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100,000/Hour Professional Stand-in

Chapitre 63

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Chapitre 63

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Chapitre 63/34718%~5 min de lecture994 mots

Ceux qui étaient allés à Disneyland le savaient : s'il y avait beaucoup de choses intéressantes à voir et de manèges amusants à essayer, une journée entière passée là-bas était inévitablement épuisante, même avec les commodités offertes par les services premium qu'on s'était payés.

Sans compter qu'on avait dit à Ji Fanyin de s'habiller en chaussures en cuir à talons bas et sages, qui n'étaient pas exactement confortables pour marcher.

Toutefois, un travail restait un travail. Elle avait traversé des périodes plus difficiles à l'époque où elle jouait la comédie, donc une simple journée à Disneyland ne posait aucun problème.

Tous deux finirent par arpenter le parc d'attractions et s'amuser jusqu'à la nuit tombante.

À la surprise de Ji Fanyin, il semblait que Bai Zhou avait sérieusement fait ses devoirs pour optimiser leur temps. Il connaissait les chemins qui minimisaient les déplacements, l'ordre dans lequel visiter les attractions pour réduire l'attente, ainsi que l'existence du « Fastpass ».

Il l'emmena aussi vers les activités et spots touristiques les plus célèbres, ceux dont avaient fait la promotion de grands influenceurs.

C'était peut-être normal pour d'autres gens, mais pour Bai Zhou, égocentrique, cela tenait du miracle.

« J'ai voulu venir ici depuis que je suis gamin », dit Bai Zhou en tirant sur la ficelle attachée à un ballon à hélium qu'il tenait en main.

Ce ballon se composait de deux couches. La couche externe était une sphère transparente, tandis qu'à l'intérieur se trouvait un Mickey Mouse jaune.

« Toi aussi, tu as connu ce genre d'enfance ? » demanda Ji Fanyin.

À cet instant précis, elle pensait sincèrement que ce ballon était putain de trop cher.

« … Ouais. Quand ce parc a ouvert, beaucoup de mes camarades y sont venus avec leurs parents », dit Bai Zhou les yeux baissés. « Tous parlaient de comme c'était fun, et ça m'a rendu vraiment envieux. »

Ji Fanyin prit un moment pour se remémorer le passé de Bai Zhou.

Ses parents étaient dans un mariage de convenance, promettant de ne pas s'immiscer dans la vie privée l'un de l'autre tant qu'ils n'amenaient pas d'enfants illégitimes. Du coup, il avait grandi dans une maison remplie de nounous et de gardes du corps.

« Je suis venu tout seul plus tard », dit Bai Zhou froidement, « mais c'était pas drôle du tout. »

Ji Fanyin arracha le ballon des mains de Bai Zhou avant de le lui attacher délicatement au poignet. « Alors, c'était fun de venir avec moi aujourd'hui ? »

« … » Bai Zhou regarda le nœud autour de son poignet avant de lever les yeux vers Ji Fanyin. « … Tout est intéressant tant que je suis avec grande sœur. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas l'endroit, c'est d'être avec toi. »

« Bon garçon », dit Ji Fanyin en souriant en caressant la tête de Bai Zhou. « On va où maintenant ? »

« … Les feux d'artifice. »

Bien avant que le soleil ne se couche complètement, la foule avait déjà commencé à se diriger vers le meilleur spot pour voir les feux d'artifice. Pas loin du château, une fontaine offrait une belle vue sur le spectacle, donc une foule s'y était rassemblée.

Bai Zhou n'était pas nerveux de voir l'endroit complet. De par la simple puissance de l'argent, il réussit à leur dégager deux places.

Le couple qui accepta son offre partit heureux, main dans la main, tandis que les autres enviaient la petite fortune qu'ils venaient de gagner si facilement.

Cela dit, les deux places n'étaient pas exactement spacieuses, au point que n'importe quel couple assis là devait se toucher les fesses. Ji Fanyin s'assit à l'endroit où la dame était tout à l'heure et tapota la place vide à côté d'elle en disant : « Bai Zhou, viens ici. »

Bai Zhou hésita un instant avant de s'avancer maladroitement et de se faufiler dans l'espace restant.

Il restait encore un peu de temps avant le spectacle de feux d'artifice, donc les jeunes rassemblés autour de la fontaine s'engagèrent dans leurs propres conversations.

Parmi eux, une femme se plaignit d'une voix coquette à son petit ami : « J'ai mal aux jambes. »

Son petit ami, qui portait deux énormes sacs, soupira avec résignation et dit : « Je t'avais déjà dit de ne pas mettre des chaussures neuves pour venir ici. »

« Mais ces chaussures sont jolies ! » s'exclama la femme avec indignation. « Bien sûr que je dois mettre les plus belles chaussures et la plus belle jupe pour notre rendez-vous ! »

Comment le petit ami aurait-il pu se plaindre après qu'elle eut mis les choses ainsi ? Il leva les mains en signe de reddition et dit : « D'accord, d'accord. Laisse-moi voir tes pieds. »

Il s'agenouilla à moitié par terre et retira délicatement ses chaussures en cuir raffinées, pour découvrir que ses chevilles saignaient déjà.

Le petit ami : « … »

La femme saisit vite l'occasion pour s'expliquer et attirer la sympathie avant que son petit ami ne la gronde : « Moi non plus je m'attendais pas à ce que l'arrière des chaussures soit si rêche. Ça fait mal, ouinouin. »

Le petit ami soupira encore avant de demander à ceux autour d'eux : « Désolé, vous avez un pansement ? »

L'un d'eux en avait un par hasard.

Le petit ami posa la jambe de la femme sur sa propre cuisse et appliqua soigneusement le pansement sur sa blessure avant de lui remettre ses chaussures. Ses gestes étaient si doux qu'on aurait dit qu'il manipulait quelque chose de fragile.

La femme se couvrit le visage timidement et dit : « Vite. Tout le monde regarde… »

« Assure-toi de mettre des chaussures plus confortables la prochaine fois si tu sais que c'est gênant », dit le petit ami.

Ji Fanyin regarda le couple qui se chamaille, le menton posé sur son bras, un sourire réconforté aux lèvres.

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