Au final, c'est la route terrestre. Mais faut pas s'enfermer dans le bon sens. Y a aussi la téléportation. »
Une porte de téléportation reliant deux points fixes, si je me donne du mal, je devrais pouvoir la faire. Le problème, c'est le coût en magie. Ça tournerait au noyau magique de monstre comme carburant. L'approvisionnement, no problem : les monstres de la Grande Forêt-Mer ont des noyaux plus chargés en magie que ceux de l'extérieur. Mais si le profit du téléport est inférieur à celui de la vente des noyaux à l'extérieur, c'est l'envers du décor. Un moyen de transport qui perd de l'argent à chaque utilisation, ça vaut le coup.
« Si les coûts collent, c'est bon. »
« Ça a l'air dur... »
Une porte de téléportation, si elle s'ouvre juste un instant, ça sert à rien. Faut la maintenir ouverte jusqu'à ce que tout le monde et tout le matos soient passés. Moi, je la fais sembler facile parce que j'ai une magie et une récupération démentielles, mais un mage lambda, il tiendrait même pas dix secondes avant de s'effondrer, vide. Si on补 avec des noyaux ou des pierres magiques, le coût est impossible à estimer. Ça risque de bouffer plus qu'un canon magique portable qui consomme une pierre magique moyenne par tir.
« Hum, c'est épineux. Bref, pour l'instant, je me concentre sur la construction de routes. »
« C'est ça. Au lieu de ruminer, mieux vaut bouger et tester. »
« Pour des trucs réversibles, l'essai-erreur, c'est bien. »
Tout seul, si je me plante, je suis le seul à avoir travaillé pour rien. J'en cause à Marl et aux autres, et on commence demain.
☆★☆
Au passage, pour les Antile, la promulgation des trois articles a pris trois secondes. J'ai montré le papier à un Antile qui passait par là, et il a validé en trois secondes.
Ils sont reliés par une sorte de conscience collective : montrer à un, c'est transmis à tous. Existence ultra-particulière, mais globalement gaies, attachantes et bosseuses, elles sont traitées comme des mascottes par les habitants de Clover.
Faut dire, elles ressemblent à de grosses fourmis !
Bref, la préparation pour la promulgation des trois articles est bouclée.